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BOUCAGES. — BOUGIES MÉDICINALES.
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ment alcaline, s'effleurissant à l'air. Il se dis-sout dans 22 p. d'eau froide et dans 2 p. d'eaubouillante; il est insoluble dans l'alcool à 90 e ;soluble à 107° dans son eau de cristallisation(Jeannel).
Fondant, astringent, résolutif, employé encollyre dans les granulations de la cornée, engargarismes dans les aphtes, en pommadedans les dartres. On le dit obstétrical.
Dans les arts, il sert à souder les métaux ;de là son nom de chrysocolle (xpwo'î, or, et xoX-xàv, souder). 1,'octaédrique, qui contient moinsd'eau, est préférable pour cet usage, surtouts'il a été fondu, car alors il est anhydre.
Incomp. : acides forts, chlorures de chaux,de magnésium, potasse, sulfates.
C'est à peu près le seul borate employé enmédecine. Parmi ceux que l'on a tenté d'in-troduire dans la matière médicale, nous cite-rons les borates d'ammoniaque, de potasse, demercure, ce dernier possède, dit-on, les pro-priétés du calomel; on l'obtient, selon Gui-bourt, en décomposant une dissolution alcoo-lique ou aqueuse de sublimé corrosif par uneautre de borax; il se produit un précipitérouge-brun, qu'on lave et qu'on sèche : c'estle borate mercuricl.
Il existe près d'iquiquc (Pérou), etenBolivie,un borate double de soude et de chaux (appelépar les minéralogistes, borocalcite, boronatro-calcite, hayésine, uleuiite), qui a été analysépar MM. Hayes, L'iex, Lecanu, Salvetat, Thier-celin (V. Un. ph. 1872).
Depuis quelques années les Etats de Califor-nio et Nevada exploitent d'immenses gîtesberato calciquesctsodiques: les marais de Co-lumbus et les boues de certains lacs américainsproduisent actuellement du borax et de l'acideborique en quantités inépuisables (Un.ph. 1877).
BOUCAGES.
Rossbibernellc, Steiobibernelle, al.; Small barneft Saxi-frage, ang.; Steenbrekke, Qwœseûrt, Biergroed, Pim-
pinelle, dan.; Pimpinela blanca, esp.; Kleine bevernel,hol. ; Pimpinnella bianca, it.; Biedrznyniec, tol.;Pimpinella bianca, por. ; Bakrot, su.
Le grand boucage, grande saxifrage, Bou-quetin ; Pimpinella magna, et le petit bou-cage, Persil de bouc ; Pimpinella saxifraga,sont deux plantes (Ombellif. ) % communesdans nos contrées. Leurs racines, caractériséespar une odeur de bouc, ont été employéescomme antispasmodiques et vulnéraires.
BOUGIES MÉDICINALES.
Les bougies sont de petits cylindres degrosseur et de longueur variables, mais géné-ralement grêles et flexibles. Elles sont effiléesen cône par un bout, et destinées à être intro-duites dans le canal de l'urèthre.
On les divise en emplastiques, et en élasti-ques ou instrumentales.
Les éléments propres à la confection despremières sont des bandelettes de toile ou desfils de soie ou de coton, disposés en mèches,puis de la cire, des céréolés, des emplâtres,soit seuls, soit additionnés de substances mé-dicamenteuses actives.
Leur mode de préparation consiste c à plon-ger les mèches dans ces substances fondues,et à les rouler sur un plan uni, pour leurdonner la forme nécessaire. Elles doivent êtrebien polies. On leur donne une longueur de10 à 30 centimètres.
Les bougies et les sondes élastiques se pré-parent en plongeant à plusieurs reprises, fai-sant sécher à l'étuve et ponçant chaque foisun tissu tubuleux, dans un vernis dont nousdonnons la formule ci-après; Ces bougies,ainsi que les sondes, sont du ressort du fabri-cant d'instruments de chirurgie. On en faitaussi en argent, en or, en ivoire flexible, etc.
En tète de ces bougies, on fait un bourreleten cire à cacheter, lequel sert à attacher l'in-strument au besoin. Leur longueur est de 27à 30 centimètres. Leur numéro va en crois-sant, du n° 1 au n° 24, et plus si on le com-mande. De 5 à 8 sont les grosseurs les plusemployées. On prend le numéro d'une bougieh l'aide d'une lame en métal percée de trouset nommée fùicre. Le n° 1 porte 2 millim.(1 iig.) de diamètre, qui augmente de 1/2 mil).(1/4 de ligne) jusqu'au n° 15 qui a 10 mil).(It lignes 1/2) de diamètre.
Les bougies emplastiques sont employées,ou simplement comme corps dilatant, aucomme fondant, cahérétique, siccatif; les in-strumentales ne sont guère employées quepour dilater le canal dans les cas d'obstruc-tion, et pour faciliter la sortie de l'urine.
Bougies emplastiques proprement dites.
Cire jaune............ G Huile d'olive .. 1 fPir..)
Bougies avec le calomel
Calomel ............... i Cire blancbe .. £3 (Ber.)
Bougies camphrées.
Graisse de mouton. ïOO Cire. 10 Camphre pulv. 130
Faites fondre le camphre dans la graisse etcoulez le tout dans un moule cylindrique (enpapier fort) ayant environ 1 centimètre de dia-mètre. On compte les cylindres de la longueurde à cent, pour l'anus, et de 6 à 8 pour l'utérus.
Hémorrhoïdes, affections utérines. Elles fontpartie de la médication de Raspail.
Bougies iodurées (iodognosie).
Gélatine. 2 Gomme. 2 Sucre. 1 Eau de roses. 4
Faites fondre au B.-M., et ajoutez :
Iodure potassique................. 1
Plongez dans ce mélange des cylindres decaoutchouc, de gutta-percha, etc., et opérez dureste comme pour la gélatinisation des pilules.