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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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FENUGREC. FER.

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doigt ; la tige est géniculée ; les feuilles sontirès-divisées, a segments capillaires ; le fruitest ovale, un peu courbé, marqué de 5 côtessaillantes e: d'un vert jaunâtre.

Selon Mérat, ce ne serait pas cette plantequi croît dans toute l'Europe, qui fournirait lefenouil du commerce, mais bien le Fœniculumofficinale, nommé aussi fenouil doux, par oppo-sition à l'aneth, que l'on nomme quelquefoisfenouil puant. Les séminoïdes de ce derniersont inunis de leurs pédoncules.

Le Fenouil sucré, fœnkulum dulce, Bauli;Anethury dulce, I ., a des souches comprimées.Les Italiens mangent, sous le nom de finocchiodolce, les pétioles, soit crus en salade, soitcuits dans des potages. Ses séminoïdes sontglobuleux, ovoïdes, doubles de ceux du fenouilordinaire; leur saveur est sucrée d'une manièreremarquable. On les recouvre en dragées quel'on mange par agrément, comme carminatifset antiplitbisiques.

Le fenouil doit son nom à la forme capil-laire de ses feuilles ; car fœnkulum est le di-minutif de fœnum, foin.

La racine de fenouil est l'une des 5 ditesapéritives.

Carminatif, diurétique, apéritif. L'eau defenouil est regardée comme très-aphrodisiaquepar les Arabes.

Form. pharm. et dose : On fait une poudre,1 à 5,0; un infusé (pp. 10 : 1000), (racinepp. 20 : 1000); un liydrolat, 0,25 a 2,50; unehuile volatile, 1 à 10.gouttes.

FENUGREC*.Sénégrain ; Trigonella fœnum-grœcvm.

(Légumineuses.)

Fœnugrel;samen, Gcmuiner llomMce. al,; Fenugreek,ang.; llelbe, ar.; fiukkehom, Faenugraec, dan.; Bel-beb, égypt.; Albolva, Fenogreco, esp.; Feoegriek,HOL.; Fieno greeo, it.; Fengrek, pol.; Fenogrego,por.; Fenugrek, su.; Boni tocboumu, tuu.

On emploie la semence, qui est jaunâtre,presque carrée. Son odeur est forte et peuagréable quand on l'écrase; sa saveur estamère et mucilagineuse. Jabns en a retire deuxalcaloïdes : la trigonettine et un autre identi-que à la choline ou névrine.

Entre dans les farines résolutives ; usité parles éleveurs, pour engraisser promptemenl lesbestiaux. Aphrodisiaque employé par lesArabes.

FER.

Mars, Chalybs ; Ferrum,^po;.

Eisen, al.; Iron, ang.; Iledeed, ar.; Tié, ch.; Iern, dan.,se; Uierro, esp.; Yzer, hol.; Loha, ind.; Ferro, it.,por.; Ahon, per.; Zelazo, pol.; Scheljeso, rus.; Ayas,SAN.; Erumboo, tam.; Demur, tur.

Corps simple, métallique, dont la décou-verte remonte aux temps les plus» reculés.L'histoire rapporte, en effet, que Tubal-Caïn,fils de Lamech, forgeron (selon la Genèse),

lequel pourrait bien être le Vulcain de la My-thologie païenne, et qui vivait /i000 ans avantJesus-Christ, travaillait habilement le fer etl'airain. Les alchimistes le nommèrent Mars àcause du rapport mystérieux qu'ils supposaientexister entre ce métal et la planète de ce dieu.Si l'on en croit la Fable, l'introduction du ferdans la thérapeutique serait aussi fort ancienne.Il y a environ 3200 ans, le berger Mélampustraita Yphiclès, fils de Philacus, par de larouille de fer qu'il lui fit prendre dans du vin,et le guérit de son impotence. Mais la faveurlégitime dont il jouit ne date que de Syden-ham, à la fin du XVII 0 siècle.

Le fer est le métal le plus répandu dans lanature minérale. 11 existe dans les plantes, etaussi dans les animaux. Le sang de chaque in-dividu en contient, selon un chimiste, de. quoien former une médaille.

Le fer est blanc grisâtre, dur, grenu oulamelleux, très-ductile, suscept. d'acquérirun beau brillant par le poli, attirable à l'ai-mant. Sa densité est de 7,8. Il cristallise enoctaèdres.

Le 1er du commerce n'est jamais pur.

C'est à l'état de poudre fine qu'on l'emploie.Pour obtenir cette poudre, on commence parréduire le 1er en limaille, on pile celle-ci dansun mortier, on passe au tamis de crin, puis onporphyriseà sec et à l'abri de l'humidité. Quandon veut employer la limaille du commerce, ondoit, avant de la piler, en séparer à l'aide del'aimant le cuivre qu'elle pourrait contenir, puisla passer au mortier et la vanner pour en sépa-rer la rouille. Mais l'aimant ne séparant pascomplètement le cuivre du fer, il vaut mieuxpréparer la limaille soi-même et choisir pourcela du fer doux de bonne qualité.

Le fer en poudre porte le nom de limaillede fer préparée'' etporphyrisée*, limatuca ferrisupra prœparata ; on doit le conserver dansdes flacons bien bouchés. Les Allemands nom-ment ce fer en poudre impalpable fer alcoolisé,alcool de fer (ne pas confondre avec le solutéalcoolique d'un sel de. fer).

Le 1er fait depuis longtemps partie de lamatière médicale ; il jouit, en effet, ainsi que sescomposés chimiques, de propriétés positives etextrêmement précieuses. On l'emploie commetonique dans les affections du système lympha-tique et toutes celles caractérisées par la fai-blesse et l'inertie des organes, comme la chlo-rose, l'aménorrhée, les écoulements muqueux.Il modifie le sang d'une manière remarquable,soit en se combinant avec lui, soit en le rame-nant à un état meilleur en agissant sur lesorganes de l'hématose.

Le fer métallique, ingéré dans l'estomac,subit une action chimique de lapart des liquidescontenus dans cet organe ; il est d'abord

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