EXTRAIT^
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sieurs causes concourent à cet effet. Malgrécela, la lixiviation n'en est pas moins un modeopératoire précieux, surtout dans les cas oùles corps que l'on veut dissoudre sont en très-petite quantité par rapport à la masse de lasubstance à traiter.
Pour lessiver une substance, on commencepar la réduire en poudre grossière, on la metdans un vase percé d'un trou à sa partie infé-rieure (une simple allonge posée sur une carafeconstitue un appareil à déplacement) ; on metdevant cette ouverture, si elle est munie d'unrobinet, quelques fragments grossiers de lasubstance elle-même, du coton, une éponge,de la paille hachée, etc. ; alors on verse le li-quide à la surface, et, à mesure qu'il pénètreet qu'il s'écoule, on le remplace par une nou-velle quantité.
Voilà, d'une manière générale, la manipu-lation; mais il est des détails sur lesquels nousallons entrer fort succinctement.
On opère à chaud lorsque aucune considé-ration ne s'y oppose. Lorsqu'on opère avec del'éther, il faut se servir d'appareils fermés(Voy. Teintures éthèrées). La poudre ne doitêtre ni trop fine, ni trop grossière, et toutefoisce degré de ténuité varie avec la substance.La poudre doit être introduite par partie dansl'appareil et tassée à mesure ; le tassementvarie selon la substance à traiter, et ce n'estque la pratique qui peut guider sur ce point.On recouvre la poudre d'un diaphragme mo-bile percé de trous* afin que le liquide necreuse pas la surface. Ce diaphragme est enétain, en étoffe, en papier, etc. Le liquide doitêtre versé de manière a former une couchenon interrompue à la surface, et s'il passe tropvite, ou ne passe pas du tout, c'est qu'il y aun vice auquel il faut remédier.
Il arrive quelquefois que la substance intro-duite sèche dans l'appareil se gonfle de manièreà ne pas permettre le déplacement par l'addi-tion du liquide; dans ce cas, M. Daussea con-seillé d'humecter la poudre avant de la mettredans l'appareil. Cette méthode a plusieurs avan-tages.
Avec quelques substances il est bon de lais-ser la première dose de liquide en contactavant d'en permettre l'écoulement, et si ledissolvant employé est de l'ai- , Fi 73 ,cool ou de l'éther, afin de n'enpas perdre, on chasse les der-nières parties engagées dans lamatière, par une couche d'eau.
L'appareil le plus simple eten même temps le plus com-mode que l'on puisse employer f\T\est celui que nous représentons pi
ici (flg, 73). Il sera, si l'on veut, > À—en étain, en fer-blanc, en verre.
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Comme on le voit, c'est un cylindre se termi-nant inférieurement en cône. Le robinet permetd'empêcher ou de modérer les déplacements.Dans l'intérieur existent : 1° un diaphragme(Fig. 74.) troué et fixé à la naissance
de la partie déclive; 2° undiaphragme égalementtroué, mais mobile, des-tiné à être placé sur lapoudre. On conçoit qu'onpeut faire établir cet ap-pareil aussi grand qu'onle veut.
L'appareil ci-contre{fig. 7à) est encore préfé-rable en ce qu'il est munià sa partie inférieure d'unréservoir où est reçu leproduit de la lixiviation.Les formes à sucre con-viennent encore très-bienpour opérer la lixiviation.Les appareils de Béral, de Zenneck, de Ro-mershausen, ne diffèrent essentiellement desprécédents que par l'addition, les uns d'unepompe foulante qui exerce son action dans lecylindre à déplacement, les autres d'une pompeaspirante qui fait un vide plus ou moins par-fait dans le récipient. Le filtre-presse Real endiffère par une colonne de liquide qui pressesur la substance. Les inventeurs de ces appa-reils ont eu pour but de hâter l'écoulementdes liquides.
Quand on a à lessiver de grandes masses,une méthode avantageuse est de diviser la ma-tière en plusieurs appareils, et de faire passerméthodiquement les les-sives des uns dans lesautres, de manière à lesobtenir aussi concentrésque possible.
Mais un appareil quiatteint parfaitement cebut, en même tempsque plusieurs autres nonmoins à considérer, etqui s'introduira certai-nement dans les labora-toires de la pharmaciecomme il l'a déjà faitdans ceux de la chimieet de l'industrie, c'estl'appareil qu'a fait con-naître, il y a une tren-taine d'années, Payen,sous le nom d'Extrac-teur à distillation conti-nue {fig. 75). 11 se com-pose d'une allonge adans laquelle on place la matière à épuiser; la