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EXTRAITS.
partie inférieure b de l'allonge est engagée dansle col d'un ballon tubulé c, et son extrémitépénètre jusqu'à la moitié de la profondeur duballon ; la partie supérieure porte un bou-chon d percé de deux trous, l'un pour placerun tube de sûreté e qui ferme l'appareilet dans lequel les vapeurs se condensent;l'autre pour placer un tube recourbé f,dont l'extrémité inférieure est fixée à la tu-bulure g du ballon. Cet appareil ainsi dis-posé, la substance imbibée du liquide ex-tracteur et une certaine quantité de ce liquideétant dans le ballon c, si l'on chauffe le ballonjusqu'au point d'ébullition , la vapeur passantpar le tube latéral /, viendra se condenser àla partie supérieure de l'allonge, le liquidecondensé traversera la matière en se chargeantdes substances solubles, retombera dans leballon, reprendra la forme de vapeur, et répé-tera les mômes phénomènes que nous venonsde décrire, de sorte qu'avec une très-petitequantité d'un véhicule on pourra ainsi épuiserune grande quantité de substances, h est lebain-marie dans lequel on chauffe le ballon, etl est un manchon dans lequel on tient de l'eaufroide pour faciliter la condensation des va-peurs. Le tube à boule e permet de verser di-rectement le liquide extracteur et de fairerentrer dans l'appareil le liquide condensédans les boules m ; il suffit pour cela de refroi-dir le ballon. En employant une allonge àdouille munie d'un robinet, on peut, lorsquecela est utile, retarder la chute du liquidedans le ballon, le temps nécessaire pour uneparfaite pénétration de la matière.
Dans l'industrie des bois de teinture, on amodifié ainsi l'appareil : il se compose d'unechaudière à double fond chauffée par la va-peur; deux tubes, munis d'un robinet, fontcommuniquer intérieurement cette chaudièreavec deux cylindres latéraux dans lesquels onplace la matière à épuiser; le chargement sefait dans les cylindres par la partie supérieure,et ils portent à la partie inférieure un troud'homme servant à enlever la substance épui-sée et à nettoyer les cylindres. La vapeur ar-rivant dans le double fond de la chaudièreréduit le liquide de cette chaudière en vapeur,qui monte par un tube médian jusqu'à deuxtubes communiquant avec la partie supérieuredes cylindres; arrivée là, la vapeur se con-dense, le liquide qui en résulte traverse lamatière contenue dans les cylindres, arrivedans la chaudière par les deux premiers tubesdont nous avons parlé, et recommence lemême trajet. Cet appareil peut marcher d'unemanière continue, l'un des cylindres fonction-nant pendant que l'autre est en déchargementet en chargement. .
L' 'extracteur de Schlœsing, modifié par
Schmitt (Un. ph. 1875) est susceptible derendre de nombreux services dans le labora-toire. Pour la pratique pharmaceutique, il estpossible de transformer l'alambic ordinaire enextracteur à distillation continue. (V. Append.)
L'extraction par distillation continue doitêtre considérée comme un grand perfectionne-ment apporté à la méthode de déplacement.
Les solutés médicamenteux obtenus, il resteà les évaporer. Si du mode de préparation dessolutés dépend principalement le rendement,de la méthode évaporatoire dépend surtout laqualité du produit. Cette dernière opérationest donc, sans contredit, la plus importante.A part les extraits qui se préparent par simpleévaporation, à l'étuve, sur des assiettes, tousles autres se préparent à l'aide d'appareilsplus ou moins compliqués. L'ancien mode éva-poratoire à feu nu est tout à fait abandonné.Sous l'influence d'une température élevée etde l'action de l'air, il se formait une très-grande quantité d'Apothème ou Extractif oxy-géné. Aujourd'hui on évapore généralement lesextraits au bain-marie à l'aide d'une simplifi-cation de l'appareil de Henry, laquelle consisteen une bassine dans laquelle on met de l'eauet sur laquelle on en place une autre en étain,très-évasée, peu profonde, qui s'adapte exacte-ment sur la première, et qui contient le liquideà évaporer. Elle est percée, sur le bord, d'untrou pour laisser passer la vapeur. Du reste,on agile le liquide extractif pour faciliter l'é-vaporation, soit à l'aide d'une spatule, soit àl'aide d'ailes mues par un mécanisme analogueà celui du tourne-broche.
L'évaporation dans le vide est certainementle mode qui donne le meilleur produit, maismalheureusement il n'estguère praticable qu'engrand. L'appareil de Ere, celui de Bemard-Derosne et ceux de M. Menier, de M. Berjot,de M. Laurent, de la Pharmacie centrale, etc.,qui ne sont que des modifications ingénieuses dupremier, sont des appareils fort convenablespour la préparation des extraits à l'aide du vide.
Voici la figure et la description de l'un desappareils à vide pour les extraits de la Phar-macie centrale de France (fig. 76).
A, bassine, hémisphérique à double fond,munie d'un thermomètre a, indiquant la tem-pérature à laquelle on opère, et d'un troud'homme b par lequel on retire le produit del'appareil. B, cuve contenant le serpentin des-tiné à la condensation de la vapeur. C, pompeaspirante et foulante servant à retirer l'eaucondensée dans le serpentin. D, tube bifurquémettant l'appareil en communication avec lachaudière à vapeur. La branche supérieuresert à introduire la vapeur dans la sphère A,afin d'en chasser l'air par le robinet c. Lors-que tout l'air est expulsé, on ferme celui-ci et