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GUARANA OU PAULLINïA. — GUI DE CHÊNE.
ment : urate, sulfate et oxalate d'ammoniaque,phosphate et oxalate de chaux, nitrates. M. Un-ger y a trouvé la guanine, poudre blanche,insoluble dans l'eau, l'alcool et l'éther; solubledans les acides et mieux encore dans la potasseet la soude. L'acide oxalique y est en propor-tion plus ou moins forte, mais inverse à cellede l'acide urique (Liebig). On peut donc direque le guano est un mélange de sels ammo-niacaux, aussi avait-on proposé de l'appelerammoniaque uratée.
Le guano des îles de la Patagonie, formé dedébris et d'excréments de cormorans, de pho-ques et de pingouins, comprend quatre sortesdifférentes. Il y a aussi des guanos artificiels,tels que le Guano de poisson préparé en Nor-wége avec les débris de la pêche de la morueet du hareng ; le guano d'écrevisses ou granatguano, préparé sur les côtes de la mer du Nordavec de petites écrevisses dites granats, descrevettes, squilles, salicots. Vu sa pauvreté enphosphates, on y ajoute ordinairement une cer-taine quantité d'os pulvérisés.
En médecine, le guano a été employéparticulièrement par les docteurs Récamier etDesmartis, sous forme de bain à la dose de500 ou 1000 grammes et à celle de 50 à 100par litre d'eau en lotion contre les dartres, lateigne, la scrofule. On en l'ait aussi des cata-plasmes, des pommades, un extrait et mêmeun sirop. Le guano brun de bonne qualitédonne 33/100 de guano purifié et 35/100 decendres blanches.
On extrait du guano, l'acide urique em-ployé dans l'industrie à produire YAlloxane,et, par suite, la couleur amarante appeléeMurexide.
GUARANA ou PAULLINÏA.
Guaranagebcnde-PauHnie, al.
Matière médicamenteuse préparée par lesGuaranis de l'Uraguay ou du Para avec les se-mences du Paullinia sorbilis (Sapindacées).11 a été signalé en 1817, par Cadet de Gassi-court, mais ce n'est qu'en 1822, que Mératen reçut un fort échantillon. Aujourd'huiil est entré dans le commerce de la dro-guerie. Les Guaranis le préparent en pulvéri-sant sur une pierre plate chaude les semences,y ajoutant un peu d'eau, du cacao et de la fa-rine de manioc. Au bout de quelque temps onintroduit dans la pâte des semences concassées ;on donne au mélange une forme cylindriqueet on fait sécher au soleil. Ainsi préparée, c'estune substance dure, en pains de 150 à 250 gr.,que nous pouvons comparer très-exactement,pour la forme et la nuance rouge marquée depoints blancs, à des cervelas.
Le guarana contient de la caféine, à l'état
de tannate (Berthemot et Dechastelus) queprimitivement Théodore Martius avait nomméeguaranine.Lzs semences de Paullinia sont plusriches en caféine que le café ou le thé.D'après M. Fournier, le Paullinia contient :gomme, amidon, huile fixe verte ; 3 huiles vo-latiles, dont une. concrète; un principe particu-lier indéterminé, tannate de caféine, acidetannique.
On a cherché à le mettre en vogue commetonique et antidiarrhéique. C'est l'usage qu'onen fait au Brésil. On le préconise aussi contreles névralgies, la migraine, et comme fébrifuge.
Les Brésiliens se servent d'un os rugueuxqui fait l'office de râpe pour le pulvériser.Ils l'emploient à la dose de h à 8 gram. dansun verre d'eau. On peut l'associer au chocolat,pour rendre celui-ci plus fortifiant. Il est com-parable, pour ses emplois, au monésia.
On en fait une poudre, des pastilles, un si-rop, une teinture, un sirop hydroalcoolique, despilules, une pommade, un chocolat.
Poudre: 0,50 à 1 gr. Ext. aie. 0,25 à 0,50.
Le Timbo (Paullinia pinnata, Cunwu-ape),dont la racine à odeur musquée renferme unalcaloïde nommée Timbonine, par M. Stan.Martin, s'emploie en épithèmes dans les mala-dies du foie.
GUAYCURU, BAYCURU (Racine de)
Statice Brasiliensis (Plombaginées).
L'origine de la racine de Guyacuru duBrésil a été longtemps méconnue ; ce n'estqu'en 1878 que Parodi a pu la rapporter auStatice brasiliensis, S. Antartica. Molina laconsidère comme le plus puissant astringentdu règne végétal, contre la dyssenterie et lesvieux ulcères atoniques. De Jussieu et deCandolle le mentionnent sous le nom deGuyacuru. Elle contient un alcaloïde : laBaycurine. Les Statice de toutes les parties dumonde sont astringentes; en Russie, la racinemonstrueuse du 5. Latifolia est très-employéecomme tan. Le Guaycuru du Chili paraît êtreune autre plante décrite sous le nom dePlegorhùa àdstringens.
GUI DE CHÊNE.
Gillon; viscum album. ( Loranthées. )
Mistel, ai.., ano., su.; Dabaok, Tlelsch, ah.; Fngblnni,dan.; Muerdago, esp.; Marentakken, hol.; Vischio,it.; Jemiel, pol.; "Visgo, por.
Parasite des vieux pommiers, poiriers, frê-nes, tilleuls, peupliers, etc., et très-rarementdes vieux chênes, sous forme de petites tigesd'un vert clair à feuilles opposées peu nom-breuses. Des baies et de l'écorce on retire laglu; de celle-ci, l'éther sépare 2 substances :
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