FUMIGATIONS.
FUMIGATION DE CHLORE.
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fleurs purpurines. Toute la plante est inodoreet amarescenle.
Elle est très-commune dans les champs cul-tivés. Pescliier y a trouvé un alcali amer, lafumariiie. (V. Rev. pharm., 1853-54.)
Tonique dépuratif, dont on fait un fréquentusage dans les maladies de la peau, la jaunisse.
Forrn. pharm. et doses. On en tait un infusé(pp. 20 : 1000) ; un extrait, 2 à 10,0; un si-rop, 20 à 100,0; suc dépuré, 50 à 250,0.
On a employé comme amer et emménagoguela racine de la fumeterre bulbeuse, Corydalisbulbosu. (Hoh/wurzlicher erdraueh, Baumchen-kohlwurzei, al.; Hallrot, su.) Elle contient dela corylal/ine (Wachenro 1er); alcaloïde queM. Wenzell a retrouvé dans \edicentruo\\cory :dalisformosa, employé aux États-Unis, surtoutcontre la syphilis et certaines maladies de lapeau; on l'administre en poudre, en décoction.
FUMIGATIONS.
Elles consistent en des expansions de gaz oude vapeurs que l'on répand dans l'atmosphèreou que l'on dirige sur quelque partie du corps.(V. Bains de vapeurs.) On peut employer enfumigations toutes les substances volalilisables.
Les fumigations destinées à agir sur l'air,tantôt détruisent les miasmes organiques nui-sibles : telle est l'action des fumigations dechlore et d'acide nitreux ; tantôt ne font quemasquer quelque mauvaise odeur: telles sontcelles que l'on obtient par la combustion dusucre, des résines, du succin, des baies de ge-nièvre, du vinaigre, etc. (V. Poudres fumigat.)
Le docteur Langlebert a proposé, commemode général de fumigation, des trochisques(clous fumants) contenant des substances médi-camenteuses volatiles, que l'on brûle dans unappartement ou, d'une manière plus locale,dans un cornet de carton qui amène la fuméesur la partie malade. Ses trochisques de cin-nabre du poids de 5 gram., en contiennent2 de cinnahre; ceux de protoiodure de mer-cure de 60 centigr., 5 cenligr.; et ceux d'iodede 1 gr., renferment 15 centigr. d'iode.
Les appareils à pulvériser les liquides sontappliques à répandre dans l'air des apparte-ments des fumigations odorantes et médica-menteuses. (V. les appareils, p. 16^,27^.)
M. Corbel-I.agneau a proposé contre l'asthme,la phtisie, les catarrhes, etc., des fumigationsavec des cônes médicamenteux fumants ou i ônesfumiqatoires , semblables aux pastilles du sé-rail, et destinés, comme celles-ci, a être brû-lés jour et nuit dans la chambre du malade.
Ces cônes a hase d ; nitrate de potasse sontséchés à l'étuve et conserves dans des bocauxà douhl- fond percés à jour, contenant de lachaux vive, à renouveler tous les trois mois.Il a donné la formule de cônes iodés, a ïiodure
de soufre, au cinnabre, au stramonium, à la bel-ladone, à la dijitule, au goudron, au baume detolu, a l'opium, au camphre, au sucre, auxbourgeons de sapin, au benjoin, à l'oxyde dezinc. (V. Un. pharm., 1862). Les cônes opiacésde M. Corbel-Lagneau ont, par exemple, pourformule : Guimauve pulv., 40; azotate de po-tasse, liO; opium pulv., 2,5; eau (J- S. pourobtenir par mélange une pâte ferme et diviseren 10 cônes, contenant chacun 0,25 d'opium.M. Sarradin prépare aussi des cônes antiasthma-tiques en vue de remplacer les cigarettes desti-nées au même usage, pourdes personnes qui nepeuvent fumer. Voici la formule de ces cônes:
Acide arsénieux....... 1
Opium ............... 1
Phellandrium......... 2
Stramon., jusquiame,
aa ................. 8
Belladone............ io
Benjotn.............. 8
Azotate de potasse___ 20
Gomme adragonte .... 2Eau..............Q. s.
Acétate de cuivre.,..Sel ammoniac.......
Pour une masse à diviser en dix cônes, quel'on conservera à l'abri de l'humidité.
Les Kabyles emploient, dans le traitementde la syphilis, une fumigation matin et soir,pendant 3 jours, avec des tablettes dont la for-mule est la suivante :
Mercure .............
Sulfate de cuivre.....
les substances solides, triturées séparément,sont mélangées avec de l'eaud'éeorcede noyer;on y ajoule le mercure, on agite et réduit enpâte, à diviser en 10 tablettes, dont chacunesert pour une fumig. de 1/4 d'heure environ.(V. Art de formuler, Bougies fumigatoires,Trochisques, Cigares médicinaux.)
Fumigation à l'acide sulfureux.
■ Soufre en canon concassé.. Q. S.
Arrosez avec un peu d'alcool le soufre placédans un vase en terre évasé, et ailumez lemélange.
On doit tenir bien close la pièce dans la-quelle on fait la fumigation, ne I ouvra' qu'unedemi-heure après l'opération terminée et n;'pénétrer dans cette pièce qu'après l'avoir suf-fisamment aérée.
Il faut employer de 3 îi k kilogrammes desoufre pour une pièce de 100 mètres cubes decapacité (Codex).
Fumigation de benjoin.
Benjoin concassé ............. 1 îi
On jette sur des charbons ardents et on re-cueille les vapeurs sur une flanelle avec la-quelle on fait des frictions.
Fumigation de chlore.F. Guytonienne ; suffumigatio guytonùma.
Sel marin pulvérisé..... 2jo Eau commune....... 201
Bioxyde de manganèse.. 100 Acidesulfuriqueà 1,84 2i)D
Mêlez les trois premières substances dansun vase de terre ou de verre et ajoutez-y l'a-
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