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FEVE TONKA. — FIEL DE BŒUF.
3 gr.; elles sont insipides, inodores, à surfacelisse ou un peu chagrinée. Cette fève a étédécrite (18/iG) par le docteur Daniel, en Angle-terre, et étudiée au point de vue toxicologiquepar Christison (1855), qui a observé que sonaction consistait dans une paralysie du cœur:elle sert, dans le district du vieux Calabar, defève d'épreuve (prdeal bean), appelée vulgaire-ment éseré par les indigènes, parce que l'on ysoumet à l'épreuve de sa puissance toxiqueles individus accusés d'un crime, pour décidersur leur innocence ou leur culpabilité. Ellecontient, en effet, un alcaloïde jaune brunâtre,amorphe, très-toxique, la physostigmine de Jubstet Hesse ou Eséiine de Vée qui jouit, commela fève et son éxtr. alcoolique, de la propriétéde contracte]' la pupille {Fraser)» C'est l'anta-goniste de l'atropine et de la belladone. Ceteffet se produit, qu'on l'administre par labouche ou localem. Le mode d'applicationle plus usité jusqu'ici est le papier calabariséou de Calabar; c'est du papier Berzélius im-prégné d'une solution d'extrait de fève deCalabar ou de teinture de fè\es de Calabar;on le divise par centimètres et 1/10 de centi-mètres carrés ; chaque centim. carré contient2 milligr. d'extrait (Eanbury). M. Hart rem-place le papier par la gélatine, pour faire despetites tablettes minces et flexibles, compara-bles aux pains à cacheter transparents, dontles fragments se dissolvent rapidement dansl'œil. M. Giraldès a employé avec succès uncollyre composé de 1 p. d'extrait dissous dans5 p. de glycérine ; il suffit d'une goutte decette solution instillée entre les paupières pourobtenir la contraction de la pupille. D'aprèsMM. Robertson et Grainger, de l'applicationde cette lève sur l'œil résulte d'abord lamyopie, puis le rétrécissement de la pupille ;ces effets sont détruits par l'atropine et, réci-proquem. celle-là annule les effets de celle-ci(V. J. ph. 1872).
La poudre de, fève de C. a été proposée contrela choree (Harley); en Amérique, on l'a em-ployée avec succès dans un cas de tétanostraumatique; contre l'épilepsie, dans les affec-tions du syst. nerveux ; la solution glycérinéede l'est a été aussi employée avec succès dansles convulsions de l'enfance; à dose convenablepeut arrêter l'empoisonnement par la strychnineet le tétanos. (V. Un. ph. 1866, 1867, 1870,1872).
MM. Vée et Leven ont retiré de la fève deCalabar un alcaloïde, cristallisable en lamelles,qu'ils ont appelé Esérine. (Voir ce nom). LeD r Harnack en a extrait deux alcaloïdes : laPhysostigmine ou Esérine, soluble dans l'éther,possède l'action myolique; la.Calabarine, inso-luble, est tétanique (Èluckiger). On mélangequelquefois les graines de Calabar avec celles
d'un Mucuna et celles du palmier à huile [Etaisguincensis), fraudes faciles à discerner.
FÈVE TONKA.
Tonkobohnen, Aroinatiscbe Bohnen, al.
C'est la semence du Coumarouna odoraia,Aub. (Légumineuses), arbre de Cayenne, dontl'écorce et le bois ont les mêmes usages que legaïac chez les naturels. La semence est de lagrosseur d'une fève de marais, mais plus allon-gée, noirâtre, blanche en dedans, d'une saveurarrière, d'une odeur aromatique particulièrequi tient de celle du melilot et de la vanille,et qu'elle doit à un principe particulier,nommé eoumarine, mélilutine, aide toncique,qui a été retrouvé dans le faliam, le melilot,l'aspérule odorante, les dattes, dans diversautres végétaux,orchis, etc. EnoulreM. Perkinen a réalise la synthèse en traitant l'acide acé-tique anhydre par du salioylure de sodium.Son odeur a fait croire longtemps qu'elle con-tenait de l'ac. ben/.oïque. Dans le melilot, lacoumarine parait combinée à un acide parti-culier, l'acide mélilotique ou hydrocoumarique,cristallisable (Zwenger et Bodenbender). — Lafève Tonka sert seulement aux priseurs pouraromatiser le tabac.
FICAIRE.
Petite éclaire, Herbe aux hèmorrhoides, PetiteChélidoine ; Serofularia minor desaut. anc;Ficaria ranunculoides, K. ; Ranunculus fica-ria, L. (Henonculacées.)
Feigwarzenkraat. Zimbelkraut, al.; Pile wort, akg.;Speenkruid, dol.
Petites plantes des lieux humides et ombra-gés des bois, à fleurs d'un jaune éclatant etayant de petites racines tuberculeuses ficoïdes.Elles contiennent, principalement les racines,un acide volatil (ar. ficarigue), et une matière(Ficm iue) qui ressemble beaucoup à la sapo-nifie (Stan. Martin). Les racines sont préconiséescontre les hémorrhoïdes,en Belgique où on lesadministre en extrait, pilules, sirop, poudre,infusion, décoction (pp. 50 à 60 : 1000), etc.(Van llohbeek) (V. Hev. ph., 1859-1860). Lesfeuilles employées h l'extérieur passent pourrésolutives et antistrumeuses.
FIEL DE BŒUF.
Bilede Bœuf, Amer de bœuf; Fel bovis s. tauri.
Ochsengalle, Rindsgalle, al.; Oxgal, ang.; Oie galde,dan.; Hiel de buey, esp.; Ossen gai, hol.; Fiele dibue, it.; Zolc wolowa, pol.; Osgalld, su.; Sigbir eu-dou, TUR.
Liquide jaune verdàtre ou noirâtre, visqueux,d'une odeur particulière et d'une saveur amèredésagréable. Il est contenu dans la vésiculebiliaire du bœuf. On retarde sa putréfactionpar une addition d'éther acétique. (Gagnage.)