FIGUIER. — FOMENTATIONS.
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La bile a été l'objet Je rechercbes nom-breuses des chimistes. D'après ces travaux,l'ancienne manière de voir, de considérer labile comme un savon, aurait assez d'exacti-tude, la bile étant, principalement un savonde soude, une dissolution de choléate de soude(V. App. bile). Sa réaction est alcaline. C'estce qui explique pourquoi la bile est propreà dégraisser, usage auquel on l'emploie sou-vent.
On' emploie en pharmacie YExtrait de fie!ou de bile de boeuf, Fiel épaissi, Bilis bubidaspissut i *; Extraction fellis bovini, que l'onobtient en perçant les vésicules biliaires ré-centes de bœuf, recevant le liquide qui s'enécoule sur une étamine et le faisant évaporerau bain-man'e en l'agitant sans cesse jusqu'àconsistance d'extrait ferme (Codex) qui peut seconserver assez longtemps même a l'air. Ber-zélius conseille, afin que l'altération produitepar cette manipulation soit moins grande, deprécipiter le mucus biliaire par dissolution dela bile dans l'alcool, de filtrer et d'évaporer aubain-marie.
Amer stomachique, vermifuge. Peu employéaujourd'hui. Dose : 1 à 15,0.
FIGUIER.
Le figuier, ficus carica, L. (Urticées) est unarbre originaire de la Carie, cultivé depuislongtemps en France.
On a conseille le décodé des rameaux contrel'hydropisie. Les Arabes'emploient le décodédes feuilles amené à consistance pâteuse, con-tre les maux de dents; et les cendres du boisde figuier aiguisées de vinaigre , pour recou-vrir les plaies occasionnées par la vipère. Lesuc laiteux du figuier est caustique et sert àdétruire les verrues. SI. Bouchut a constateque le suc laiteux du figuier commun conte-nait un ferment digestif analogue à celui duCarica papaya. (Voirp. 3Z|.'i.) A l'intérieur ilest purgatif. 11 contient du caoutchouc.
Le fruit, ou pour être plus exact, le récep-tacle charnu nommé Figue* ; 2'jxov, Frwtusficus, Carica, Fi< us passa (Feige , al. ; Fig,ANG. ; Tin, ar. ; Figcn , bax. ; Higo, esp. ;Vyg, hol. ; Fieo, it. ; Unjir, per. ; Figi, pol.;Figos, por. ; Smokovuista, rus. ; Udumvara,san. ; Fïken, su. ; Siinie allie pullum, tam. ;Maydipunda, tel. ; Intzir, tur. ), varie en gros-seur et en qualité selon le pays et la variétéd'arbre. Dans le commerce, on distingue troissortes principales, les jaunes, qu'on appellefigues grasses, les blanches ou marseillaises , ■et les violettes ou médicinales.
Pour pouvoir être conservées et expédiées, onles fait sécher à l'étuve ou au soleil, et on lescomprime dans des caisses ou des paniers dediverses formes.
On emploie les figues violettes et les figuesgrasses. On les estime pectorales, émol-lientes et laxatives. On les emploie aussi engargarisme dans les fluxions douloureuses dela bouche, et comme maturatives, étant ré-duiles en pâte et appliquées sur les abcès.Elles font partie des quatre fruits pectoraux.
Le café de figues est l'infusé obtenu de lapoudre de figues torréfiées, et qui a été pro-posé conlre la pneumonie aiguë, le catarrhe,les bronchites, la coqueluche.
On nomme Figue d'Espagne ou de Barbarie(Higo chumbo, esp.), le fruit du cactier, Cac-tus opuntia , dont nos soldat* font une grandeconsommation en Algérie, où elles viennent enabondance et forment la principale nourrituredes indigènes pendant l'été, et où le végétalest employé à entourer les habitations rurales,les blockhaus, dont il défend l'abord par sesépines. La figue de Barbarie, très-riche enprincipes sucrés, détermine la constipation ;c'est un remède vulgaire, chez les Arabes,contre la diarrhée et la dyssenteric.
FILIPENDULE.Spirœa filipendula. (Rosacées.)
Rothe Steinbrechwurz, VYasserfarrnwurzel, al.; Drop-wort, a.ng.; Raniloul, au.; Rœd steenbrœk, dan.;Booae rteenbreek, hol.; Filipendula, it.; Kropidelcomeicysze, pol.; Brndbrœd, su.
Plante herbacée des bois, à feuilles pinnéeset à fleurs blanches, petites, en cime.
La racine, qui est tuberculeuse et chevelue,esl noire au dehors, blanchâtre en dedans etd'une saveur astringente.
Elle passe pour astringente et diurétique.On emploie aussi les feuilles.
FOMENTATIONS.
Du latin fotus, action d'échauffer, d'étuver,de fomenter, et par extension, le liquide quisert à fomenter. Ce sont des médicaments ex-ternes. Les fomentations sont des infusés, desdécodés, des liqueurs vineuses, acétiques,éthérees, alcooliques, dont on imbibe descompresses qu'on applique chaudes, tièdes oufroides sur les parties malades. On maintientla chaleur de celles qu'on applique chaudes enles recouvrant de serviettes et mieux de taffe-tas ciré ou gommé. Elles ne diffèrent deslotions qu'en ce que celles-ci servent à laveret ne séjournent pas, et des embrocations ence que cos dernières contiennent un corps gras.
Les fomentations destinées à être appliquéessur le front prennent le nom de frontaux.Parfois les frontaux, faute d'autres moyens,consistent dans la simple application de feuillesvégétales épaisses, comme celles de choux, dericin, sur le front, pour obtenir du soulage-ment par le froid qu'elles produisent. Les fron-taux peuvent aussi être des sachets.