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EAUX MINÉRALES ARTIFICIELLES.
La cinquième méthode n'ayant pas d'usage,nous la passerons sous silence.
La dissolution des précipités étant d'autantplus facile qu'ils sont plus divisés, on devrales produire au sein des dissolutions étendues,les laver par décantation plutôt que sur desfiltres. Quand ils auront été lavés, on les dé-layera dans l'eau distillée ou dans le solutéalcalin ultérieurement destiné à être chargé degaz carbonique.
Si le carbonate de protoxyde de fer devaitfaire partie de l'eau minérale, pour prévenirsa peroxydalion on éviterait, autant que pos-sible le contact de l'air, parfois même on leproduirait au sein même de l'eau minérale,bien qu'on introduisit dans celle-ci un sel quine devrait pas s'y trouver.
Quand à la silice, on la fait entrer dans leseaux qui doivent la contenir en ayant recoursau carbonate de soude; selonSoubeiran, 1,0 dece sel sec déterminerait, à l'aide de l'ébulli-tion, la solution d'environ 0,5 de silice par1000,0 d'eau.
Toutes les fois que l'acide sulfhvdrique, les
sulfures alcalins, les sels de protoxyde de ferdevront entrer dans la composition d'une eauminérale, on devra faire usage d'eau bouillie etrefroidie en vase clos, afin de prévenir la ré-action de l'oxygène en dissolution dans l'eauordinaire.
Introduction du gai dans les eaux. — L'oxy-gène, le protoxyde d'azote {Limousin), l'ac.carbonique surtout, se dissolvent dans l'eau,sous pression, et constituent d'utiles agentsthérapeutiques. La préparation en grand deseaux gazeuzes, dites de table, à pris une im-mense extension. Traiter de l'introduction dugaz acide carbonique dans les eaux, c'est trai-ter des appareils qui servent à pratiquer cetteintroduction. Les appareils gazéfacleurs se di-visent en deux classes : appareils à fabricationcontinue etappurcils à fabrication interrompueou intermittente. Au premier système se rap-portent l'appareil de Bramah, celui de Viel-Çazal; et actuellement l'appareil Hennann-La-chapelte, spécialement propre a la grande ex-ploitation industrielle, bien qu'il comporte aussila fabrication par quantités moyennes, (fig. 64).
Au second système appartiennent les appa-reils dits de Genève, de Yernaut et Barrucl, deSavaresse, d'Ozovf ou Cazaubon, de Greffier,de François, Sous un autre point de vueils se divisent en appareils à gaz comprimépar la pompe (aspirante et foulante) et enappareils à gaz comprimé peir lui-même. A lapremière division se rattachent l'appareil deGenève, celui de Bramah, celui de Viel-Cazal,et celui de Stévenaux, d'Hermaun-Lachapelle;l'appareil de Vernaut et Barruel, ceux de Sa-varesse, de François, d'Ozouf, de Greffier,appartiennent à la seconde. Les premierspeuvent être appliqués à la grande et à lapetite fabrication et les seconds ne s'appliquentqu'à la petite.
Les premiers appareils ont sur les secondsl'avantage de donner une saturation plus régu-lière et plus rapide, et de réaliser une notable
économie sur lés Baatières employées à pro-duire le gaz, aus^i sont-ils exclusivement adop-tés pour la grande fabrication; pour des fabri-cations moins importantes on leur a souventpréféré les appareils du second système commemoins coûteux et moins embarrassants.
Pour la grande fabrication, l'appareil deJ. Hermann-Lachapelle est aujourd'hui le plusconnu et le plus employé; la manœuvre en estfacile cl à l'abri des dangers d'explosion. Lafigure 6Zi ci-dessus,représente l'ensemble de soninstallation. Il se compose : 1° d'un produc-teur en cuivre rouge portant la boîte à acide,écrouie au marteau et garnie à l'intérieur d'unecouche de plomb fondu et adhérent au cuivre;
2° D'un épurateur également en cuivre rouge,mais glacé d'étain fin à l'intérieur, il est diviséà l'intérieur en deux compartiments et est sur-monté d'un cylindre en verre formant troisième