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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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FULIGOKALI. FUMETERRE.

différentes dénominations. On la trouve sur-tout dans les mers de l'Inde. Elle contient unmucilage abondant et presque incolore, cepen-dant elle est moins mucilagineuse que le car-ragaheen.

Celte espèce offre une variété à frondes plusténues encore , qui est le Fwus edulis, deRumph. Ce dernier se mange dans l'Inde, etentre, dit-on, concurremment avec des Géli-dium, dans la construction des nids de salan-ganes, qui constituent un mets délicieux etaphrodisiaque pour les Indiens et les Chinois;suivant Payen, ces nids seraient formés parun mucus particulier (Cubilose, de cuMle, nid)sécrété par certaines hirondelles, au tempsdes amours.

VAgnr-Agar ou aja-aja, Thao ou algue deJava [Gelidium corneum, Fwus spinosus, L.)est unfucusblanc, qui se récolte en abondanceà Singapore. Les Chinois s'en servent commecomestible et pour l'apprêt des étoiles de soie.Il est inaltérable à l'air et plus mucilagineuxque le carragaheen. On en fait une gelée ouglu compacte, appelée Tjiutiou-, importée enEurope sous le nom de colle de poisson duBengale, gélatine ou colle de Chine ou du Ja-pon, ayant les plus grands rapports physiqueset chimiques avec la lichénine; blanche, très-légère, pouvant donner a\ec l'eau une geléeincolore, insipide, inodore, que Payen a ap-pelée gélose, ne se colorant pas en bleu parl'iode, formant a poids égal dix fois plus degelée que l'ichthyocolle. Ce chimiste l'a aussirencontré dans la Plocaria liihenoides, algue del'Ile Maurice, et dans la Housse de Chine,servant dans ce pays à préparer des geléesalimentaires, ha gdose n'est pas azotée.

Le Varech nageur, Fwus ou Sargassum na-tans, haisiu de mer ou du Tropique, Sargas-sum bacciferam (Haï-tzé, ch. ), possède, dit-ondes vertus diurétiques et fébrifuges. C'est cefucus qui forme au milieu de l'Océan, vers lesîles Açores, cette masse gigantesque appeléemer herbeuse, mer des sargasses ou prairie desvarechs. Ses cendres contiennent 10/0 d'acidephosphorique. (Corenwiuder)(V. Un.ph.lS6j.)Les Chinois préparent aussi avec le Fwustenaw une sorte de gélatine très-tenace. Linassez grand nombre de ces plantes sontemployées comme comestibles par les peu-plades côtières, d'autres le sont comme en-grais. Nous trouvons extraordinaire qu'on netire pas encore parti dans les arts, pour legommage ou le collage des tissus, du mucilageabondant qie les fucus renferment et que l'onpeut obtenir à l'état sec.

La laminaire digitée (laminaria digitata),algue des plus riches en iode, a été préconi-sée par le docteur Sloan d'Ayr, pour rempla-cer l'éponge à la ficelle, comme agent dilata-

teur plus puissant et plus régulier. On en fait,en Angleterre, des sondes, des bougies etune espèce de charpie hémostatique.

Le principe mucilagineux (Gélatine végétalede quelques auteurs) des fucus parait être dif-férent de celui des autres végétaux. Ainsi, sonsoluté n'est pas affecté, dit-on, par l'alcool, lateinture d'iode, celle de galle, ni par l'acétatede plomb. (Nous avons trouvé le contraire pources deux derniers.) Il diffère donc de la gomme,de l'amidon, de la pectine, de la gélatine. Pe-reira a proposé de 1 appeler curragahdue, maisil serait mieux de lui donner un nom qui rap-pelât celui du groupe de plantes ee prin-cipe se trouve en grande abondance, et del'appeler conséquemment fwine. Ce principese transformerait par fermentation, en marmite(Phipson), et par suite en acide acétique (Sten-howe); c'est probablement plutôt de la plrydte,matière sucrée, isomère de la mannite et de ladulcose, trouvée par M. A. I.amy dans uneespèce d'algue ou phyeie (piotoioaus i ulgaris).Ainsi cette efllorescence que l'on remarque àla surface des fucus desséchés et notammentdu fucus saccharinus ne serait autie chose quede la mannite provenant delà fermentation dumucus. Selon Brown, ce même nu.eus bouillia\ecde l'acide sullurique dilue se transforme-rait en urabine. (V. ïtev. ph., 1856-1857.)On a nommé fwusine une nouvelle base décou-verte dans les algues. UAlgine est unematière gélatineuse extraite des algues mari-nes; elle forme avec le> alcalis et la magnésiedes composas solubles. Sans emploi.

FULIGOKALI.

(De firiigo, suie, et kali, potasse.)

Potasse caustique 20 Suie brillante 100 Eau dist. 2000

Faites bouillir pendant une heure, laissezrefroidir; étendez d'eau pour que la liltrationse fasse mieux; filtrez, évaporez a siccilé etrenfermez dans des flacons chauds; c'est lefuligokali simple.

Pour le fuligokali sulfuré, on prend :

Fuligokali simple. 60 Soufre. 4 Totasse causlique. H

Faites dissoudre le soufre dans la potasse ;

ajoutez le fuligokali et opérez comme ci-dessus.

Employé dans les mêmes cas que l'anthra-

kokali et aux mêmes doses. On en donne 10 à

50 cenligr. sous forme de pilules ou en sirop.

FUMETERRE*.

Fiel de terre, Pisse-sang , f'umaria officinaHs.

(Fumariacées. )

Erdrauch, Erdrautenkraut, al.; Fumitory, ang.; Buck-lutulmeric, Sciataregh, ar.; Ti-ting, eh.; Jordrog, Aa-kersissel, dan.; Schabtra, duk., phr.; Hiel de tîerra,l'alomilla, esp.; Pitparra, ind.; Âardrook. Hofc.., Ruthaptasza, pol.; Fumaria, pur., it.; Jordrok, su.; Chahdéré, tur.

Pelite plante © à tige rameuse, débile, àfeuilles ténues, découpées, glauques, à petites