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EXTRAITS.
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rons la méthode de Storck (Voy. plus loin Ex-traits avec fécule), ou celle qui consiste à trai-ter les plantes sèches ou fraîches par l'alcool.D'ailleurs, les extraits alcooliques se conser-vent mieux et ne contiennent pas une foule deprincipes inertes que contiennent les extraitsaqueux.
Différentes classifications ont été proposées,les unes fondées sur les propriétés physiquesou chimiques (Reclui), les autres sur le modede préparation ou sur le véhicule d'extrac-tion ; en adoptant ce dernier, nous aurons desextraits aqueux ou hydroliques, alcooliques,vineux ou œnoliques, acétiques, éthércs. Lespremiers se subdivisent : 1° en Extraits avecdes sucs de fruits (Robs,Sapa, Defrutum) ;2° Extraits avec des sucs de plantes dépurés;3° Extraits avec ces mêmes sucs non dépurés{Extraits de Storck); U° enfin en Extraitsaqueux proprement dits, obtenus par macéra-tion, infusion, décoction, lixiviation, etc. Ladécoction n'est guère employée que pour lesextraits de gaïac, de quinquina.
Cependant il est quelques extraits que l'onpourrait appeler mixtes, que des auteurs ontconseillé de préparer par une méthode parti-culière propre à augmenter leur activité. Elleconsiste, dans un cas, à faire un extrait alcoo-lique, à traiter celui-ci par l'eau, à filtrer et àfaire évaporer de nouveau. On peut rapporterl'émétine à ce genre d'extraits : il y en a quipréparent ainsi les extraits d'arnica, de ca-momille, houblon, semen-contra, valériane.D'autres fois, elle consiste, au contraire, àfaire un extrait aqueux que l'on traite ensuitepar l'alcool. Cette dernière méthode a été pro-posée pour la préparation de l'ergotine, desextraits de laitue, d'aconit (Lombard) et detoutes les solanées (Georges et Hespe). Oncomprend facilement que ce que l'on veut dansces deux cas, c'est d'éliminer les corps inertesqu'un véhicule a dissous au moyen de l'autredans lequel ils sont insolubles. Dans une mé-thode que nous rapprocherons des précédenteset qui est prescrite par la pharmacopée d'E-dimbourg pour les extraits d'aconit, de ciguë,de jusquiame et des autres solanées, on obtientle suc des plantes, on épuise ensuite le résidupar l'alcool, on réunit les liquides, on filtre,on distille pour retirer l'alcool et on fait éva-porer en consistance.
D'un autre côté, Girolamo Ferrari, d'aprèsses expériences, admet que les plantes vireu-ses (aconit, ciguë, jusquiamp, stramoine) don-nent des extraits plus énergiques que les ex-traits aqueux ordinaires, lorsque dans leurpréparation on a remplacé l'eau par du vinaigredistillé. Il en a obtenu, dit-il, de plus actifsencore, en traitant les plantes par de l'alcoolà 90° additionné des 1, 23 de son poids d'acide
pyroligneux. Si ces extraits prenaient placedans la matière médicale, il conviendrait deles distinguer sous le nom d'extraits oxalcoo-liques ou mieux acêtalcooliques. Nous verronsque déjà plusieurs auteurs ont recommandéles extraits acétiques. D'une manière plus gé-nérale on a proposé d'ajouter aux véhiculesextracteurs une petite quantité d'acide pourobtenir une plus grande quantité des alcaloïdescontenus dans certains végétaux. L'extrait fluidede quinquina de De Vrij, l'extrait acétique deciguc de Cadet, certains extraits de la phar-macopée américaine préparés en faisant inter-venir l'acide chlorhydrique démontrent qu'onobtient ainsi des extraits beaucoup plus actifs.Le Codex de 1884 n'a pas adopté cette méthode.
L'obtention des liquides qui doivent fournirdes extraits mérite toute l'attention du phar-macien. Nous donnons à l'article Tisanes quel-ques détails sur la macération, l'infusion, ladécoction; à l'article Sucs, l'extraction de cesderniers ; il ne nous reste donc qu'à parler dumode de solution le plus employé à la prépa-ration des liquides extractits, c'est-à-dire lalixiviation.
Lixiviation. — Lorsqu'à travers une sub-stance renfermant des principes solubles onfait passer un liquide quelconque (eau, vin,alcool, éther, etc.), soit froid, soit ehaud, onopère une lixiviation.
La lixiviation est employée de temps immé-morial dans les arts, par exemple, dans la fa-brication des potasses, du nitre. Mais ce n'estque depuis une trentaine d'années qu'elle estentrée dans la pratique pharmaceutique parles soins de Robiquet, Boullay, Boutron, qui luidonnèrent le nom de méthode de déplacement.
La lixiviation est fondée sur ce principe dephysique que les couches de liquides différentsse déplacent mutuellement sans se mêler lors-qu'aucun obstacle n'empêche le déplacement.Si donc nous mettons un liquide sur une sub-stance dont on veut dissoudre quelque prin-cipe et disposée d'une manière convenable, celiquide se chargera des matières solubles etchangera conséquemment de propriétés phy-siques. Si, sur cette substance imprégnée deliquide, on verse une couche de ce même li-quide, mais vierge, ou tout autre liquide denature et de densité différentes, et qu'on laisseune issue inférieure aux liqueurs, le dernierliquide chassera l'autre devant lui sans s'ymêler. La dernière couche, en traversant lasubstance, se chargera des principes que lapremière a laissés indissous par suite de sa sa-turation. En continuant l'opération, les mêmesphénomènes se reproduiront jusqu'à épuise-ment de la matière.
Dans la pratique, on n'obtient pas des résul-tats aussi exacts que la théorie l'indique ; plu-