HOANG-NAN. — HOUX.
j(i3
HOANG-NAN.
Strychnos gautheriana (Loganiacées).
Celte plante qui a été apportée en Europeen 1877, par les missionnaires du Tonkin,produit l'écorce dite de Iloang-Nan, vantéecomme remède de la rage, de la lèpre et decertaines maladies de la peau. On n'emploie,disent-ils, que la poussière rougeâtre qui re-couvre ces écorces, më.'angée à l'alun et auréalgar. L'écorce est extérieurement d'unrouge ocreux et plus rarement d'un gris noi-râtre. La cassure est nette et oiTre la ligne blan-châtre caractéristique de l'écorce de fausse-angusture dont elle a presque tous les carac-tères, mais s'en distinguant par la rareté desphylocystes pierreux et leur peu de développe-ment en arrière, caractères qui appartiennentà l'écorce du S. Nux vomira.
L'analy e chimique, faite par M. FrédéricWurtz, a démontré l'existence dans le lloang-Nan des alcaloïdes de la Fausse-Angu ture :Strychnine, Brucine, la Brucine y est l'alcaloïdeprépondérant.
L'extrait alcoolique de cette écoree (Rabu-teau et Piétri) est jaune-orange, très-amer,soluble dans l'eau. Sa solution donne toutesles réactions chimiques indiquant la présencedes alcaloïdes; d'autre pari, les expériencessur les animaux démontrent que l'extrait deHoang-Nan agit de la même façon que la Bru-cine et la Strychnine, et qu'il renferme, enoutre, un agent comparable a la Curarine parses effets physiologiques.
HOUBLON.
Vigne du Nord; Lupulus, Ilumulus lupulus.
(Urticées.)
Hopfen, al.; JIops, ANfi.; flunile, dan., pr;.; Hobîûn,Hurabrecillo, l.npulo, esp.; Huppe, hol.; Luppolo, it ;Cbratel, pol.; Uombrezilho, pou.; Chniei, rcs.; Serbet,Tua.
Plante % volubile dioïque, à feuilles pal-mées rappelant celles de la vigne; inflorescencefemelle en cônes foliacés; croit dans les haies;elle est aussi cultivée pour les besoins des bras-series. Le houblon contient, d'après M. Wag-ner, du tannin (acide morintaniàque), unematière colorante jaune (quercitrin), une huileessentielle formée d'une huile hydrocarburéeet d'une huile oxygénée pouvant se convertir,par oxydation, en acide valérian que.
On emploie sa racine et surtout ses fleurs,cônes ou bradées jg*. Ces dernières sont très-amères et sont accompagnées d'une poussièrejaunâtre, résineuse, nommée lupulin, lupulineou lupulite. (V. le mémoire de Personne, J.ph., 1854.) M. Lermer en a isolé un principeamer cristallisable, insoluble dans l'eau, très-soluble dans l'étlier, l'alcool, le chloroforme,le sulfure de carbone et l'essence de térében-
thine ; il se comporte comme un acide. Le lu-pulin est conslitué par un organe glandulairequi accompagne la semence. Il fait le Cou 8 edu poids des cônes. C'est à lui que le houblondoit son odeur, sa saveur amère et ses pro-priétés médicinales et économiques.
C'est un médicament subnarcotique, amer,employé en infusé (pp. 5 : 1000) dans le ra-chitisme, les scrofules, les maladies de la peau.On a conseille le houblon en oreillers pour lespersonnes atteintes d'insomnie. On en faitun sirop, une teinture.
Le lupulin a été employé en pilules, tein-ture et pommade, comme tonique et narco-tique, contre les pertes séminales, les érectionsnocturnes. (V. Un. Ph. 1870).
HOUX.
Houx commun, Agriou, Bois franc; Ilex aqui-folium. (Rhamnées.)
Steebpalme, CUristdorn, al.; Tloïfy, ANC; Chrisborn,Stortidse, Beenved, dan.; Acebo, ksp.; SteekpaJmen,Itulst, hol.; Agrifolio, it.; Ostrukrze, Kzewina, pol.
Los feuilles et leur principe actif, Vllicine
ont été vantés contre le rhumatisme et lesfièvres intermittentes. Déeoete (pp. 50 : 1000).
C'est avec la seconde écoree de la tige quel'on fait la (//« en Bretagne.
Pour faire la glu, on fait bouillir l'écorcemoyenne pendant 8 ou 10 heures, on l'enfouitensuite dans du fumier pendant quinze joursau moins, on la bat dans un mortier, enfin onla lave avec de l'eau. C'est nue substance ver-dâtre, glulinense, qui a beaucoup des proprié-tés du caoutchouc. Elle est maturative, émol-liente, résolutive. On s'en est servi sur les tu-meurs goutteuses. Vais elle est employée beau-coup plus a piper les oiseaux qu'en médecine.
La glu i'si quelquefois obtenue du Gui, du vi-burmim laittana, du hobiuia uiscosa. lin Améri-que, on la retire du glutier, Sapium aucuparia.
V Apaluchine, Caxsine, Thé des Apalaches ouik la mer du. Sud, est fournie par un houx,l'tfeas vomituria qui, à faible do^e, sert à pré-parer des infusions toniques, diurétiques etsudorifiques; mais en quantité plus grandeelles provoquent des vomissements. On em-p'oie comme thé, A la Virginie, les feuilles del't'/esB eassina. (Un. PL, 1875).
Le Thé du Paraguay ou des jésuites, Ma'é,Herbe de sut 4 Barthélémy, ilex Paraguayens»(Yerba, Mule Gougouha, esp.), est constituépar les feuilles entières ou pulvérisées de Vl/exmate, variété d > houx qui croît spontanémentet en abondance au Paraguay, où elle constituede véritables forêts, appelées uerbales.
Au Paraguay comme dans le sud du Brésil,on coupe es feuille-, qu'on fait griller; aprèsquoi on les pile. La poudre est abandonnée