FUCUS.
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Garot a trouvé dans les feuilles de frêne 16/100de malate de chaux (V. fleu. pharm., 1853-54),fait confirmé par M. Gintl, qui y a, en oulre,trouve de l'aci le malique libre (Un. Ph. 1870).
On les a prescrites en infusions (pp. 10 à50: 1000) et en applications topiques dans lagoutte et le rhumatisme.
La fraxinine a été vantée comme fébrifuge àla dose de 1 gramme à 1 gr. 50 par jour.
FUCUS.
Algues, Varechs, Goémons; alga des Latins,<pxo; des Grecs.
Dans la famille des Algues, le genre fucuscontient un grand nombre d'espèces employéesen médecine ou susceptibles de relie, en'raison du mucilage abondant qu'elles con-tiennent et de l'iode que l'on rencontredans toutes. Nous avons parlé du fucus cris-pus sous le nom de Carragaheen ; nous par-lerons du Fwus helminthocorton sous celui deMousse de Corse. 11 nous reste à parler dessuivants.
Fucus ou varech vésiculcux, Chêne marin,Laitue marine (Seeciche, Blasentang, al. ; Blad-der-wrach, Sea-ware, an g.); Fucus vesiculosus.Cette espèce est fort commune sur les côtes detoute l'Europe. Uestdecouleurverdàtreà l'étatfrais, et noir violacé à l'état sec ; odeur marinedésagréable; saveur nauséeuse etsaumâtre;les renflements de ses divisions le font ressem-bler quelque peu à des gousses de haricots; legaz contenu dans ces vésicules, exempt d'ac.carbonique, renferme des proportions d'oxyg.et d'azote intermédiaires enlre celles de l'airlibre et celles de l'air dissous dans l'eau demer (E.Baudrimont). Il contii nt du mucus,une matière odorante que l'on (Fig. 78.)peut séparer de son hydrolatà l'aide de l'étber sous formed'huile blanche semifiuide,une matière amôre, une ma-tière colorante , des sels(chlorure de sodium, sulfatede chaux, de soude), del'iode, etc. M. Stenhouse, ensaturant à mesure par lachaux, a obtenu par la fer-mentation 1,65 d'ac. acétiqueanhydre par 100 de fucusvesiculosus (fig. 78).
Gaubius, Baster, recom-mandaient le fucus vesicul.contre le squirrhe et les scro-fules. Le charbon de ce lucus, nommé Poudredechcnemarin,JEthiops végétal (l'opium torréfiéporte aussi ce nom), était recommandé, commeil l'est de nos jours, par Russe), contre legottre,bien avant que Courtois retirât l'iode de lacendre de ce varech, c'est-à-dire avant que
Ton connût la source de son action thérapeuti-
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tait les engorge-ments strumeuxavec ce fucusfrais, et lavaitensuite la placeavec de l'eau demer. Le muci-age, qui abondedans les organesde la fructifica-tion à l'époquede la dissémina-tion , a été em-ployé intérieure-ment contre lesengorgementsglanduleux.
M. Duchesne-Duparc a préco-nise le fucus ve-siculosus contre'obésité ; sousforme d'extraithydroalcooliqueà prendre aucommencement de chaque repas; en pilules ren-fermant de 5 à 25 centigr. d'extrait que l'onroule dans la poudre de can-nelle; en décoct. (10 à 20:1000) d'eau ; on a conseilléaussi de fumer ce fucus sousforme de cigarettes. Par sespropriétés, le fucus serratus(fig. 79) s'en rapproche beau-coup.
Nous cherchons depuisquelque temps à introduiredans la thérapeutique anti-strumeuse l'usage, intérieursurtout, du fucus saccharin,fucus saccharinus, Laminariasaecharina (chin-chou, en.).(Voyez fig. 80 et notre Iodog-nosie).
Fwus lichéuoîde , Moussede Jafnaou de Ceylan, Lichende Ceylan ou amylaeè ; Fucusliclwnotdes, L. ; Sphœrococ-cus s. Gratillaria lichenoïdes,Ag. ; Plocana candida, Nées.(Ceylonmoos, lafnamoos, ai,.;Ceylan moss, ang.). Ce fucuse^t usité dans l'Inde, en An-gleterre, en Prusse, mais il ne l'est pas encoreen France. Frondes en touffes filiformes, lon-gues de 15 à 20 centim., cylindriques. Cettealgue desséchée ressemble plutôt à un lichenblanc qu'à un fucus. C'est ce qui explique ses