GLYCÉRINE.
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l'albumine avec les sels de mercure; aussiTaddei a-t-il fait connaître un composé glutino-mercuriel, dont les médecins italiens ont ob-tenu les meilleurs résultats.
Le gluten est la partie essentiellement nu-tritive des graines de céréales. Aujourd'hui,on le retire en grand dans les amidonneriespour les besoins du commerce, au lieu de leperdre comme autrefois. Il y a plusieurs an-nées, il s'est fondé une fabrique pour la pré-paration du gluten granulé, destiné à rempla-cer le pain et les pâtes d'Italie dans les po-tages. On sait que M. Bouchardat a pr posél'emploi du pam de gluten dans le diabète; legluten, desséché à 100°, est réduit en farineet pétri avec 66 "/„ d'eau, additionné de 1/2°/ 0 de levure de bière; au bout d'une heureenviron, la pâte est cuite au four. On en faitaussi des capsules médicamenteuses.
M. Durand, de Toulouse, est parvenu à con-vertir le gluten en une colle qui a toute l'appa-rence de la colle forte, et peut être employéeà froid, en solution dans deux fois son poidsd'eau froide. (V. Un. pharm., 1861.)
GLYCÉRINE \
Œlzucker, al.; Glicerin, esp.; Glicerioa, it.
La glycérine, principe doux des huiles ouhydrate d'oxyde de glycéryle, hydrate d'oxyde delipyle, découverte en 1779, par Scheele, a étéintroduite dans la pratique pharmaceutique etindustrielle par MAL Cap et Garot. C'est unliquide sirupeux provenant de la saponificationdes corps gras.
Obtenue par évaporation dans le vide, laglycérine a l'aspect d'un sirop épais, sansodeur et sans couleur ; sa saveur est sucrée ;densité 1,25 a 1,28. La glycérine du com-merce a une réaction acide. La glycérine offi-cinale doit a\oir une densité de l,2i2 (28° 13 e ).Exposée au contact de l'air, elle devient d'abordjaune, puis brune. Elle bout à 128" c et peutsupporter une température de 150° sans sedécomposer, si ce n'est en présence de l'eauou de la vapeur; aussi l'a-t-on proposée pourréaliser, pure ou mélangée avec l'eau en digè-rent es proportions, des B.-M. à des tempéra-tures variées el supérieures à 100 lC . Elle distilleen partie de 280 à 285 oc , mais en partie elle sedécompose; elle distille dans le vide vers 200°.A la chaleur rouge, elle prend feu et brûleavec une flamme bleue. La glycérine à 28° nese solidifie pas encore à — 35°, aussi a-t-elleété proposée, en mélange, avec 60 °/ 0 d'eau,pour remplacer, pendant l'hiver, l'eau ou l'eaualcoolisée dans les compteurs à gaz (Barreswil,Fabian, Reissig). Elle est soluble en toutesproportions dans l'eau (V. J. ph. 1872) et l'al-cool, mais insoluble dans l'elher. Complète-ment anhydre elle peut cristalliser. Elle a unpouvoir dissolvant très-étendu. Ainsi elle dis-
sout la plupart des corps que l'eau, l'alcool etl'éther dissolvent ; elle dissout beaucoup desels, les oxydes terreux et un assez grandnombre de sels métalliques vec lesquels ellesemble former des combinaisons à la manièredu sucre. Elle dissout la gomme du Sénégal,de 50 à 60°, l'albumine, a 31 ou 37° ; cettedernière solution peut se conserver plusieurssemaines sans ..Itération (Gms-Benaud). Avecl'acide azolique, la glycérine donne Vacide gly-cèrique (Débits, Socoloff). Les oxydants, en gé-néral, agissent de diverses manières sur laglycérine, soit a froid, en donn ml de l'acidecarbonique et de l'acide formique ; soit à chaud,en donnant de l'ac. carbonique, les ac. oxali-que, formique et de l'acide glycéridique (Sch/ag-denhauffen) (V. Un. ph. 1872).
En traitant 1 p. de glycérine préalablementdéshydratée, p.ir un mélange refroidi de 4 p.d'ac. sulfurique à 66° et 2 p. d'ac. azotique à50°, et versant ensuite dans l'eau froide, M. So-brero a obtenu, en 1847, un liquide huileux,légèrement jaunâtre, inodore, amer, d'une den-sité de 1,60, insoluble dans l'eau, soluble dansl'alcool et l'éther, doué de propriétés toxi-ques comparables à celles de la noix vomique(Demme), confirmées i ar MM. Field et Merrick,contestées par M. Vulpian; détonant avec vio-lence par la percussion ou au contact d'unelame métallique rougie au feu ; a 256° (Leygueet Champion). Il a été nommé pyroglycérine,nitroglycérine ou nitrate d'oxyde de glycéryleou glycérine fulminante, trinitrine glonoine,étudié depuis par M. de Vrij, qui le considèrecomme un produit dinitré; il est trinitrô d'aprèsMM. Williamson et Railton (V. Rev. ph. 1855-56; Un. ph. 1866). La nitroglycérine estun des élbers nitriques de la glycérine. Elleest peut-être la plus redoutable de toutesles substances explosibles ; cependant, en cer-taines circonstances, elle brûle tranquillementau contact des corps en ignilion, sans explosion,et ne détone que par le choc spécial ou la vi-bration d'un fulminate, l'étincelle électrique,etc. Une seule goutte de nitroglycérine verséesur un petit morceau de papier à filtre etfrappée avec un marteau produit une violentedétonation. On l'a utilisée pour le travail desmines, depuis 1864. Le transport de celtematière offrant les plus grands dangers, Nobel,en 1867, a imaginé, pour les atténuer, unmélange nommé Dynamite, dans les propor-tions suivantes : nitro-glycérine, 75 ; terre po-reuse et siliceuse, 25. Mais il paraîtrait qu'ilest préférable de dissoudre la nitroglycérinedans l'esprit de bois, elle n'offre plus alorsaucun danger; l'addition d'eau suffit ensuitepour séparer la nitroglycérine, la recueillirpar décantation au moment de l'employer etfabriquer la dynamite sur place.