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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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EXTRAITS.

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I

de la paroi jusqu'au fond, et se relève par unbout de tube mobile. A l'extrémité du ser-pentin, un tube plonge dans un récipient gra-dué. Ce récipient peut être un estagnon enfer battu percé à sa partie inférieure pourdonner passage à un tube jaugeur. A cet appa-reillage on peut ajouter, à la douille du cha-piteau, soit un thermomètre qui servira àindiquer la température à laquelle se faitl'opération , soit un long tube en plomb àrobinet et faisant office de siphon pour intro-duire des liqueurs extractives dans l'appareil,après avoir fait le vide, et pour alimenter lebain-marie de liqueurs extractives, lorsque cesliqueurs sont en trop grande quantité pourentrer de suite dans le bain-marie.

Lorsqu'on veut procéder à l'évaporationd'une liqueur extractive à l'aide de cet appa-reil, on prend d'abord le poids exact de cetteliqueur, puis on la verse dans le B.-M., aprèsavoir toutefois placé le tube inférieur de ma-nière que son extrémité supérieure dépasse lasurface du liquide de 5 à 6 centimètres. Onmonte l'alambic et on lute les jointures avec lemastic Maissiat que l'on recouvre de bandesde papier. On fait alors le vide dans toutes lesparties de l'appareil. Pour cela on introduitdans la cucurbite environ le tiers de sa capa-cité d'eau que l'on porte aussitôt à l'ébullition ;on ouvre le robinet qui livre passage à la va-peur; celle-ci remplit bientôt tout l'intérieurdu chapiteau, du serpentin et du récipientd' elle s'échappe par le tube jaugeur. 10 à12 minutes après, on ferme l'ouverture de cetube, puis le robinet, et on remplit d'eaufroide la cuve du serpentin. Aussitôt les va-peurs se condensent et le vide se trouve fait.Il ne s'agit plus que d'entretenir l'eau de lacucurbite à une température convenable; etl'opération marche d'elle-même sans autressoins que ceux qu'exige une distillation ordi-naire. Pour reconnaître la concentration desliqueurs extractives, on se reporte au tubejaugeur. Connaissant approximativement laquantité d'extrait qu'on peut obtenir d'unpoids donné de substances, on sait lorsqu'ilfaut l'arrêter. S'il arrivait qu'on l'arrêtât troptôt et que l'extrait se trouvât trop mou. onl'amènerait en consistance au B.-M. par la mé-thode ordinaire.

Enfin un autre pharmacologiste distingué,M. Ortlieb, de Sainte-Marie-aux-Mines, a in-venté un alambic a vide fort ingénieux pourl'évaporation des extraits.

On doit préférer les extraits préparés dansle vide qui sont plus hygrométriques, plussolubles, moins colorés que les extraits prépa-rés au B.-M.

Quel est le degré de consistance que l'ondoit donner aux extraits? M. Dausse avait

proposé d'amener tous les extraits à l'état sec.Cette méthode, disait-il, avait l'avantage dedonner des produits plus faciles à conserveret à doser. (La pharmacopée espagnole, sansdoute dans le même but, fait évaporer à sic-cité et disposer, sous forme de pastilles, beau-coup d'extraits.) Ce raisonnement, qui paraîtjuste d'abord, n'a cependant pas été sanctionnépar la pratique, car la forme d'extraits secsn'a été conservée qu'à ceux qu'une longuehabitude fait disposer ainsi. C'est que proba-blement on a reconnu que les extraits secs nedonnaient pas des résultats aussi bons que lesextraits de consistance ordinaire. L'explicationde cette différence est très-simple. En effet,selon nous, les extraits secs, l'extractif estdéshydraté, se trouvent dans le même casque certains oxydes, certains sels, certainessubstances organiques qui, en perdant leureau d'hydratation, perdent leur soluMKté.Quelques recherches sur l'extrait de ratanhianous confirment dans cette manière de voir etnous portent à rejeter la dessiccation complètepour les extraits, quels qu'ils soient. Beau-coup d'extraits ne sont actifs qu'à la conditiond'être mous, c'est-à-dire plus ou moins hydra-tés ; tels sont ceux de ciguë, de valériane, etc.D'un autre côté, les extraits très-mous se con-servent très-difficilement. (Sous le nom demcllago, les pharmacopées allemandes indi-quent des extraits de consMance sirupeuse.)On doit les rejeter également et adopterseule la consistance pilulaire , ou mieuxd'extrait proprement dit, qui peut se roulerfacilement en pilules, ou se dissoudre pourêtre ajouté aux potions, sirops, etc.

Pour les extraits qui, avec le temps, se des-sèchent etdeviennentou sont partiellement so-lubles (extraits de ratanhia, de quinquina, etc.),Huraut-Moutillard a fait connaître un moyende dissolution dont la pratique tirera grandprofit. 11 consiste à traiter ces extraits parleur poids au plus d'eau et à chaud ; tout sedissout, et, en mêlant le soluté à du siropsimple, les extraits ne précipitent point parrefroidissement ; ils peuvent même être éten-dus d'autant d'eau qu'on voudra sans que ceteffet ait lieu.

Autrefois on donnait aux extraits secs lenoms de Sels essentiels.

Un extrait bien préparé ne doit jamais êtretout à fait noir ; il doit avoir l'odeur et la sa-veur de la substance qui l'a fourni, et donnerune solution aqueuse, transparente (sauf ceuxpréparés à la manière de Storck et quelquesautres). La densité moyenne des extraits est 1,5.

Les extraits se conservent bien dans depetits pots de faïence, de grès ou de porcelaine(forme de pots à moutarde de table), bouchéset recouverts d'un parchemin que l'on gou-