BAINS
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lement sur l'une de ses parties. L'eau froideest communément le liquide employé. L'affu-sion diffère de la douche en ce que dans celle-ci le fluide frappe d'une manière continue etavec une certaine force le point delà peau in-diqué ; de l'aspersion, en ce que le liquide iciest projeté sous forme de pluie ; du bain desurprise ou A'ondée, en ce que le malade reçoitcette pluie, d'une manière brusque et inatten-due ; de Vimmersion, en ce que la partie plongeentièrement dans le fluide.
D'après ce que nous avons dit, Paffusionpeut être générale ou locale; dans la première,le malade est placé nu et assis dans une bai-gnoire vide, on répand à flots sur lui quelquesseaux d'eau plus ou moins froide, puis onl'essuie avec des linges chauds et on le replacedans son lit. Dans le cas d'atfusion partielle,on la dirige uniquement sur la partie maladeen abritant les autres du contact de l'eaufroide : si c'est la tète, le malade est ordinai-rement placé dansunbain d'eau tiède ; si c'estla moitié supérieure du corps, dans un demi-bain. On remplace souvent le bain et le demi-bain par un pédiluve à haute température.
Les allusions sonl indiquées toutes les foisque le refoulement des fluides de la circonfé-rence au centre est nécessaire. Elles sontcontre-indiquées chez les personnes âgées, peususceptibles de réaction, et chez les personnespléthoriques.
La douche {duciu) est un bain local dans le-quel le jet d'un tluide gazeux ou liquide quel-conque est d'irisé avec plus ou moins d'inten-sité et d'une manière continue sur un pointdu corps. De la nature du fluide employé, desa température, du volume, do la force du jetet de sa durée, résultent les elfets variés queles douches sont susceptibles de produire.
On emploie l'air, l'eau commune, l'eau demer, les eaux minérales; des liquides aroma-tiques, toniques, alcalins, alcooliques ; del'huile, du lait, l'acide carbonique, etc.
On administre les liquides à l'aide d'un ré-servoir élevé : plus ce dernier est élevé, etplus*le diamètre de la colonne est grand, plusles effets de ta tlouche sont marqués. Cette co-lonne a ordinairement de quelques millimètresà 3 centimètres de diamètre, et le réservoir de2 à k mètres de hauteur. On administre aussiles douches en fdet, en arrosoir, en nappe. Onnomme douche descendante, celle dans laquellele liquide tombe verticalement de haut enbas sur la partie affectée, c'est la plus usitée;ascendante, celle où, au contraire, le liquides'élève; latérale enfin, celle où il est dirigé plusou moins horizontalement.
Ces divers modes d'application de l'eau ap-partiennent à V Hydrothérapie, qui aujourd'hui
constitue un système important de thérapeu-tique.
La douche est un moyen puissant de médi-cation, mais qui demande beaucoup de tactpour son indication. On tire aujourd'hui ungrand parti de la douche froide dans le trai-tement de l'aliénation mentale.
D'après des discussions récentes, l'absorp-tion par osmose n'aurait pas lieu dans lesbains, la peau étant incapable de rien absorberdes solutions aqueuses de médicaments, mêmeà doses élevées, en sorte qu'on devrait consi-dérer l'action des bains médicamenteux commeillusoire. Des bains généraux d'iodure de po-tassium, d'arséniates, de digitaline, ont étédonnés sans eifets toxiques ou curatils et sanspassage de la substance dans l'urine (Séguin,Réveil, Hébert). L'urine devient toujours al-caline après un bain acide aussi bien qu'aprèsun bain alcalin (Poulet). Il n'en serait plusde même avec Vhydrofêre et l'insufflationbronchique des liquides pulvérisés; dans cecas, l'absorption serait très-aclive.
Mathieu de la Drôme s'est servi de la mé-thode de pulvérisation des eaux minérales, deM. Sales-Girons, pour obtenir un système de
(F*, lik).
balnéation par affusion, avec lequel 3 ou k lit.d'eau pulvérisée, à l'aide d'un appareil dit hy-drofêre, remplacent les 200 ou 300 litres deliquide nécessaires à un bain ordinaire;c'est surtout avantageux pour les bains mé-dicamenteux ou d'eaux minérales naturelles,qui sont souvent d'un prix élevé. M. Hardy aexpérimenté avec succès les bains à l'hydro-fère, à l'hôpital Saint-Louis. L'hydrofère con-siste en une boite de cuivre contenant le li-quide, qui y est divisé très-finement par lecourant d'air crue fournit une soufflerie fonc-