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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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BAGUENAUDIER. BAINS.

ovale, luisante, de couleur puce, et contenantelle-même une amande blanche, oléagineuse.Tout le fruit, le péricarpe surtout, a une odeuranisée très-forte et une saveur chaude sucréeet acidulé.

La badiane contient une grande quantitéd'huile volatile, une huile grasse, verte et acre,du tannin, de l'acide benzoïque.

La badiane esc en grande vénération chezles Chinois, qui en mangent après les repas eten brûlent devant les pagodes. Pour la méde-cine, c'est un stimulant, un stomachique em-ployé comme succédané de l'an is vert. L'huilevolatile sert, dit-on, à préparer la meilleureanisette de Bordeaux. Elle entre en forte pro-portion dans l'absinthe des liquorisfes.

On trouve quelquefois l'anis étoile mélangéde fruits de Vtllieaim religiosum. L'usage deces derniers peut causer des accidents graves.On les reconnaît à leurs dimensions ; ils sontd'un tiers moins grands que ceux de labadiane. Ils ont huit carpelles dont un petitnombre seulement arrivent à maturité. Enfinces fruits n'ont point l'odeur et la saveur sicaractéristiques de la vraie badiane. Ils sententplutôt le laurier ou le poivre cubèhe.

VHaofochest uneécorce à odeur de badianetrès-estimée des Annamites, contre la colique,la dyssenterie. {Un. ph. 1868.)

BAGDENAUDIER.

Séné indigène; Colutea arborescens. (Légum.)

Blasenbaumblaetter, Deutsche Sennesblaetfer,AL.; Bladdersemia, ang.; Espantalobos, ESP.; Schaap lingeboum,hol.; Veseicaria, Sena dei poveri, it.

Arbrisseau indigène, à feuilles d'acacia, àfleurs jaunes et à fruits vésiculeux.

Les feuilles ou plutôt les folioles, qui res-semblent assez bien à celles du séné, sont lé-gèrement purgatives et peuvent remplacer,dans certains cas, ce dernier, auquel on lesmélange quelquefois frauduleusement. Ellesont une amertume considérable, toute la planteest riche en tannin.

BAINS.Balneum des Latins, [5«Xav«ïov des Grecs.

Bad,Ai..; Bath,ANG.; Baiïo,ESP.; Bagno, it.; Hamam,Tuit.

Milieu dans lequel on plonge, dans desvues thérapeutiques, le corps ou seulementl'une de ses parties.

L'usage des bains, soit comme moj'ens hy-giéniques, soit comme agents médicamenteux,remonte à l'antiquité la plus reculée. Sous cedernier rapport, les anciens employaient beau-coup les eaux minérales, ainsi que l'attestentles nombreux monuments que l'on trouve en-core dans différentes localités riches en eauxminérales. Ils en obtenaient des cures telle-ment remarquables, qu'ils considéraient lessources de ces eaux comme sacrées. Du reste,

ils ne faisaient usage des eaux minérales qu'enbains, et aucunement en boissons, commenous le faisons de nos jours.

Eu égard à la partie immergée, les bainssont généraux, c'est-à-dire entiers, ou locaux,c'est-à-dire partiels. Ces derniers sont divisésen demi-bains, bains de pieds ou pcdiluves,bains de mains ou manuluves, bains de siègeou de fauteuil, etc.

Selon l'état moléculaire de la substance dubain ils sont liquides, et c'est le cas le plusordinaire, mous, secs ou gazeux.

Le bain liquide est constitué par l'eau, char-gée, soit naturellement {eaux minérales, eau demer), soit artificiellement, de principes médica-menteux. Cependant on connaît des bains desang, de lait, d'huile, de moût de raisin, devin, etc. On l'appelle bain de glace, quandl'eau approche de 0°; bain froid, de 10 à 20°;buin tiède, de 25 à .10°; bain chaud, de 30 à40° et plus (I). Ce dernier exige beaucoup deprudence.

On évalue la quantité d'eau nécessaire pourun bain ordinaire ou pour adulle, de 250 à 300litres; pour un adolescent à 200 litres; pourun enfant de huit à douzeans, à 100 litres; enfinpour les enfants au-dessous, de 25 à 50 litres.

Suivant la durée, on le dit : bain de courtedurée (quelques minutes), bain de moyennedurée (environ une heure), bain prolongéplusieurs heures.

En général, les bains ne doivent être admi-nistrés, ni dans les accès de lièvre, ni dansla sueur, ni lorsque l'estomac est rempli d'a-liments.

Les bains qui contiennent des préparationsmétalliques, sulfureuses ou iodées, suscepti-bles d'attaquer i'étamage des baignoires ordi-naires, doivent être pris dans des baignoiresde bois ou de zinc.

Lorsque le bain liquide n'est que partiel, onqu'il est administré d'une certaine manière, ilprend le nom de douche, de bain d'ondée, desurprise, à'uff'nsion, d'aspersion. Le bain russeet le bain égyptien, ou turc sont à peu prèstout cela à la fois, plus le massage ou frictionque l'on fait supporter au baigneur pourcelui-ci, et la flagellation pour celui-.

Nous entrerons dans quelques détails deplus sur les deux principales de ces variantesdu bain, c'est-à-dire sur l'affusionetla douche.

L'affûsion (de affundere, répandre) consisteà verser un liquide sur tout le corps, ou seu-

(1) Les degrés indiqués ici sont des degrés centigrades.33° centigrades est la température de bain proprementdite; elle correspond à peu près à 27o Réaumur. On s'as-sure de la température des bains à l'aide d'un instrumentnommé thermomètre a bains. C'est un petit thermo-mètre ordinaire, appliqué sur une planchette sur laquellesont marqués les degrés, et qui se tient verticalementdans l'eau à l'aide d'un flotteur en liège.