1
280
BAINS
tionnant <ous une pression de .'i h 6 centim.de mercure.
Kous rapprocherons dans la douche Fappli-cation des liquidi s pulvérisés en insufflations
(Fig. 45.)
dans la bouche, dans les appartements, etdont la forme est aujourd'hui très-variée.Voici les ligures 44 et 48 de quelques appa-reils. Tous se rapportent aux appareils pri-mitifs des docteurs Sales-Cirons et Mathieu.
Bains de pieds ou pcdiluvcs. Ils peuventavoir différents buts, cependant ils sont plusgénéralement employés à titre de révulsifs.Alors on y fait entrer des substances irritan-tes dont on aide l'action en élevant la tem-pérature de l'eau.
On a inventé un appareil assez ingénieux(thermopode) pour donner des bains de pieds ;cet appareil se compose d'un seau en métal (ilserait peu'-être mieux qu'il fût en matièremoins conductrice de la chaleur); le long de laparoi descend un tube en fer-blanc qui, arrivéà la partie inférieure, se courbe et vient abou-tir au centre du fond, où il se termine enpomme d'arrosoir. Lorsqu'on veut réchaufferle pédiluve, on verse l'eau chaude par l'extré-mité supérieure du tube; de cette manière onn'a pas besoin de découvrir le bain, et le mé-lange de l'eau chaude avec l'eau refroidie, sefaisant par le fond, est beaucoup plus exact.Il serait rationnel d'appliquer ce principe auxgrandes baignoires : l'excédent d'eau pourraits'écouler par un trop-plein.
Nous prendrons occasion de ces détails pourdire un mot du chauffage de l'eau des bains.Dans les grandes villes où il y a des établisse-ments de bains, l'administration de ces moyensmédicinaux ne souffre aucune difficulté. Maisil n'en est plus de même dans les petites lo-calités. Les renseignements que nous allonsdonner pourront donc être quelquefois utilisés
par les médecins de campagne. Aujourd'hui,dans les établissements de bains ou autres,où on a besoin d'eau chaude, on ne chauffeplus l'eau directement, mais à l'aide de lavapeur que l'on fait dégager dans un généra-teur, sorte de petite chaudière a cou-vercle muni d'un tube qui amène la vapeur ausein des grandes cuves contenant l'eau qu'onveut chauffer. Ils épargnent ainsi l'achat dechaudières métalliques énormes et de grandsembarras. 11 serait, selon nous, souvent faciledans les ménages, où l'on possède rarementdes chaudières assez grandes pour chaufferl'eau des bains, d'improviser quelque chosed'analogue.
Cette méthode de chauffage de l'eau estfondée sur ce principe de physique, qu'unpoids donné d'eau réduit en vapeur en amè-nera un autre cinq fois plus tort à la tempé-rature de l'ébullition. La température ordi-naire du bain étant de 33° centig., et l'eauayant, en moyenne, déjà une température de!5°centig., il s'ensuit qu'ilne faut, pas réduireen vapeur une grande quantité d'eau pourfaire chauffer un bain.
Il existe d'ailleurs des baignoires qui por-tent avec elle l'appareil caléfacteur pour lechauffage de l'eau. L'eau étant amenée à latempérature voulue, on enlève l'appareil.
Bains de m vins ou manutieoes. Rien de plussimple que leur administration.
Bains de siège on île fauteuil. Dans cettesorte de bains, la partie inférieure du troncet le haut des cuisses seulement sont soumisà l'action thérapeutique du bain. Ils convien-nent dans certaines affections locales où lebain entier n'est pas nécessaire.
Il peut admettre, relativement à sa naturecomme le bain général, une foule de variétés.Sa température, sa durée, subissent les mêmesmodifications. Le fauteuil à bain de siègepourrait recevoir le même perfectionnementque le seau à pédiluves.
Les bains mous nous intéressent peu; lesplus usités sont ceux de boues minérales, demare de raisin, de fumier chaud, de dêgrasd'huile.
I.a boue saline des bords de la mer est em-ployée très-chaude, par les habitants de laCrimée et surtout par les Tartares, en bainscontre l'hypocondrie, le scorbut, la scro-fule, etc.
Les bains secs sont constitués par du sable,(arénation), du son, de la cendre chauffés, etdans lesquels on plonge tout ou partie seule-ment du corps.
Les bains de vapeur sont fort en usage au-jourd'hui. On les administre de deux manières.La première manière, celle qui se pratiquechez les particuliers, consiste à faire asseoir le