FARINES ÉMOLIENTES. — FECULES.
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été constatée (Ritthausen), V. Essai. La dé-coction de son additionnée de sucre, évaporéeà siccité et pulvérisée, donne un saccharoléalimentaire pour les enfants délicats; très envogue en Angleterre où on l'appelle phosphatedu blé [Wheat phosphate) (Un. ph., 1866).
Quant à la farine elle-même, elle sert quel-quefois comme excipient dans les pilules,comme contre-poison du sublimé corrosif etdes se's minéraux, en cataplasme comme ré-solutive, etc.
2 ■ Farine d'orge ; Farina hordei.
3° Farine de seigle ; Farina secalis.
Ces deux dernières passent, étant employéesen cataplasme, pour plus résolutives que laprécédente. La présence de la cholestérine y aété aussi constatée {Lintuer, Ritthausen).
!i° Farine d'avoine. Les médecins la pres-crivent souvent, comme la farine de riz, enbouillies aux convalescents comme plus légèreque. la farine de froment.
5° Farine de lentille (Errum lens). Celtefarine paraît constituer VErvalenta de Wartonainsi q ie la Revalescière ou Revalenta du Bar-ry, prônées d'une façon quelque peu excen-trique comme laxatifs mêlés a de la mélasse.
6° Farine de maïs (Z«î mais). Sous cenom et ceux de Zcine,de Farine ou de Féculemexicaine, ce produit a été prôné contre lesaffections de poitrine, etc., par sa richesse encorps gras.
Farines émollientes.
farines de lin, de seigle ou de riz et d'orge, ââ, P. E.(Anc. Codex).
Farines résolutives.
Farines de fenugrec, de fèves, d'orobe, de lupin, âa, P.E.(Anc. Couexj.
fécules.
La fécule, de fecula, diminutif de fex, lie,dépôt, fèces (Staerkemehl, al.; Fœrulû, anc.;Fécula, esp.; Fecola, it.), se rencontre danspresque tous les végétaux, mais en plus grandeabondance dans les uns que dans les autres,et ensuite plutôt dans certains organes quedans certains autres. Ainsi elle abonde dansles semences des céréales et graminées (1)1 e,orge, avoine, seigle, maïs, riz), dans celles deslégumineuses (pois, haricots, fèves), dans letronc de beaucoup de palmiers (sagus, cycas,elaïs), dans les tubercules de pommes de terre,(Torchis, de maranta, d'arum, de jatropba,d'iris, de bryone, etc. Une chose digne de re-marque, c'est que fort souvent la fécule estaccompagnée d'un principe vénéneux dans lesorganes des plantes.
La fécule pure est sous forme de poudreblanche, qui grince lorsqu'on la presse, et qui,examinée à la loupe, offre des grains transpa-
rents sphériques, ovales ou anguleux, et dontles dimensions varient selon l'espèce de végé-tal qui l'a fournie.
Elle n'a ni odeur ni saveur; inaltérable àl'air. Sa pesanteur spécifique est de 1,53. Des-séchée à l'air, elle renferme encore 12 à18/100 d'eau qu'e'lle perd en partie par ladessiccation au bain-marie. Quand elle est sa-turée d'humidité, die en contient 35/100.
Insoluble dans tous les dissolvants. Bouillieavec l'eau, ses granules se gonflent, se dissol-vent en partie et forment, par refroidissement,une gelée (empois) que l'iode colore en bleu.Du reste, la fécule entière bleuit par l'iode,qui est son réactif le plus saillant. La tempé-rature de la formation de l'empois varie avec levégétal dont la fécule est extraite. (Lippmartn.)
Par la torréfaction à 200 ou 220°, la féculeacquiert la propriété de devenir soluble en setransformant en une sorte de dextrine. Elleest employée dans cet état, sous le nom deLeioromme, à l'apprêt des étoffes, où elle rem-place la gomme. C'est Bouillon-Lagrange quidécouvrit cet effet de la torréfaction sur la fé-cule. En arrêtant l'ébullition, dans la prépara-tion de la dextrine par l'acide sulfurique, aus-sitôt la dissolution de la fécule effectuée, onobtient un nouveau corps qui se comporte avecl'iode comme la fécule, mais qui est solubledans l'eau chaude : c'est Vamiduline de Schulze.(V. Amidon, p. 253, et GommeUne.)
La fécule sécliée à 125° dans le vide, et dé-layée dans un mélange d'acide sulfurique etazotique donne un coirposô explosif, très-instable, soluble dans l'élher acétique, inflam-mable de y5 à 100"; c'est le pyroxam, appeléaussi amidon (ou foule) azotique ou nitrique,découve t par M. de Vrij.
M. Uchatius obtient une poudre blanche,détonante, insoluble dans l'eau, soluble dansun mélange a P. E. d'alcool et d'elher, entraitant a la température ordinaire 1 p. de fé-cule de pommes de lerre sèche par 8 p. d'acideazotique fumant; le liquide sirupeux versé enfilets minces et agité dans 16 p. d'aeide sulfu-rique à 66" donne, au bout de 12 heures, unepâte molle dont le lavage à grande eau séparela poudre. (./. ph., 1863.)
Avec la fécule, l'acide azotique forme deuxcombinaisons, et chacune d'elles se précipitesuus deux modifications isbmériques: d'unepart, hxyloidine, de Rraconnot, ou féi ule mono-azotique insoluble, de Bechamp et la fende mo-noazotique soluble; d'autre part, deux féculesdiazotiques. C'est une solution de xyloîdine etde tannin dans l'élher, désignée sous le nomae styptique colloïde, que M. Hirhardson a em-ployée avec sucres comme antiseptique et cica-trisant dans les amputations, le cancer, cer-taines hemorrhagies, etc. Il lui associe la