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GENTIANE. — GEOFFREE.
doubles ou triples en grosseur de celles dugenévrier ordinaire.
Les propriétés antiherpétiques de l'huile decade ont été rappelées avec beaucoup d'insis-tance par M. Serres, d'Alais. Elle est antipsori-que, vermifuge, odontalgique. Aujourd'hui elleest fort usitée.
La fameuse Huile ou gouttes de Haarlem( medicameiitum gratià probatum ), de Kon-ning TMy, qui jouit d'une très-ancienne répu-tation contre les affections goutteuses, rhuma-tismales, spasmodiques, la gravelle, et commevulnéraire, etc., nous parait être une sorted'huile de. cade (V. Un. ph. 1874). Des auteurspensent que c'est de l'huile pyrogénée de gaïac;suivant M. Vidalogue, sa véritaMe compositionserait la suivante : pétrole, huile animale deDippei, ess. de térébenthine, Alcool cemphré,fa, P. E.
GENTIANE.
Gentiane jaune, Grande gentiane ; Gentianelutea. (Gentianées.)
Enzian, BÎUerwurzel, Berglîeberwurzet, AL.; Gentian,aniî.; Sodé, Sodrod, Skïersoda, dan.; Genciana, esp.,POR., Gentiaan, HOL.; Genziana, 1T.; Korznt, Goryezy,POL.; Gentsiana, Goretscliavka gelmaya, nus.; Bagg-sœta, su.; Gentiani, tur.
Plante <$ haute d'un mètre au plus, à feuil-les opposées, sessiles, larges; fleurs jaunesdisposées en verticilles le long de la tige (fiy. 82).
La racine \ , . 0 .
seule partieusitée, telle
qu'on l'ap-porte de laSuisse, de la
Bourgogne,du Jura, desVosges on de
l'Auvergne,
est grosse
comme lepouce, coni-que, ru-gueuse, griseà l'extérieur,jaune spon-gieuse , à l'in-térieur : sonodeur est forteet sa saveurtrès-amère. Elle contient un principe colorantjaune cristallin (le gentisin.gentianin, ou gen-tianine), un principe odorant fugace, de la glu,une matière huileuse verdàtre, du sucre in-cristallisable, de la gomme, de l'acide pecti-que, une huile volatile, et un principe amercristallisable, le Gentiopicrin, glucoside qui sedédouble, au contact des acides, en glucose eten gentiogénin. (Ludwig et Kromeyer.) La tein-
ture de gentiane composée perd lentementson amertume par suite de la destruction dugentiopicrin en présence du carbonate de soude.
Dans les Vosges, on prépare une liqueur spi-ritueuse avec la gentiane appelée Eau-de-viede Gentiane, en mettant à profit le sucre quecontient la gentiane, la faisant fermenter avecde l'eau, distillant et rectifiant le produit surde l'absinthe, du thym, du fenouil, etc. C'estune sorte de panacée pour les montagnards.
On considère la gentiane comme le roi desamers indigènes. C'est un tonique, un stoma-chique et un fébrifuge très-employé. Cortic*peruviano nunduminvento, sola geutiana febr*squartanas expugnatas esse (Boerhaavé, Hist.plant).
On a donné le. nom de fébrifuge français àun mélange à P. E. de gentiane, de camo-mille et d'écorce de chêne.
Form. pliarm. et doses. —Poudre*,! à 4,0;infusé (pp. 5:1000); extrait*, 2,0 à 4,0 ; tein-ture *, 2 a 8,0 ; vin *, 10 à 100,0 ; sirop, 10 à100,0. Elle a fait la base de la célèbre poudredu dm- du Portland, contre la goutte. On en alait des pois à cautères.
Les vétérinaires l'emploient fréquemmentdans la dyspepsie des chevaux. Elle est la prin-cipale substance de leur thé.riaque.
Le nom de gentiane vient de celui d'un roid'Illyrie, Gentius, vivant 172 ans avant Jé-sus-Christ, et qui, le premier, fît connaîtreles vertus de la plante qui nous occupe. L'em-ploi de la gentiane en médecine remontedonc à une époque très-reculée. Dioscoride etPline la mentionnent.
Les Gentiaua purpurea et puuctata sont fré-quemment usitées en Allemagne. La C/iirettt(Chiretta, ang.; Shayraet cooehie, ap>. tam. ;Clriraceta, ind.); Geutiana Chirayta, Aga-the les ou Ophelia Chirayta, Don., plante © del'Inde, qui a toutes les propriétés de notregentiane, est fort usitée au Bengale, commetonique et fébrifuge. Guibourt avait cru a tort yreconnaître le Calamus aromatieus des anciens.
GEOFFREE.
Koblbaum, Wurnirinde, al., Wormbark, Cabbage treebark, ano.; Ormb.irktrae, dan.; Maskbark, su.
Les écorces amères des Geoffma (Andira)mémos et stirinamensis (Légumineuses), ar-bres de la Jamaïque et de Surinam, sont men-tionnées par quelques pharmacopées commeanthelminlhiques à la dose de 1 àlOdécigr. etcomme émétiques a plus haute dose. Elles con-tiennent un glucoside : VAudirine.
L'angéline, angélin, et mieux angélim, estl'amande du fruit du Geofprœa vermifuga ouAndira ibaiarriba, qui croît au Brésil, où lasemence jouit d'une haute réputation, commevermifuge, administrée en poudre ou en infusé.