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GOUDRON.
d'eau, et y ajoutant, après refroidissement,assez d'alcool à 90° c. pour former, par sonmélange avec l'eau, de l'alcool à 60° c. qui est,suivant lui, le meilleur dissolvant des gommes-résines. La solution hydralcoolique est ensuitepassée et évaporée au B.-M. en consistance pi-lulaire (V. J. ph. 1863).Le procédé du Codex est le suivant :
Gomme résine...... Q.V. Alrool à 00°........ Q.S.
Dissolvez à chaud la gomme-résine dansQ. S. d'alcool à 60°, passez avec expression àtravers un linge peu serré; chassez l'alcoolpar évaporation au B.-M. jusqu'à ce que leproduit soit assez épaissi pour que quelquesgouttes jetées dans l'eau froide prennent assezde consistance pour être malaxées entre lesdoigts sans y adhérer. Purifiez de cette manièreVasa-fœtida , le galbamcm, la gomme ammo-niaque, le sagapénum.
Un bon moyen, dans quelques cas, consisteà traiter la gomme-résine à 3 ou U reprisesavec de l'eau à une chaleur de 70 à 75°, àpasser en exprimant légèrement, puis à épui-ser le magma gluant qui reste par un mélange,à P. E., d'essence de térébenthine et d'eau àune douce chaleur, à passer et enfin à évapo-rer en consistance. Mais nous ferons remarquerque cette purification n'est usitée que pour lesgommes-résines de basses sortes, car, en lafaisant subir cà celles de belle qualité, on lesaltérerait plutôt qu'on ne les bonifierait.
Les gommes-résines étant toutes odorantes,il convient de les tenir à l'abri du contact del'air. Leur pulvérisation est souvent fort diffi-cile ; cependant on arrive à l'obtenir à l'aidedu froid et en ayant soin de triturer ou de seservir de pilon à tête peu large, et enfin de nepas agir trop longtemps sur la même quantité,de crainte qu'elle ne se ramollisse par la cha-leur produite. Nous rejetons comme nuisiblela dessiccation préalable h l'étuve.
Ce sont en général des substances stimu-lantes. (V. à leurs noms spécifiques.)
GOUDRON.
Goudron végétal, Goudron deNorwêge, Goudronofficinal, Poix liquide, Térébenthine ern-pyreumatique, Torque; Pix liquida, Pissa.
Theer, Fliissiges Pech, al.; Tar, Piteh, ang. ; Alkitran,Kitran, Catran, ar.; Tioere, dan.; Brea, Alquitran,ESP.; Teer, hol.; Pece liquida, Catrame, IT.; Tjœra,su.; Katran, tur.
Toutes les fois qu'on distille ou qu'on chauffeà une haute température, à l'abri de l'air, lescombustibles que nous offre la nature, on pro-duit, à côté de différents gaz, un liquide inso-luble dans l'eau, dense, .plus ou moins coloré,fréquemment noir, visqueux ou huileux, d'uneodeur forte ou aromatique, on le désigne sousle nom de goudron.
Le goudron de bois est le *Srat de Théo-phraste, le mroaôp-jà.ou le lâSvc* de Dioscorideet le pix liquida de Pline.
On l'obtient par la combustion (à l'instar dela carbonisation du bois en forêts), dans degrandes fosses ou aires coniques, des tronçons,racines et copeaux de pin et de sapin qui nesont plus aptes à fournir de la térébenthine.C'est une distillation per descenswn. A côté dela fosse a combustion, il en existe une autreinférieure et communiquant avec la première,dans laquelle, après l'opération, on trouvele goudron surnagé par un liquide très-fluide,brun, empyreumatique ; c'est Y huile de cadedes vétérinaires. (La véritable huile de cade,est fournie par la combustion de l'oxycèdre,juniperus oxycedrus; V. Genévrier.) On sépareles produits. Il y aurait avantage à extraire legoudron végétal par des moyens plus perfec-tionnés, tels que le procédé de Thomas etLaurens, par la vapeur surchauffée à 300°.
Pour l'usage de la pharmacie, on distinguele goudron végétal en goudron de Noruége oudu Nord et en goudron des Landes ; le premier,qui est préféré, s'obtient principalement desPinus silvestiis et Bedebourii ; celui des Landes,du pinus maritima ; celui-ci est néanmoins plusconstant dans sa composition.
Le goudron a la consistance d'une térében-thine. Il est noir, d'une odeur forte et tenace,d'une saveur acre: il bout à 87 oc et s'enflammeà 105° c , après 12 min. d'ébullition (Hérouard).Il contient de l'acide acétique, de la résine nonaltérée, et plusieurs produits pyrogénés, aunombre desquels il faut compter la paraffine,une huile brune, plus pesante que l'eau, ren-fermant : la créosote, Yeupione, la pyrélaine, lecapnomore, le cédrirète, hpicamare, \à pitta-cale, etc. (de Reiehenbach). Le véritable gou-dron végétal possède toujours une réactionnettement acide.
Le goudron est facilement solidifié par 1/16de magnésie calcinée. Il l'est aussi par lachaux. Le goudron calcaire, du docteur Kem-merer, employé intus et extrci contre les affec-tions de la peau et des voies urinaires, con-tient une assez forte pp. de chaux pour pouvoirêtre réduit en poudre. Le goudron solidifiépeut être administré sous forme de pilules.
La chaleur en expulse de l'acide acétique, del'eau, et une huile volatile jaune, complexe, pluslégère que l'eau, appelée huile de goudron {tar-ai/) en Angleterre. Elle est analogue à l'huilede cade fausse ; elle contient : acétone, acétatede méthylène, benzine, xylène. Elle bout à 70°.
M. Péraire, en soumettant cette huile à unedistillation fractionnée, a obtenu trois produitsqu'il nomme résinonc (à 70°), résinéone (de78àl/i8°) et résinéine (à 250°), qu'il ne faut pasconfondre, quant à présent, avec les trois pro-