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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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BOUGIES MERCURIELLES.

Blennorrhée chronique rebelle.

On peut obtenir ainsi des bougies d'iodurede plomb, de mercure, de fer ; au calomel, ausublimé, à l'opium, etc. Pour celles au tannin,et à l'alun, il faut supprimer la gélatine.

Avec ces formules on peut aussi préparerdes pessaires et des suppositoires. (V. ces mots,et Bougies porte-remèdes.)

Bougies mercurielles, de Plenck.

Cire jaune..... 180 Ext. de saturne. 15 Calomel.. 3

Bougies mercurielles dissolubles.

Sublime corrosif----0,23 Eau................ 60,0

Extrait d'opium..... 4,0 Gomme arabique... Q. S.

Faites une dissolution épaisse , danslaquelle vous plongerez les mèches a plusieursreprises, en faisant sécher chaque fois. (Aug.)

Dans la gonorrhée chronique.

Bougies mercurielles, de Falk.

Térébenthine....... 4.0 Mercure doux....... 8,0

Résine laque........ 2,0 Précipité rouge...... 2,5

Emplâtre mercuriel. 60,0 F. S. A. (I'id.)

Bougies saturnines.

Bougies de Goulard ou d'acétate de plomb.

Cire jaune............ 24 Extrait de saturne.... 1

Les bougies de Goulard prennent les nomsde fortes, moyennes ou faibles, selon qu'ellescontiennent 3, 6 ou 24 parties de cire, pourune d'extrait de saturne. (Guib.)

Bougies de Daran.

Fiente de brebis.. 1000,0 Nicotiane, poignée----- 1

Huile de noix..... 5000,0 Lotier odorant, poign.. 1

Ciguë, poignée ___ 1 Millepertuis, poignée.. 1

.Cuisez, passez, et remettez sur le feu avec:

Suif et axonge, àâ................. 1500,0

Ajoutez à la masse liquéfiée :

Litharge.......................... 4000,0

Et après incorporation parfaite :

Cire jaune......................... 10,000

Faites des bougies. (Cad.)Foy et Guibourt suppriment la fiente, etréduisent la litharge à 2000.

Bougies avec la potasse caustique.

Totasse caustique... 0,20 Eau................ 60,0

Extrait d'opium..... 4,00 Gomme arabique... Q. S.

Opérez comme pour les bougies mercuriellesdissolubles.Dans la gonorrhée chronique.

Bougies élastiques (Vernis pour les).

Huile de lin litbargirée... 1 Succin.......... 1/3

Essence de térébenthine.. 1/4 Caoutchouc..... 1,20

Bougies porte-remèdes.Un pharmacien, de Paris, M. Reynal, estl'inventeur de ces bougies. La substance plas-tique est un mélange de gomme et de gélatine,fondu avec Q. S. d'eau, puis coulé dans desmoules. Pour rendre ce composé actif, on yajoute, selon le cas, avant de le couler, de l'ex-trait d'opium, du tannin, du chlorure de zinc,

BOUILLONS MÉDICINAUX.

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du calomel, du nitrate d'argent, etc. (V. B.iodurées.)

Non-seulement on peut préparer ainsi desbougies pour Furèthre, mais aussi des bougiespour le col de l'utérus (ces dernières sont lon-gues de 3 à li centimètres), des pessaires, dessuppositoires pour le vagin et pour l'anus.

La substance plastique (gommo-gélatineuse)se dissout au lieu d'application dans l'espacede quelques heures, et en se dissolvant metl'agent médicamenteux en contact avec lestissus malades. Nous croyons ces moyens ca-pables de donner des résultats avantageuxdans quelques circonstances.

Bougies-chandelles médicinales.Il n'y a pas longtemps encore, un médecinde Paris, affichait un nouveau mode de traite-ment des maladies, par des bougies à brûlerordinaires, chargées de substances médica-menteuses. La composition de ces bougies nenous est pas connue ; mais on conçoit quedans quelques circonstances, cette médicationpourrait être appliquée. On se rappelle que desbougies dont la mèche avait été trempée dansune dissolution d'acide arsénieux ont causédes accidents toxiques. Les pharmacopées an-glaises indiquent des bougies de cire et de ver-millon, pour fumigation mercurielle.

BOUILLONS MÉDICINAUX.

Les bouillons sont des préparations magis-trales dont la base est la chair de divers ani-maux, à laquelle on associe souvent des matièresvégétales. Ce sont les kydrolés animaux deGuibourt.

On les divise en médicinaux et en alimen-taires. Ceux-ci peuvent se prendre dans toutesles conditions de la vie ; c'est pour les maladesque sont réservés ceux-.

Les règles auxquelles on doit s'astreindredans la préparation des bouillons médicinauxsont : 1° de ne se servir que de substancesanimales très-fraîches, dont encore on a eusoin de retirer toutes les parties (les intestinset la coquille des limaçons, les intestins et lapeau des grenouilles) qui pourraient donnerau bouillon une odeur ou une saveur désa-gréable étrangère ; 2° si le bouillon ne con-tient rien que le feu puisse dissiper, on peutopérer à feu nu ; dans le cas contraire, on opé-rera au bain-marie et à couvert, en employantdans l'un et l'autre cas des vases de terre, depréférence à ceux de métal ; 3° la durée dela cuisson est d'environ deux heures ; à" ajou-ter les aromates à la fin ; 5° ne pas en fairepour plus d'un jour, deux jours au plus.

Les bouillons médicinaux remplissent pres-que toujours la double indication d'un effetthérapeutique et d'un effet alimentaire : aussitrouvent-ils leur emploi dans les convales-