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CAILLE-LAIT. — CAMOMILLE.
si rapprochés les unes des autres, jouiraientdes mêmes vérins diurétiques que la baseorganique du café.
La caféine étant peu soluble dans l'eau etses sels étant décomposés par ce liquide,M. Tanret a proposé les formules suivantes,qui permettent d'obtenir des solutions con-centrées de caféine. Benzoate de soude3,40, caféine 2,50, eau 6 gr. ou Q. S. pour10 cc ; chaque centimètre cube de cette solu-tion contient 0,25 de caféine. Ou encore :Salicylate de soude 3,10, caféine 4, eau distil-lée 6 gr. ou Q. S. pour faire 10 cc ; faire lasolution h chaud ; chaque centimètre cubecontient 0,40 de caféine.
VEthoxycaféine, qui a été proposée commeantinévralgique à la dose de 0,25, est de lacaféine dans laquelle un atome d'hydrogènea été remplacé par le groupe oxyéthyle. Ai-guilles blanches, insol. dans l'eau.
CAILLE-LAIT *.Gallait; Gqlium luteum (Rubiacées.)
Meyerkrant, Gelbes labkraut, al.; Yel'o-w ladies beds-tro"w, ang.; Cuajaleche, Gatio, ESP.; Gaglio giallo, it.
PlanteQcommune dans les prés secs et surla lisière des bois, reconnaissable à ses tigesfrêles, couchées, à ses fleurs jaunes, très-pe-tites, nombreuses et odorantes.
Astringent léger, antispasmodique, antidar-treux, diaphorétique. Peu usité.
Le Caille-lait blanc , Galium album, Galiummoltugo, jouit des mômes propriétés. Le G.Palustre, et le G. rigidum seraient, dit-on,surtout le premier, d'excellents antiépilepti-ques. La pâte et Vclixir antiépileptique deLarnage de TRermitage et Vélixir de Taillotte,sont à base de caille-lait blanc, dont le suc avaitété indiqué comme antiépileptique, par Murrayet par Mérat.
Le Grateron ou Riéble, Galium aparine, apassé pour diurétique et antigoutteux. Il a étépréconisé par Dioscoride, et, depuis quelquesannées, par le docteur Ferramosca, contre lesscrofules; les fruits cornés, torréfiés, ont (Héemployés comme succédané sérieux du café,pendant le blocus continental.
CAINÇA *.Cahinca; Chiococca anguifuga. (Rubiacées.)
Traubenfoermige chîokocke, Kainza-wurzel al.
Racine rameuse, composée de radiculesle plus souvent contournées, de la grosseurdu petit doigt à celle d'un tuyau de plume.L'écorce est striée, grisâtre et le corps ligneuxblanc. Elle est très-amère, et contient le prin-cipe actif. Son odeur se rapproche un peu de
celle de la valériane. Le caïnça contient : ma-tière grasse verte odorante; acide caïncique ;extractif jaune amer; matière colorante brune.
Le caïnça est purgatif et vomitif. Il a étéemployé avec succès dans les hydropisies. Onl'a cru propre à combattre la morsure des ser-pents. Peu usité. On en fait un infusé, ou dé-codé (pp. 20 :1000), un extrait, une teinture,un sirop. Dose de la poudre : 1 à 2,0.
A la Guadeloupe, on emploie le Chiococcaracemosa contre la syphilis et le rhumatisme.Brandes y a trouvé de la efdococcine qui, d'a-près Von Santen, n'est autre que de l'émé-tine.
CALAGUALA. (Fougères.)
Plusieurs rhizomes portent le nom de Cala-guala et ont été employés à des usages sem-blables à ceux du polypode d'Europe, aveclesquels ils ont a^sez de rapport. Celui ducommerce est la souche du polypodium ddian-tMforme, plante de l'ile Maurice, des Antilles,du Brésil. Les autres espèces, entre autres lepotypodium-calaguala, de Ruiz, ne viennentpas dans le commerce d'Europe. l"-ité dansla médecine américaine comme sudorifique,antisyphilitique et antirhumatismal.
CALAMENT.
Calamiidha o/fteinalis, 31elissa calamintha,Menthà calamintha. (Labiées.)
Kalaminthmelisse, Bergmtinze, al;- Calamento, ESP.
Plante indigène possédant les vertus desautres labiées aromatiques.
CALEBASSIER.
Crescentia cujete. (Solanées.)
Le fruit, nommé calebasse ou catabasse, estgros comme un melon; sa chair pulpeuse inté-rieure sert à une multitude de remèdes chezles nègres. On en prépare aux Antilles denombreux médicaments Ioniques et pectoraux.
Une cucurbitacée ; le Lagenaria rulgarisfournit aussi un fruit, nommé calebasse ougourde ou cougourde, qui est très-vénéneux àl'état sauvage. Les semences sont laxathes étantprises en lavement sous l'orme d'émulsions.
CAMOMILLE.
Quatre plantes % synanthérées de ce nomsont indiquées dans les pharmacopées.
1° camomille romaine, Chamœmelum, An-thémis nobilis &*.
Kamillen, Roemische kami]!en,AL.; Camomille, Roman Ca-momille, ang.; Ehdaklmirzis, Baboimigh,AR.; Romerke,Cameelblonster, dan.; Jïaazanilla romana, esp.; Boom-