GOMME NOSTRAS OU DE PAYS. — GOMMES-RESINES.
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dicament externe très-prôné en Allemagne;voici sa composition : « On mêle à une solu-tion de gomme de l'acétate de plomb neutredissous dans l'eau distillée, on lave le précipitéavec un peu d'eau et on le sèclie à une doucechaleur, pour alors le réduire en poudre. »
A la suite de la gomme arabique, nous pour-rions parler de^ différentes gommes qui s'yrattachent par leur constitution; telles sont :1° la Gomme de Barbarie; 2° la Gomme duCap ; 3° la Gomme salabreda ou sadraleida,sorte en larmes longues vermiculées oucontournées, et dont un choix blanc a étélivré sous le nom de Gomme blanc d'ar-gent; à" les Gommes de l'Inde, qui consti-tuent plusieurs espèces (gommes de Calcutta,de Bombay, de Sidney), et qui paraissent pro-venir de différents arbres, entre autres duFeronïa eleplumtum (aurantlacées) ; 5° laGomme rouge fétide (Gomme sapote?) quenous avons décrite (1) ; mais toutes cesgommes ne paraissant que fortuitement dansle commerce, nous n'en parlerons pas davan-tage.
La gomme angico qui provient de l'acaciaangieo a les mêmes emplois au Brésil que lagomme du Sénégal en Europe.
Aux États-Unis, on emploie pour faire lespâtes pectorales la gomme de mesquiie, quiexsude du prosopis dukis et Algarobia glan-dulosa.
On trouve quelquefois, dans le commerce, desgommes rouges difficilement solubles ; on leurfait acquérir la solubilité en les exposant à lachaleur du four.
On a proposé de décolorer la gomme en ladissolvant et la traitant soit par l'acide sulfuri-que, soit par l'alumine en gelée, soit par laterre de pipe.
Les fruits des acacias gommifôres, nommésBablahs, Tannin oriental, fournissent le sucd'acacia, ainsi que nous l'avons vu, et sontemployés dans le tannage.
Gomme nostras ou de pays.
Elle exsude à travers l'écorce des cerisiers,pruniers, amandiers, abricotiers et autres arbresrosacés de nos pays. On y avait admis autre-fois l'existence d'un principe particulier : laCérasine qui n'est en réalité qu'un mélange degomme soluble et de gomme insoluble, encoreces gommes finissent-elles par se dissoudredans l'eau après une longue ébullition. Ellene sert que dans la chapellerie.
Comme les arbres ci-dessus, on a constatéque l'oranger, le grenadier, le figuier, le dat-tier, le jujubier, exsudaient de la gomme. (Un.Ph. 1870).
(1) JOUSM. TES CONNAISS. MÉDIC. PRATIQUES., 1843.
Gomme artificielle ou gommeline.
L'amidon étant transformé en dextrine aumoyen de la diastase, on évapore la dissolu-tion jusqu'à ce que le liquide bouillant marque20° B é . Dans le cas où l'on veut expédier lagomme liquide, on la conserve dans des barri-ques frottées d'essence de térébenthine pourempêcher la fermentation. Lorsqu'on veut so-lidifier la gomme, on verse le sirop bouillantdans des moules en fer-blanc que l'on metdans une étuve à àO ou 50°. Au bout de vingt-quatre heures la gomme a la consistance dela pâle de jujubes, on la découpe en petits pa-raliélipipèdes qu'on roule sur une table polie,à l'aide d'une planchette, dans de la gommeartificielle sèche et pulvérisée. Le produit estremis, pendant trois ou quatre jours, à l'étuvesur des châssis garnis de toile; il a son emploidans l'industrie. On prépare aussi des gommesartificielles en traitant, par l'acide lactique oule lait aigri, la farine, le sagou, l'amidon deblé ou de maïs, etc. (Pochin et Wooley.)
GOMMES-RÉSINES.
Gummiharz, Schleimharz, al.; Gum-resin, ang.;Gomo-resina, esp.
Mélanges naturels en proportions variablesde substances gommeuses et résineuses, plusquelques autres produits organiques qu'ellesont entraînés avec elles.
Elles sont généralement produites par desvégétaux qui croissenl dans les contrées lesplus chaudes du globe. Les familles qui enfournissent le plus grand nombre sont cellesdes ombellitèrcs, des légumineuses, des téré-binlhacécs. Dans les végétaux elles sont ensuspension dans un véhicule aqueux et sousforme d'émulsion. Elles différent en cela desrésines qui s'y trouvent en dissolution trans-parente dans une huile volatile. Elles exsudentquelquefois spontanément, mais le plus sou-vent on les obtient par incisions et dessiccationau soleil.
Elles sont insolubles dans l'eau ou l'alcoolpur, mais solubles à chaud dans l'alcoolaqueux. Leur densité moyenne est 1,2.
En général, la proportion de la résine estbeaucoup plus forte que celle de la gomme, etcelle-ci est tantôt de la nature de l'arabine ettantôt de celle de la bassorine, etc. Quelquesgommes-résines contiennent une assez forteproportion d'huile essentielle.
Quelques pharmacopées prescrivent de puri-fier les gommes-résines en dissolvant ces corpsà l'aide de la chaleur et de l'eau, du vin, duvinaigre et mieux de l'hydralcool, passant avecexpression, et faisant évaporer au bain-marie.M. Mayet purifie les gommes-résines, surtoutcelles des ombellifères, en les concassant,les faisant bouillir avec 2/3 de leur poids