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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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EXTRAITS.

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on ouvre le robinet cl. La vapeur se condensedans le serpentin et le vide est fait. La brancheinférieure du tube D conduit la vapeur dans ledouble fond de l'appareil pour élever au besoin(Fig. 76.)

ta

la température du liquide à évaporer. E, vasecontenant le liquide à évaporer que Ton faitentrer dans l'appareil lorsque le vide est pro-duit en ouvrant le robinet d. f, robinet four-nissant l'eau de rechange dans la cuve du ser-pentin, g, robinet servant au besoin à purgerle serpentin de l'eau condensée, h, trop-pleinemmenant au dehors l'eau aspirée par la pompe.i, tige du piston de la pompe s'emmanchantsur une machine à vapeur.

Cet appareil, qui est le même que ceux em-ployés aujourd'hui dans les fabriques et raffi-neries de sucre, pour l'évaporation des sirops,' permet d'obtenir les extraits dans les meilleuresconditions d'efficacité. C'est avec lui que nousobtenons, dans notre établissement, tous lesextraits qui, par leur nature, réclament unegrande précaution dans leur préparation.

M. Grandval, pharmacien de l'hôpital deReims, a fait exécuter, aux frais du cerclepharmaceutique de la Marne, un appareil deson invention, propre à préparer les extraitsdans le vide, qui nous paraît remplir les con-ditions de prix, d'emplacement et de simplicitédésirables pour les laboratoires de pharmacie.

Il se compose de deux ballons en cuivrebien étamés intérieurement, ayant chacundeux tubulures, mais dont l'un est muni aucentre d'un robinet construit de manière à re-cevoir un entonnoir qui s'applique au moyend'une vis. Ces ballons sont composés eux-mêmes de deux pièces hémisphériques s'appli-quant l'une sur l'autre par des rebords faisantsaillie et se vissant à l'aide de boulons. Unedes tubulures des ballons sert à les mettre encommunication à l'aide d'un tuyau de cuivre

ou de plomb. La seconde tubulure sert à opé-rer le vide dans l'appareil. A cet effet, onremplit complètement les deux boules d'eaubouillante, on ferme ensuite leurs tubuluresavec des bouchons munis de tubes recourbésqui descendent jusqu'au fond , puis on faitchauffer jusqu'à ébullition. La vapeur qui seforme exerce une pression sur le liquide et lefait monter dans les tubes par il sort entotalité, moins la quantité de vapeur qui rem-plit les vases. Aussitôt que le liquide estexpulsé, on retire les tubes avec les bouchonsque l'on remplace par des obturateurs garnisde caoutchouc. Pour introduire dans l'appareilla liqueur à concentrer, on adapte l'entonnoirsur le robinet, on le remplit de liqueur enayant soin de l'entretenir toujours plein. Onmaintient au-dessus l'entonnoir contenantassez de liquide pour s'opposer à la rentrée del'air. Dans cet état de choses, il suffit de main-tenir une des boules (celle dans laquelle ondoit faire passer le liquide) à une températureconstamment plus basse que l'autre, pour qu'envertu du principe de l'égalité de tension entreles vases communiquants, la vapeur forméedans le vase le plus chaud passe incessammentdans le plus froid elle se condensera.

L'oxygénation des extraits par le contact del'air étant la principale cause de l'altération deces produits pendant leur préparation, il s'en-suit que les pharmaciens adopteraient avec in-finiment d'avantages le procédé propose parBerzélius et que nous avons trouvé indiquédans la pharmacopée espagnole de 18i7. Ilconsiste tout simplement à évaporer les liquidesà l'alambic, muni de son réfrigérant, commepour une distillation ; de celle manière,l'extrait est complètement à l'abri du contactde l'air. Il est vrai que par ce moyen on estforcé d'arrêter l'évaporation lorsque la matièreest arrivée à un certain degré de concentra-lion, autrement on s'exposerait à la brûler.Mais il y aurait un moyen bien simple d'obvierà cet inconvénient et de terminer l'évapora-tion : ce serait de distiller au bain-marie et demettre dans la cucurbite une dissolution saline,afin d'obtenir un degré de chaleur convenablepour que la distillation se fît. Sans doute ceprocédé est plus long que le procédé ordi-naire ; mais qu'importe s'il donne un produitplus parfait?

Depuis que nous avons émis cette idée surl'évaporation au bain-marie de l'alambic, notreami, feu Huraut-Moutillard, a fait connaîtreun appareillage qui transforme l'alambic en unvéritable appareil à faire le vide. D'une tubu-lure placée à la partie supérieure et libre de lacucurbite, part un tube coudé et portant un ro-binet qui pénètre dans le bain-marie, partiesupérieure et libre également, descend le long