GOUDRON.
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duits similaires et de même nom, retirés parM. Frémy de la distillation de la colophane.La résinéone qui, suivant M. Péraire, repré-sente les propriétés du goudron et qui nousparaît être la Vyrelaxne de goudron de quelquesauteurs, est un liquide incolore très-odorant.Elle présente dans certains cas quelques avan-tages sur le goudron : celui, par exemple, dene pas salir le linge. On en l'ait un saccliarure,un looch, une pommade.
L'alcool, réther, les liuiles fixes et volatilesdissolvent le goudron; agité avec l'eau, il luiabandonne une assez grande variété de pro-duits et la colore en jaune. C'est là Veau degoudron du Codex qui doit avoir une réactionacide.
Stimulant diaphorélique et diurétique éner-gique administré dans les catarrhes vési-caux, les gastrites. Les Anglais recomman-dent sa vapeur dans la phthisie pulmonaire.On a imaginé de petits appareils (Emana-teurs hygiéniques, Goudronnières, Boîtes âgoudron), propres a faciliter les émanationsgoudronneuses, en présentant sous un petitvolume une grande surface d'évaporation.(V. Un. ph. 1865.) Il est employé à l'exté-rieur contre la gale et les maladies cutanées(lèpre, psoriasis, porrigo), où il a une actionmanifeste; contre la reproduction des fu-roncles (Un. ph. 1866). On en fait une eau,un sirop, une pommade, un emplâtre. Legoudronaété proposé contre la putréfaction desurines. Il sert à enduire les bois, les cordages,pour les préserver de l'humidité. On l'a employéà l'éclairage, en Amérique, où on en extraitune huile appelée Bokool, qui se préparesurtout à Hambourg. Avec le goudron liquidedes Landes (lp.) et la poudre fine de charbonde bois léger, M. Magnes-Lahens prépare legoudron pulvérulent, propre à être employécomme désinfectant, pour fumigations, pourpréparer l'eau de goudron acide. (V. Un. ph.1871). — M. Jeannel a donné une formulepour obtenir de suite une émulsion alcaline degmidron titrée à 10 0/0, très-stable, en mêlantintimement 10 de goudron de bois et 10 decarbonate de soude crist. pulv., agitant ensuiteavec 1000 d'eau et filtrant (V. Un. ph. 1866).D'après l'analyse de M. Jeannel, la liqueur deGoudron concentrée de Guyot, peut se repro-duire avec la formule suivante : bicarbonatede soude, 22; goudron végétal,25; eau com-mune, 1000 (V. Un. ph. 1867) ; d'autres rem-placent le carbonate alcalin par l'ammoniaque(V. Un. ph. 1873), ou par le sucre ; M. Magnes-Lahens la prépare au moyen de son élixir degoudron (V. p. hbli et Un.ph. 187Zi, 1875,1876);M. Roussin, au moyen du saccharolé de gou-dron ; M. Lucien Lebeuf, en émulsionnant legoudron par la saponine alcoolisée.
11 ne faut pas confondre ce goudron, qui seulest employé en pharmacie, avec le goudronvégétal obtenu de la distillation du bois (hêtre,chêne, peuplier) dans les fabriques d'ac. pyro-ligneux, qui n'est point aussi résineux, pas aussiriche en essence et en huiles fixes, ni avec legoudron obtenu dans la distillation de la houille,ni enfin avec le goudron minéral qu'on relire desbitumes naturels, asphalte, pétrole, naphte,succin, etc., ou en distillant les schistes bitu-mineux, boghead, etc., et qui contient beau-coup de paraffine, ou en distillant la tourbe.Ce dernier goudron, renferme d'après M. Vorîl :résidu d'asphalte ou cambouis, créosote, pa-raffine, acide phénique et turfol ou /««7e detourbe, composée elle-même de plusieurs hy-drocarbures.
Le goudron de houille, appelé aussi de sonnom anglais coaltar, nous intéresse par lesproduits qui le constituent; il bout et s'en-flamme à 90° c (Ilérouard). En réunissant lestravaux de divers chimistes qui s'en sont occu-pés, on voit qu'il donne, par la distillation, desproduits gazeux {hydrocarbures) ; solides (char-bon, naphtaline, paranaphtaline; acides carbo-lique, rosolique, brunolique ; chryséne, pyrène,etc.); liquides (eau ammoniacale, huile légèreou naphtol ou protocarbole; huile lourde oudeutocarbole). Ces produits sont des mélangesou donnent d'autres substances à leur tour, pardes distillations fractionnées; on a ainsi obtenuune longue série de composés, les uns neutres,d'autres acides, d'autres basiques ou alcalins,dont voici le tableau avec les points d'ébulli-lion en regard :
NEUTRES.
Benzine ou benzole. 80°
Parabenzol........ 97°,
Toluène ou toluol.. U4°
Xylène ou Xylol... 126°
Cumène ou Cumol.. 150»
Cyniène ou Cymol,. 175°
Naphtaline........ 212»
Paranaphtaline ou
Anthracène........
Chryiène..........
Pyrène............
Styrolène.........
Ilydrure de Naph-taline...........
Fluorène..........
Acénapthène......
Acide carbolique ouphénique ou alcoolphényitque (camphreminéral îles goudrons) 1
Ac. ou alc.crésjlique..
ACIDES.
Acide ou aie. phlo-rylique..........
Acide rosolique....Acide brunolique..
203°basiques (alcal.).
Leucol (leu-
coline ou
quinoléine)239°
Viridine____ 251»
lépidine ... 260°Cryptidine.. 274°
Ammoniaq. 33o Collidine... 170o
Cespitine... 9b° Aniline____ 182»
Pyridine... 11 ho Parvoline... 188»
Pyrrol..... 133o Toluidine .. 198°
Picoline____ 134o Coridine___ 21 lo
Lutidine___ 154o Rubidine... 230°
La composition du goudron de houille est ex-trêmement variable. Ainsi le goudron de Cannel-Coal, d'après Calvert, est celui qui renfermeles plus fortes proportions d'acide phénique(V. Rev.pharm., 1859-60); et ce dernier don-nant au coaltar sa puissance antiseptique,c'est le coaltar de Cannel-Coal qui serait le