CAFÉIER. — CAFÉINE.
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CAFÉIER.
Fève de TYèmen; Coffea arabica. (Rubiacées.)
Kafle, al.; CofTee, ang.; Ban, ah.; Elive, ec; Arbol delCafé, ESP.; Koffy, hol.; Caffo, it.; Tochem ke-weh;per.; Kawe, pou.; Capie cottay, tam.; Chaabe, tel.;Kahvé aghadji, tur.
Arbrisseau toujours vert, originaire de l'E-thiopie, acclimaté dans les différentes contréeschaudes du globe, et principalement aux An-tilles, au Brésil, à Saint-Domingue, à Moka.
Tout le monde connaît sa graine, sous lenom de café, et ses usages dans l'économiedomestique. Il contient un principe particulier,la caféine.
Les feuilles du caféier semblent devoir êtreemployées à faire un thé de café comme succé-dané du thé de la Chine. Elles contiennent dela caféine. (Ton den Corput.)
Payen, dans son travail sur le café (.7. depharm. et de chim., 1849), attribue à cette sub-stance la composition suivante : Cellulose 3i ;eau 12; substances grasses 13; glucose, dex-trine, acide végétal indéterminé 15, 5; légu-mine, caséine 10; ehhroginate de potasse et decaféine 5; organisme azoté 3; cmféine libre0,8 ; huile essentielle concrète, insoluble dan»feau, 0,001; essence aromatique, fluide àodeur suave, soluble dans l'eau et essencearom. moins soluble 0,002; substances miné-rales 6,697 = 100.
Le but de la torréfaction est de développerune huile pyrogénée, qui donne au café lasaveur et l'arôme qui le font rechercher partous les peuples. Pendant la torréfaction ducafé, environ la moitié de la caféine disparaîtet il résulte des recherches de M. Personnequ'elle se dédouble en produisant de la mê~thglamine, base qui existe en quantité appré-ciable dans le cale torréfié. L'emploi de l'acétatede ffléthylamine, comme médicament tonique,par M. Bôhier, porterait à penser que l'actionexcitante du café serait due non à la caféine,mais peut être à la niethylamine.
Le calé torréfié a été proposé comme désin-fectant et pour dissimuler l'odeur du musc, del'ase fétide, du castoréum, l'odeur et la saveurde l'huile de foie de morue. Le café en liqueurest quelquefois employé comme stimulant dansles empoisonnements par les narcotiques, etpour dissimuler l'amertume du sulfate de qui-nine, du sulfate de magnésie et du séné. (V. cesmots.) Il a été proposé par le docteur Guyotcontre la coqueluche ; par le docteur Trous-seau, contre la goutte, la gravelle et les affec-tions calculeuses.
Le docteur Grindel a employé avec succès ladécoction de café non torréfié contre les fièvresintermittentes.
Le ciifi: nègre est la semence torréfiée duCassia orientalis.
CAFÉINE.
Théine, Guaranine, Théobromine, Méthylthéo-
bruinine.
Thé vert ou noir de bonne qualité......... Q.S.
Versez sur le thé réduit en poudre gros-sière deux fois son poids d'eau bouillante.Laissez macérer quelques instants à la chaleurdu bain-marie. Introduisez la poudre humidedans un appareil à déplacement et épuisezpar le chloroforme.
Traitez par l'eau bouillante le résidu de ladistillation du chloroforme, filtrez, ajoutezune petite quantité de noir animal, filtrez etfaites cristalliser.
On peut préparer de la même manière lacaféine avec le guarana ou le cale.
En traitant la caféine par l'acide azotiqueconcentré, on obtient par l'évaporation unrésidu coloré en rouge brun. Cette couleurpasse au rouge violet par addition d'ammo-niaque.
La caféine, découverte en 1819 par Runge,et décrite en 1821 par Pelletier et Robiquet,se trouve aussi dans le fruit du paullinia sor-bilis, dang le guarana, les feuilles de l'ils-xparaguayensis, le cacao.
Prismes blancs, soyeux, longs, ténus, d'unesaveur amère, solubles dans 93 p. d'eau à-f-12°,dans 25 d'alcool à 90°, dans 300 d'élher etdans 9 de chloroforme, fusibles à -\- 178°,volatils à -f- 185°, solubles dans l'acide muria-tique; le tannin précipite la caféine en blanc;le chlorure de platine, on jaune; les acides sul-furique et muriatique forment avec elle des selscristallisai >les. Elle n'est point vénéneuse. Lacaféine chauffée a\ec une solution très-con-centrée de potasse donne de la méthylamiw.(Wurti). On pourrait utiliser les coques decacao pour en extraire la théobromine (V.Bull. Un. ph. 1879), homologue de la caféine.
La caféine a été proposée comme excellentremède à opposer à la migraine et autres né-vralgies; mais elle trouverait, d'après Guider,Huchard, etc., sa principale application dansles maladies du cœur; la dose variant de 0,25à 1 et 2 gr. par jour. On a proposé dans lemôme cas le citrate de caféine, le Lenzoate, lebrorfrhydrate, le valérianate. La caféine a aussiété administrée contre les fièvres intermit-tentes; on a essayé dans ce but Varséniate decaféine (Gastinel, Scliep).
Gubler a fait connaître, le premier lesremarquables effets diurétiques de la caféinedans les cas d'anasarque symptomatique d'af-fections cardiaques. La caféine l'emporteraitsur la digitale, non-seulement sous le rapportdes effets diurétiques, mais au point de vuede son action diffusée. La théine, la caféine,la guaranine, la théobromine, la matéine,
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