BASILIC.
BAUME DE GURGUN.
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BASILIC
Grand basilic; Ocimum basilicum. (Labiées.
Basilienkraiit,Kœnigskraut. Herrnkraut, al.; Basil, ang.;Berendaros Rihan, ah.; Basilic, d\n.; Albahaca, ESP.; )Batsemkruid, hol.; Kali tulsi, ind.; Basilico, it.; jlleban schab, fer.; Bazylico, pol.; Alsavaca, por.; !Basilica, su ; Tirnut paterne \erie, tam.; Vepudipatsa,Vittilu, tel.; Feslien, tur.
Plante ©de l'Inde, cultivée dans les jardinset jusque sur la fenêtre du moindre artisan,à cause de la suavité de son odeur. Elle eststimulante, bien qu'on l'ait dite rafraîchis-saule et antigonorrhéique. Dose: 10 gr. eninfusion. Les Arabes emploient la décoctionconcentrée, en gargarisme contre lesapktes.
Sou nom botanique vient de oZa>, je sens,etpœoiXiffo;, royal, d'où son nom d'Herbe royale.
Plusieurs autres ocimum sont employésdans la médecine des Indiens.
BATIATOR (Racine de).LeBatiatorest un succédané de l'ipécacuanha( Stan. Martin, Bull, thérap.). La thérapeu-tique ne possède que quelques vomitifs,entre autres le Tartre stibié el l'Ipéca. L'apo-morphine provoque aussi le vomissement eninjections hypodermiques à la dose de 1 ou 2milligr. La plante qui fournit la racine de ba-tiator se trouve au Sénégal, la famille en estencore inconnue. Cette racine est longue, grêle,de la grosseur d'une plume de corbeau, cylin-drique et ridée longitudinalement, grisâtre.Sa cassure est netle, la saveur un peu acre,l'odeur nulle ou légèrement nauséeuse. Ré-duite en poudre, on peut l'administrer auxmêmes doses vomitives que, l'Ipéca ; dans ladyssenterie, elle rend de grands services auxnègres qui en font un usage fréquent. Nuldoute que la racine du batiator ne trouve unjour sa place dans notre matière médicale.
BAUMES.
Balsam, al., ang., ar., dan,, pol., rus., su.; Balsamo,esp., it., por.; Balsem, hol.; i'eleseng, tur.
Le nom de baume parait avoir été donné,dans l'origine, à des compositions onguen-taires auxquelles on attribuait des vertus sou-veraines. Plus tard, ce nom fut étendu à despréparations liquides, odorantes, généralementalcooliques (V. Alcoolats, Teintures), dans les-quelles on avait généralement la plus grandeconfiance. Plus tard encore, on appliqua le nomde baume à des substances naturelles odorifé-rantes. Enfin, de nos jours, les pharmacolo-gistes, d'accord avec les chimistes, ont restreintcette dénomination à des produits végétauxnaturels,dont la composition commune peutêtre assez exactement représentée par de laj'usine, de l'huile volatile _et un acide de lasérie aromatique (acide benzoîque, etc.).
Quant à nous, qui ne devons pas être dogma-tiques, nous rangerons en deux ordres, sous le
nom de baumes, les baumes proprement dits ounaturels, et celles des anciennes compositionsbalsamiques (que nous nommerons baumesfactices) qui ne peuvent être nettement classéesavec les onguents, les alcoolats, ni avec d'autresgenres de médicaments bien définis.
BAUMES NATURELS.
Ces produits sont la base de médicaments dedifférentes formes, et dont quelques-uns sontassez employés, soit à l'intérieur, soit à l'exté-rieur. Rarement ils sont employés à l'étatnaturel en fumigations. Ils possèdent tous lapropriété dite balsamique.
Ils ont pour caractères communs de posséderune odeur suave, d'être solubles en forte pro-portion dans l'alcool et dans l'éther, d'où l'eaules précipite, de céder à celle-ci leur acide na-turel qu'on peut également retirer par subli-mation ou par précipitation. On peut les divi-ser en deux groupes : 1° ceux contenant del'acide benzoîque ; 2° ceux contenant de l'a-cide cinnamique.
Les principaux baumes naturels sont lesbaumes de Calaba, du Pérou, de Tolu ; lebenjoin, les storax, le styrax. Quelques pro-duits naturels, vulgairement appelés baumes,ne sont que des térébenthines. (V. ce mot.)
BAUME DE GURGUN (WOOD-OTL).Balsamum Gurjunœ; Baume de diptérocarpe
Huile de bois; Angl., Gurjim balsam.,
Wood-oil.
Le baume de Gurgun est fourni par diffé-rentes espèces du genre Dipterocctrpus (Dtp-terocarpées, Dryabtdanopsidées). Légumineusesqui croissent dans les Indes-Occidentales etl'Archipel Indien. Ces arbres sont remarqua-bles par leur hauteur et leur beauté ; certainsindividus atteignent 70 mètres de haut et,"i mètres 50 de cireonf. L'espèce la plus ré-pandue est le Bipterocarpus turbinatus,Gœrtn, à côté duquel on cite encore le B. ala-tus et le B. ineamts; Roxburgh a fait con-naître ces espèces et la manière dont se faitla récolle du Gurgun. D'autres, B.Ceylanicus,hispidm, de Ceylan, B. trinervis, gracihs,Uttoralis, retusus, de Java el des Philippines,fournissent, plus rarement, un produit analo-gue. La plus grande partie du baume de Gur-gun, vient de Burma et des détroits. 11 estobtenu en incisant les arbres avec la hache.Vers la fin de la saison sèche, on y creuse unecavité assez large dans laquelle on fait du feu,de même que pour le baume du Pérou. L'oléo-résine qui en découle est recueillie dans desvases de bambou. On l'abandonne au repos,puis on décante la couche supérieure plus li-quide d'une couche plus épaisse qu'on dési-gne sous le nom de Guad. On extrait l'huile