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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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GENEPIS OU GEN1PIS. GENEVRIER.

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aux closes fractionnées de 20 à 60 milligr.par jour.

Le Gelsemium et la Gelsémine produisent laparalysie des mouvements volontaires et ré-flexes; une forte dose amène la mort en para-lysant le, nerf vague; il peut survenir desphénomènes convulsifs (Tétanos gelsémique).Le pouls est peu influencé, la fréquence de larespiration diminue. L'action sur la pupillevarie suivant l'administration ; à dose modé-rée il y a resserrement; à dose plus élevée,dilatation, diplopie, vertiges, bâillement, fai-blesse et douleurs dans les membres, etc.

La Fummella importée du Rré-il pour falsi-fier le safran paraît être la fleur d'un gelse-mium.

GÉNÉPIS ou GENIPIS.

Feïsenbeifuss, AVeisser genip, ai,.; Creping wornrwood,ang.; Genepi, Assenzio alpino, it.

Plusieurs petites plantes alpines portent cenom, mais la plus usitée est le Génépi blanc,Absinthe suisse ou des Alpes ; Artviuisia rupes-tris. (Synanthérées.)

Vulnéraire, tonique, stomachique, fébrifuge,emménagogue. L'absinthe suisse des liquoris-tes est préparée avec le Génépi. On la dit su-périeure à celle préparée avec l'absinthe ordi-naire.

GENÊTS.

Faerbeginster, Grilbkraut, al.; Dyer's genîste, ang.;Trangabil, ar.; Genesta, Esparto, Re awa macho, ESP.;Ginestra, it.

On a employé trois sortes de genêts : 1° Ge-nêt herbacé, genêt purgatif; Genista sagittaliset purgans ; 2° Genêt des teinturiers, Spargelhou Gênestrolle; G. tinctoria; 3° Genêt à balais;Gcmsta scoparia; Spartium seoptiritlm.

Les feuilles de genêt sont généralement pur-gatives. Les cendres du G. scoparia étaientusitées jadis comme diurétiques. L'infusé des(leurs a été administré contre la goutte, lerhumatisme, etc. Les Anglais font grand casdes sommités de genêt comme diurétique : ledécocté des fleurs (15 à 30 : 1000), à la dosede 2 cuillerées à bouche toutes les heures, aété employé avec succès dans quelques casd'albuminurie. (Bouch.) Dans le Sahara, onrecouvre les blessures de vipères avec les tigesde genêt, pilées et bouillies. M. Stenhouse a dé-couvert dans le genêt à balais : la scoparine,substance cristalline, jaune, qui en est le prin-cipe diurétique, et la spartéine, alcaloïde liquidevolatil, toxique, et formant avec les acides dessels qui cristallisent facilement. Le sulfate quise présente sous forme de gros rhomboïdestransparents, très solubles dans l'eau, a étéintroduit dans la thérapeutique par M. le D rGermain Sée à la dose de 10 à 15 centigram-mes par jour, comme un médicament dyna-mique et régularisateur du cœur.

GENEVRIER.

Junipenis vulgaris ou commuais. (Conifères.)

Waeholder, Kaddid, al.; Juniper, ang.; Ararnas, ar.;Ene, Enebœr, :>an.; Enebro, esp.; Genever, hol., Gi-nepro, it.; Jalo wiee, pol.; Zimbro, por.; En, su.;'Ar-ditch, TUR.

Arbrisseau commun surtout en Hollande. Lebois, qui est dur, compacte et résineux *, estconsidéré comme sudorifique et antisyphilitiqueà l'égal du gaïac.

Les sommités et les feuilles sont réputéespurgatives, et leurs cendres hydragogues.

Les fruits ou genièvre ^ *, improprementnommés baies, sont de petits malacônes formésde trois écailles soudées, contenant un su ; pul-peux sucré et des semences osseuses, angu-leuses, creusées de petites fossettes garniesd'utricules remplies a'huile volatile avant lamaturité des fruits, mais qui se résinifie àcette époque. De sorte que, pour obtenir cettehuile, il faut prendre les fruits non mûrs, et-pour préparer l'extrait, attendre qu'ils soient ar-rivés à maturité, et même les prendre dessé,chés, comme on le fait le plus ordinairement.

Le genièvre contient : huile volatile, résine.cire, extractif, matière sucrée, matière amere(Juitipèrine, de Steer), pectine, substances pro-téiques, cellulose; acides formique, acétique,malique; matières minérales ifionath.)

Il nous vient, en tonneaux ou en ballots, deHambourg, Trieste, etc.

Infusées dans l'eau, les baies de genévrieréprouvent la fermentation Pt donnent le Vinde genévrier, d' on retire par distillationVniu-'le-vw de genièvre, ou simplement legenièvre des Allemands. (V. Appendice Ra-tafia de genièvre.)

Leur emploi communique aux urines uneodeur de violette. L'extrait ou rob* porte lenom de thèriaque des Allemands; on l'emploieà la dose de 1 à 10,0. 11 est surtout usité dansl'hippiatrique ; les baies elles-mêmes s'em-ploient en infusé (pp. 20 : 1000) comme sto-machique et diurétique. On les emploie aussibeaucoup en fumigations comme excitant, an-tirhumatismal. Essence *, 8 à 10 gouttes ;hydrolal, 10 à 100,0.

L'essence de genièvre ad lilionnée peu à peud'iode (essence iodée), ne réagit pas sur l'ami-don, possède l'odeur des baies de genièvre, nedétruit ni ne jaunit la peau ; mais on trouve del'iode dans l'urine, la salive et le mucus nasaldes malades qui en ont fait usage. (Bélier).

Le Juniperus oxycedrus, L. Cade, Oxycèdre,arbre de petite taille qui croît dans le midi del'Europe, fournit par la combustion de sonbois une huile noirâtre fétide qui est la véri-table hutte de cade, à laquelle, par fraude, onsubstitue souvent la fausse (V. Goudron). Lesbaies de cette espèce (Juniperus major) sont