BAINS.
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malade dans une sorte de baignoire en boisou en métal, recouverte de manière à ne lais-ser passer que la tète au dehors; ou bienencore on se sert de l'appareil suivant, quiremplit toutes les conditions désirables : il secompose d'une corbeille en osier ou d'unchâssis en bois se démontant, d'une toile ciréepour recouvrir exactement le châssis, et d'unvase muni d'un tube terminé par une pommed'arrosoir. Lorsqu'on veut le faire fonctionner,on fait asseoir le malade dans l'intérieur duchâssis, sur une chaise que supporte une toilecirée : on recouvre le châssis d'abord d'undrap ou d'une couverture, puis de la toilecirée dont nous avons parlé plus haut, en nelaissant que la tète du malade en dehors ; onfait arriver l'extrémité du tube à la partie in-férieure de cette sorte de baignoire, onchauffe le vase qui contient le liquide quel'on veut vaporiser, et le malade se trouvebientôt entouré d'une atmosphère de vapeur.
Dans les grands établissements de bains etdans les hôpitaux, on produit la vapeur dansun appareil situé dans une pièce particulière;le générateur de vapeur lance celle-ci pardesouvertures donnant dans une autre pièce, oùse trouvent les malades. Ceux-ci, à l'aide degradins établis à cet effet, s'approchent deplus en plus des bouches de vapeur à mesurequ'ils peuvent supporter un plus haut degréde chaleur. Mais on conçoit que ce derniermode ne peut être employé pour des gazdangereux à respirer.
La température des bains de vapeur variede 20 à 60 degréset plus. On en prolonge l'ap-plication depuis une minute jusqu'à plusieursheures. Leur durée ordinaire est de 25 minu-tes. Lorsque, par l'effet de la chaleur, il y acongestion au cerveau, on rafraîchit la têtedu malade à l'aide d'épongés imbibées d'eaufroide.
Une bonne condition, à la sortie des bansde vapeur, c'est de se mettre au lit pour quela transpiration continue et soit séchéc enmême temps.
On sait que l'on fait dés fumigations de cegenre, mais moins parfaites, en mettant dansune bassinoire les matières qui doivent pro-duire les vapeurs et en promenant cette bassi-noire dans le lit du malade.
Les substances les plus fréquemment em-ployées en bains de vapeur sont : le soufre,le cinabre, le benjoin, le succin, etc., pour lesbains de vapeur sèche, auxquels nous ajoute-rons les bains de résineux obtenus par la car-bonisation des copeaux de sapin : l'eau, l'al-cool, le vinaigre, les décodés aromatiques,émollients, etc., pour les bains de vapeur hu-mide.
On projette par portions sur des plaques de
tôle ou de fonte les premières substances ; lessecondes sont vaporisées par l'ébullition.
Lorsque les bains de vapeur ne sont quepartiels, ils prennent les noms de douches devapeur, de fumigations. Dans ce cas, on pré-sente l'extrémité du tube qui amène la va-peur à la partie affectée, en l'approchant oul'éloignant selon la sensibilité de la partie.
Assez souvent, faute d'appareil, on présentela partie malade au-dessus du vase où la va-peur se produit. Mais alors, pour ne pas perdrede vapeur, on improvise au-dessus du vase unconduit qui va de ce dernier à la partie ma-lade, avec un papier fort, une étoffe imper-méable; un entonnoir est souvent tout ce qu'ilfaut pour remplir le but. (V. Fumigations.)
Enfin, aujourd'hui on emploie des bains ga-zeux, c'est-à-dire préparés avec des gaz pro-prement dits : exemple, l'acide carbonique.
Réveil a proposé d'associer 500 gr. de gly-cérine aux bains médicinaux, en employantl'hydrofère. Pour ces bains glycérines, à l'hy-drofère, il a donné des formules de bainsglycérines alcalin, êmollient , aromatique , aubicarbonate de soude, iodobromuré , chloro-iodobromuré , iodo-ioduré , térébenthine, arse-nical, au perchlorure de fer, au sublimé, ausulfure de potassium. (Trouss. et Pid. 9° éd.1877.)
PRÉPARATIONS POUR BAINS.Bain acide.
Acide chlorhydrique du commerce.....
Eau Q. S. pour un bain , ou.........,
1 kilog.... 300 litres.
Mêlez, (f. h. p.)
La dose d'acide de cette formule est à peuprès la plus forte que l'on emploie ; le plusgénéralement elle est de 100, 250, 300 ou500 gram.
Bain alcalin
Balneum cum carbonate sodico.
Carbonate de soudedu commerce. 250 Eau. S50 à 300 Ht.
Faites dissoudre le sel dans une petitequantité d'eau chaude, puis versez le solutédans l'eau du bain. (f. h. p. el Codex.)
Bain alcalino-ferrugineux, de Raspail.
Dans une grande baignoire, après le pre-mier seau d'eau, versez :
Ammoniaque saturée de camphre.......... 200 gram.
Sel de cuisine............................ i kilog.
Achevez de remplir la baignoire et agitezavec une ou deux pelles rougies uu feu.
Pour une baignoire moyenne les doses sontréduites à moitié, et pour une baignoire d'en-fant, au quart. La quantité de fer qui peuten faire partie doit être à peu près nulle.
Bain ammoniaté
Chlorhjd. d'ammon. 2 kilog. Eau........ 300 litres