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meilleur pour l'application que MM. Corne etDemeaux en ont faite, en 1859, à la désinfec-tion des ulcères et plaies de mauvaise nature,en lui donnant pour véhicule, le plâtre à mou-ler, en poudre fine (V. poudres). Le coaltarseul ou saponifié est bon pour la destruction desinsectes, de ceux qui nuisent à l'agriculture,notamment l'ai lise (Paul Thénard). Le gou-dron sulfuré ( 2 p. de soufre et 3 p. de coaltarfondus ensemble) convient pour préserver lebois de là pourriture; la pierre, de l'altéra-tion, etc. On peut le dissoudre dans le sulfurede carbone et l'appliquer à froid. 1 p. de coal-tar et 2 p. de poudre fine de charbon de boisléger constituent le coaltar pulvérulent deM. Magnes-Lahens, employé comme désinfec-tant; on peut lui substituer Palcoolé fait avecà p. d'alcool à 46° c. (V. Un, ph. 1871, 1873).
Comme la benzine, l'éther, les essences dementhe et de térébenthine, le coaltar a la pro-priété de rendre l'oxygène de l'air inactif, sansaction sur le phosphore, par exemple (Adriau,Deschamps, d'Avallon). Le phosphore cessed'être phosphorescent dans un air salure devapeurs goudronneuses (Sales-Girons).
Pour remplacer l'air des salles d'épuration dugaz d'éclairage, vanté à tort contre la coque-luche, MM. Adriau et Deschamps ont proposéla préparation suivante;
Chaux vive.. 100 d'aramon. 100 Coaltar.... 150Chlorhydrate Eau....... 300 Sablon..... 2000
Failes-déliter la chaux, versez le coaltar sur1000 de sablon, ajoutez la chaux au chlorhyd.d'ammoniaque, triturez avec le reste du sable.
Dans le même but, Burin-Dubuisson a faitconnaître, sous le nom de Gazéol, la formulesuivante :
Ammoniaque impure, à Naphtaline impure.. 1
20° .............. 1000 Goudron récent des
Acétone ............ 10 barillets.......... 100
Benzine Impure..... 10
Faites dissoudre la naphtaline dans la ben-zine et ajoutez à l'ammoniaque, avec les autressubstances.
Les alcaloïdes de l'huile de houille ont étéaussi trouvés par Anderson, dans V huile d'os,que l'on extrait aujourd'hui en grand dans lesfabriques de noir animal.
Remarquons, en terminant, que l'alcalinitécaractérise les produits de la distillation dugoudron de houille et des goudrons minéraux ;et l'acidité, les produits de la distillation desgoudrons végétaux. De plus, la créosote existedans ces derniers et l'acide phéniquo dans lesautres.
GOUET.Arum, Pied-de-veau, Pied-dc-liêvre, Picotin,
Vaquette, Giron, Amidonniére, Herbe au
pain, Langue de boeuf; Dracontia minoris,
Arum maculatum, L,. (Aroïdées.)
GOUTTES.
Aaronswurzel, Aronsstab, AL. ; Aron, "Wake robin,Cuckow pint, ANC; Dansk ingefer, dan.; Aro man-chado, esp.; Gevlekte kalfsvoet, hol.; Aro, it.; Aro-nowa. broda, pol.; Dansk ingefœra, su.; Yilan bout-chaghi, Tun.
Plante herbacée % commune dans les boiset les fossés ombragés et reconnaissable à sesgrandes feuilles d'un vert sombre et à ses pe-tites baies rouges en épis, recouvertes d'unespathe ou membrane foliacée. On emploie sontubercule, qui est blanc, féculent et de la gros-seur d'un marron. Frais, il contient un suelaiteux, dont le principe acre disparaît enpartie par la dessiccation ; M. En/, y a trouvéde la saponine.
Purgatif, hydragogue. Inusité aujourd'hui.En Algérie, où il est très-commun , sa décoc-tion est administrée à l'intérieur, pour guérirl'affection calculeuse de la vessie.
Dans quelques pays (îles de Portland), onprépare avec la fécule une sorte d'arrow-root.
Les feuilles passent pour plus actives que letubercule, et peuvent, dit-on, étant contusées,servir comme vésicant.
On a employé les Arum arisarum, triphyl-lum et dramneulus. Le Chou caraïbe, dont lesfeuilles se mangent dans la soupe aux An-tilles, est Y Arum (caladium) sagittifolium, L.La Colocase, Arum esculentum, Colocasia escu-lenta, Taro des Océaniens, a une racine acrequi devient comestible par la cuisson; elle pré-sente le curieux phénomène de sécréter, pen-dant la nuit, des gouttes d'une eau très-lim-pide. (V. X Ph. 1807).
La racine fraîche de VArum triphyllum(Dragon root,Indiantwnip, }Yake Robin, ang.)est fort estimée aux Etats-Unis. Ce tuber-cule frais contient un suc très-âcre que ladessiccation ou la chaleur lui fait perdre.Enfoui dans du sable,il peut se conserver danscet état, pendant une année. A l'extérieur,c'est un rubéfiant. À l'intérieur, contre l'asthme,le catajrhe chronique, le rhumatisme, l'étatcachectique, il s'administre à la dose de 50centigr., mêlé à de la gomme, du sucre, del'eau, sous forme d'émulsion, de teinture (au10°), deux ou trois fois par jour. — On en afait grand cas dans la phthisie pulmonaire.
L'Arum des Antilles; Arum ou Caladiumseguinum, Dieffenbacchia seguina (Dumb cane,ang.) des Indes occidentales, ayant le. port dubananier, une odeur repoussante et un succorrosif et vénéneux, passe, employé en fo-mentation, pour antigoutteux et diurétique.
GOUTTES.
Tropfen, al.; Drops, ano.; Gota, esp.; Goccia, it.
Nous conservons ce nom à des préparationsnommées ainsi par leurs auteurs, et destinéesà être prises par gouttes sur du sucre ou dansdes liquides appropriés. Beaucoup sont de vé-ritables teintures.