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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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GRATIOLE. GRENADIER.

GRATIOLE.

Herbe à pauvre homme, Séné des prés, Petitedigitale; Gratia Dei, Gratiola officinalis.(Personnées.)

Gnadenkraut, Gottesgnadenkraut, al.; Hedge hyssop,ANC ; Nemme, ar. ; Gndsnaudeurt, dan.; Graciola,,ESP., POR.; Genada, Kruid, hol.; Graziola, Stanca ca-"vallo, it.; Konjtrud, pol.; Ticharo dotschnaja trawa,RUS.; Jordgalla, su.

Plante % indigène des prés humides, à ligenoueuse, à feuilles opposées, amplexicaules,glabres, petites, tubuleuses et à fleurs den-tées, d'un blanc rougeàtre. Inodore.

M. Marchand, de Fécamp, y a trouvé unesubstance neutre particulière qu'il a nomméeGratiolin ou Gratioline , à laquelle il attribueles propriétés de la plante. M. Walz y a trouvé laGratioline, la Gratiosoline, la Gratiolacrine ,une huile grasse, une résine brune, du tanninet de Vaiide antirrhinique.

Purgatif violent qui n'est plus guère usité.Dose de la poudre : 5 à 15 décigrammes.

On suppose qu'elle fait la base de l'eau deMeunier contre l'hydropisie. Elle est beaucoupplus active que la mercuriale, à laquelle ellene doit pas être substituée.

GREMIL.

Herbe aux perles ; Milium solis, Lithospermumofficinale, L. (Borraginées.)

Steinsame, Perlkraut, al.; Cromwelf, ang.; Steenklinte,ban.; Mijo del sol, esp.; Ackensteen saad, hol.; Migliasole, it.

La semence a été réputée lilhontriptique etanlidyssentérique. On en fait une émulsion.

GRENADIER.

Balaustier; Punica granatum. (Myrtacées.)

Granatbaum, al.; Pome-granate tree, ang.; Ranua, Ro-man, AR.; Liêou-pi, ch.; Anar, ind., per.; Granado,esp.; Rodia, or. mod.; Granaatboom, hol.; Granato,it.; Romeira, por.; Granatnik, Datema, Oschnoe de-rewo, rus.; Dadima, Granattried, SAN.; Darim, su.;Magiiam palain, tam.; Nar, tur.

Petit arbre originaire des côtes d'Afrique, etcultivé aujourd'hui dans tout le midi de l'Eu-rope. Il est fort anciennement connu, puisqu'ilen est question dans les livres de Moïse. LesGrecs et les Romains employaient les fleurssous les noms de Ki-iw., Ba^aàaria.,Balaustta, etle fruit sous ceux de 2iJicv, Malicorhmi. L'é-corce de la racine était employée comme an-thelminthique, dès l'époque de Dioscoride.Elle Test de temps immémorial dans l'Indous-tan. Ce fut Buchanan qui la remit en usageen Europe vers 1807. Le docteur Mérat appela,le premier, sur cette écorce l'attention -despraticiens français. (V. Çwsso.)

On emploie : 1° l'écorce de la racine *, qui estd'un gris cendré plus ou moins jaunâtre endehors, jaune en dedans, non fibreuse, cas-sante, d'une saveur astringente mais non

amère, inodore, elle contient une substanceappelée punicine (G. Rvghini), mais qui a étéreconnue être un mélange de divers alcaloïdes{Tanret); 2° les fleurs*, nommées aussi Ba-laustesï d'un beau rouge, inodores, styptiques ;3° les fruits, nommés Grenades (mala punira),sorte de grosses pommes, pleines de semencesqu'entourent des vésicules remplies d'un sucaigrelet, rougeàtre ; M. Landerer y a trouvé unesubstance particulière, la granatine; ù° l'écorcede grenade, Malicorium* (cuir de pommes),qui est jaunâtre, coriace, astringente et sert àtanner; elle contient, sur 100 :18,8 de tannin,17,1 de mucilage, 10,8 d'extractif; le reste enligneux et humidité. (Davy.)

L'écorce de racine de grenadier est fort em-ployée, et avec beaucoup de succès, contre letaenia armé. Les auteurs paraissent s'accorderà dire que celle qui nous vient du Portugal,ou des côtes de Barbarie, et qui a le facièsde l'augusture vraie, est plus active quecelle que l'on récolte en France, et que cettedernière à l'état frais est plus efficace qu'à l'é-tat sec. Nous ferons remarquer, à cette occa-sion, que l'écorce fraîche revient à un prix très-élevé, du moins à Paris, il faut acheteraux prix de 15 fr., un arbuste de 10 ans queles jardiniers cultivent exprès, tandis quel'écorce sèche réussit très-bien. (V. Apozémede grenadier.)

L'écorce de la tige est peut être aussi effi-cace. (Marly, Un. PL, 1878).

A Paris, on fait venir du Midi la racine degrenadier fraîche, que l'on conserve dans dusable h la manière de la réglisse et du raifort,et dont on prélève l'écorce au moment d'enfaire usage.

On a attribué les propriétés de l'écorce deracine de grenadier à l'union du tannin et del'acide gallique avec une substance appeléejadis punicine. Celte substance n'était qu'unmélange de divers alcaloïdes qui ont été isoléspar M. Tanret. Ce sont : la Pelletiérine, C 16 H 15AzO 2 , ainsi nommée en l'honneur de Pelletier.Liquide, volatil, bouillant à 195°, lévogyre.Ulsopelletiérine qui diffère de la précédentepar l'absence de pouvoir rotatoire ; la Méthyl-pelletiérine, C 18 H" AzO 8 , liquide, bouillant à205°, dextrogyre; la Pseudopclletiérine , C"II' 5 AzO-, solide, cristallisai>le, fusible à Zi6° etentrant en ébullition à 2/i6°. Les sulfates desdeux premiers ne sont pas décomposables parle bicarbonate de soude tandis que les sulfatesdes deux derniers le sont. Les deux premiersalcaloïdes sont seuls actifs sur le tœnia et àpeu près au même degré. Pour leur prépara-lion : voir tannate de Pelletiérine. Les dosessuffisantes sont celles de i0 à 50 centigr.de sulfates de pelletiérine et d'isopelletiérineréunis, chez les adultes, de lo à 20 centig.