Druckschrift 
L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
Entstehung
Seite
559
URN (Seite)
  
Einzelbild herunterladen
 

GU1NDELIA ROBUSTA. GUANO.

559

chez les enfants, le tout additionné de 1,10à 1,50 de tannin. L'addition du tannin estune condition presque nécessaire, qui jus-tifie l'opinion ancienne a laquelle on attri-buait les propriétés de l'écorce. On remplaceavec avantage les doses de sulfates ci-dessuspar des doses correspondantes de tannate-depelletiérine 1,20 à 1,60 pour les adultes et 0,60à 0,80 pour les enfants. On administre l'écorcede racine de grenadiers en décoction à la dosede 50 à 60 gr. dans 750 gr. d'eau qu'on ré-duit, par l'ebullition, à 500 gr. On peut aussien prescrire l'extrait aux doses de 15 à 30 gr.en bols ou en capsules dans lesquels on taitentrer 8 gr. d'extrait éthéré de fougère mâle.Les balaustes et le malicorium sont de bonsastringents. Le suc de grenades sert a faire,ainsi que l'écorce, un sirop que l'on emploiecomme celui de coings. Les Arabes regardentcomme fébrifuges, le jus de grenade, le sucd'écorce et de feuilles de grenadier.

GRINDELIA ROBUSTA. (Composées.)

Plante de la Californie très-employée commeantiasthmatique et expectorant stimulant. Sespropriétés thérapeutiques sont dues surtout ala résine balsamique contenue dans les extré-mités fleuries de cette plante qui ressembleun peu au soleil.

Employé en Amérique sous forme d'extraitfluide préparé avec les feuilles, les fleurs etles tiges.

GROSEILLIERS.

Johannisbeere, al.; Carrant, Gooseberry, ano.; Ribs,dan.; Grosellero, ESP.; Aalbezie, hol.; llibes, it.: Por-zeczki, pol.; Smorodina krasuaja, por.; Winbœi su.;Frenkionzumou, TUH.

Les fruits (groseilles, castilles) du groseillierrouge ou a grappe, Ribes rubrum, servent àpréparer le sirop et la gelée de leur nom.

On emploie dans la médecine populaire lesfeuilles du Cassis ou groseillier noir (ribes ni-grum). Les fruits, qui sont très-diurétiques,servent à l'aire la liqueur de cassis.

Les groseilles à maquereau sont le fruit dugroseillier épineux, Ribes grossularia ou Vracrispa; on peut en extraire l'acide citrique.

GUACO.

Huaco, Mikania guaeo, Eupatorium satureiœ-folium, L. (Eupatoriacées.)

Sous le nom de Guaeo ou Huaco, on désigne,dans l'Amérique centrale, l'Amérique du Sudet les Indes occidentales, divers Eupatorium,de la section Mikania, à tiges volubiles et dontle suc est employé par les naturels du pays(nègres de la Nouvelle-Grenade, Indiens duMexique), pour se préserver de la morsure desserpents venimeux; on fait des frictions avec

la racine distillée dans l'eau-de-vie ou avec lesuc mêlé de rhum. Cette propriété spéciale duguaeo, que Mutis, de Santa-, fit le premierconnaître, a été confirmée par de Humboldt etBonpland ; mais le véritable guaeo employé parles Indiens, est le Mikania guaeo, plante grim-pante, qui se présente, dans le commerce,sous forme d'un mélange de tiges, feuilleset fleurs; les premières sont presque seulesemployées en médecine. C'est à tort quequelques ouvrages indiquent les feuilles commela seule partie usitée de cette plante. Fauréa trouvé, dans les tiges et les feuilles, unesubstance résinoïde, amère, la guacine. Ladécoction de l'écorce et des feuilles a été pro-posée en applications topiques contre la syphi-lis ( Viecnte Gomez), comme spécifique contrela rage (Haiekings), pour combattre le choléra[Chabert); dans le traitement des rhumatismes.On a recommandé, pour l'usage interne, l'in-fusé (20 : 1000), la teinture alcoolique (5 p.de rhum ou d'eau-de-vie pour 1 p. de tige),et une mixture élhérée; pour l'usage evterne,les teintures éthérées et alcooliques en fric-tions, la décoction concentrée et le suc fraisde la plante.

Dans le commerce, on substitue quelquefoisdes tiges d'aristoloches ou de pareira-brava àcelles de guaeo.

Suivant Guibourt, les plantes fortement aro-matiques que l'on a employées sous le nom deGuaeo, appartiennent toutes au genre aristolo-ehia, et celle qui forme encore la majeurepartie du Guaeo commercial, est l'A. Cymbi-fera, comme au Brésil, sous le nom de Mil-homens. (V. Un. Ph. 1867).

GUANO.

(De l'espagnol huano, excrément.)Ce sont des excréments et dépouilles d'oi-seaux de mer, appelés d'une manière généraleguanaes, formant d'énormes couches ou dé-pôts de 15 à 20 mètres d'épaisseur, dits hua-/teras, dans certaines îles de la mer du Sud,près de la côte de l'Amérique méridionale,sur quelques points des côtes d'Afrique, etc.Il y a deux guanos : le guano terreux formésurtout de phosphate de chaux, que l'on trouvesur la côte du Chili et dans quelques petitesîles de l'océan Pacifique, sous le nom de Guanod'Amérique; et le guano ammoniacal, qui seprésente sous forme d'une matière blanche oubrunâtre, un peu humide et pulvérulente,d'une odeur ammoniacale. Il est riche en pro-duits ammoniacaux et constitue les gîtes lesplus importants des îles Chineha, au Pérou;c'est l'engrais le plus énergique que l'on con-naisse.

La composition des guanos est complexe etvariable ; d'une manière générale, ils renfer-