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FER RÉDUIT PAR L'HYDROGÈNE.
oxydé, puis salifié. La première action paraîtavoir lieu aux dépens de l'eau ; ce qui le prouve,ce sont les éructations hydrogénées qui suiventson administration.
Les composés chimiques du fer sont très-nombreux, et tous donnent des résultats thé-rapeutiques satisfaisants lorsqu'ils sont conve-nablement administrés. 11 est évident cependantqu'il y a un choix à faire. Des auteurs ontprétendu que les sels de peroxyde étaient pré-férables à ceux de protoxyde; d'autres donnentla préférence aux sels de protoxyde, parce que,disent-ils, ils sont absorbés, mieux assimilés.Mais jusqu'à présent la question ne nous paraîtpoint suffisamment élucidée. On obtient, eneffet, tous les jours les guérisons les plus heu-reuses avec les sels ferriques comme avec lessels ferreux. Parmi les premiers, nous citeronsplus particulièrement le perchlorure, le chlo-rure ammoniacal, le citrate, le tartartre 1er-rico-potassique, le peroxyde ou sous-carbonate ;parmi les derniers, le carbonate (pilules deVallet et de Blaud), le lactate (pastilles deGélis), le sulfate, l'iodure, le chlorure.
On a également préconisé, sous forme depilules ou de rirop, Y Hémoglobine, matièrecolorante des globules rouges du sang et quicontient du 1er dans un état particulier.
Le fer, ou ses préparations, tantôt relâchent,tantôt constipent, mais toujours colorent ennoir les excréments. Elles sont aussi en grandepartie évacuées par les urines.
On fait prendre le fer en poudre, à la dosede 1 à 20 décig. progressivement 11 entre dansles pastilles et les pilules martiales.
Le Sirop ferreux du docteur Dusourd estpréparé en dissolvant du fer dans un sirop desucre au moyen de la pile galvanique.
Quelques pharmacopées mentionnent encoreY Acier en limaille m poudre, mais il n'est plusemployé. L'acier est du fer contenant de 1 à8/100 de carbone, c'est un sous-carburede fer.
Deschamps a recherché la valeur médicaledes diverses espèces de fer, et il résulte deses essais que l'on doit mettre au premierrang la limaille de fer du Berry, puis la li-maille de 1er ordinaire, le fer porphyrisé , lefer réduit par l'hydrogène, et au dernier rang,le fer réduit de l'oxalate, par le procédé deM. Guicciardi, ou de l'acétate, par le procédéde M. Henry, de Giromagny. Ce dernier fer ré-duit est, d'après M. Dusart, un mélange deprotoxyde et de peroxyde de fer divisé et renduléger par le charbon. M. Dusart, qui a fait desrecherches analogues sur le fer réduit, estarrivé à peu près aux mêmes conclusions queDeschamps; il a trouvé, en outre, que le 1erréduit contient toujours 12 à 13 °/ 0 d'oxygène
provenant d'un oxyde intermédiaire, inférieurau protoxyde, qu'il a pu reproduire synthéti-quement. (V. J. ph., 1861.)
Fer réduit par l'hydrogène*.
Ferrum purissimum, hydrogenio reductum.
Placer du sesquioxyde de fer hydraté pro-venant de la précipitation du perchlorure de ferpar l'ammoniaque dans un tube de porcelaineou un canon de fusil,chasser tout l'air contenudans l'appareil par un courant lent et régulierd'hydrogène, porter graduellement ce tube aurouge obscur et continuer de faire passer del'hydrogène jusqu'à réduction complète. Leterme de l'opération est indiqué par la cessa-tion de vapeur d'eau à l'extrémité de l'appareil ;on relire alors le feu et on laisse refroidir le ferau milieu d'un courant d'hydrogène; aprèsl'avoir retiré du tube, on le passe sur un por-phyre. (Codex).
L'hydrogène se prép. soit an moy. du zinc oudu fer et de l'acide sull'ur.,soil au moy. du feret de la vap. d'eau ; ce dernier procède donnele gaz exempt de soufre : il n'en est pas demême du gaz formé par le premier procédé, ondoit le priver de ses impuretés (soufre, arse-nic) par un passage dans l'eau régale (Dusart),dans la potasse caustique en solution, puisà travers des fragments de pot. caustique oude chaux vive et une solution étendue de sul-fate de cuivre destinée a témoigner de la pu-reté parfaite du gaz; afin de dessécher celui-ci, on lui fait parcourir une étendue suffisantede pierre ponce imbibée d'acide sulfurique con-centré. On peut ausM priver l'hydrogène desoufre, en le faisant rendre dans une série detubes en U verticaux, contenant de la pierreponce imprégnée d'acétate de plomb (De Lura).
Ci-contre la figure de l'appareil à réductiondu fer, de la Pharmacie centrale (fin. 77).
Le safran de mars ordinaire des pharmaciespeut très-bien être employé à obtenir le ferréduit ; mais il a l'inconvénient de donnerun produit qui contient des quantités très-sen-sibles de sulfure provenant lui-même d'un peude sulfate basique retenu primitivement parl'oxyde, et de donner lieu ultérieurement etpar l'effet du contact des acides du suc gas-trique a des rapports d'hydrogène sulfuré. Onremédie à ce fâcheux désagrément en se ser-vant, pour préparer l'oxyde, de perchlorure oude protochlorure de fer exempt de sulfate, quel'on décompose par l'ammoniaque ou le carbo-nate de soude (V. Un. ph. et J. ph. 187Zi).
Soubeiran et Dublanc faisaient l'opér. dansun tuyau de fonte divisé en plusieurs comparti-ments; ils employaient le safran de mars astrin-gent. Yeron se servait d'une bouteille en fer