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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ART DE FORMULER.

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ce que nous voulons uniquement, c'est qu'onaccepte l'action thérapeutique comme un l'ait.

Ce que nous n'admettons pas non plus, c'estque le médecin, même' dans le cas son arta été jusque- impuissant, reste spectateurinactif des ravages du mal ; car ce serait direqu'il n'y a plus rien à découvrir en thérapeu-tique, que toute recherche, tout essai sontinutiles.

La médecine est un sacerdoce. La missiondu médecin est, comme celle du prêtre, toutede conviction, 'tout prêtre qui ne croit pas estun mauvais prêtre, et tout médecin qui necroit pas est un mauvais médecin. Dans le sa-cerdoce religieux, il y a le côté purement mo-ral ; il en est de même en médecine. En effet,les propriétés réelles des médicaments étantmises de côté pour un moment, il est un faitincontestable en médecine, c'est qu'il y a beau-coup à mettre sur le chapitre de l'hygiène et del'influence de l'imagination dans l'emploi desmédicaments. Les homœopalhes doivent àcette influence leurs plus beaux et peut-êtreleurs seuls succès, et les médecins conscien-cieux, qui savent s'en servir, ont autant às'en féliciter que leurs malades.

11 est digne de remarque, que ce sont leshommes qui connaissent le moins les médica-ments, la manière d'en tirer parti, qui y ontle moins de confiance. Combien de fois n'a-t-on pas vu des médecins habiles trouver desressources d'autres n'en voyaient aucune;employer des agents dont souvent on s'étaitdéjà servi avant eux, mais les rendre plus effi-caces par une manière nouvelle de les appli-quer, tantôt en élevant brusquement la dose,tantôt en changeant complètement leurs for-mes: en trouver même de nouveaux au be-soin et arriver ainsi, par des coups d'unehardiesse éclairée, à des résultats que n'obte-naient pas des hommes mal prévenus, plustimides ou moins adroits !

On réunit quelquefois plusieurs substancesmédicamenteuses, dans l'intention de voir leurseffets s'ajouter, se modifier, et d'obtenir ainsiune variété de médicaments pour ainsi direaussi grande qu'il y a de malades. On a blâmé,et beaucoup de ceux- môme qui admettentla pluralité des agents thérapeutiques, rejettentcomplètement l'association des médicamentssous prétexte qu'on embrouille ainsi des résul-tats qu'il était déjà bien difficile d'apprécieravec des médicaments simples.

Nous nous sommes déjà expliqué en partiesur les inconvénients qu'il y aurait à n'ad-mettre l'efficacité que de quelques substancessimples seulement. INous allons compléter notrepensée en traitant de la pluralité des médica-ments au point de vue de la proposition quenous venons de poser, c'est-à-dire de l'utilité

ou de la non-utilité de la mixtion des médi-caments.

C'est en débarrassant la matière médicalede toute superfetation, et en simplifiant le pluspossible les médicaments, qu'on fera avancerla thérapeutique. L'idée de n'employer quedes médicaments simples est, sans contredit,très-rationnelle. Mais dans l'etal actuel deschoses, ce principe est inadmissible en pra-tique. Si un jour la matière médicale arrive àoffrir au praticien des médical) ents simplesqui puissent remplacer dans tous les cas et entous points les médicaments composés, alors,mais seulement alors, on pourra n'employerque des médicaments simples. Mais quand,d'un côté, on voit les médicaments les pluspuissants ne pas toujours produire l'effet qu'onen attend, lorsqu'ils sont employés isolément,et, au contraire, atteindre le but lorsqu'on lesassocie à d'autres, ainsi que nous le verronsbientôt plus en détail ; quand, d'un autre côté,ou réfléchit que l'association des médicamentsparait être une loi de la nature qui, à cédéd'un principe énergique, en a toujours placéd'autres pour tempérer son action, méthodeque la pratique journalière ne fait en quelquesorte qu'imiter, on peut craindre que cettesimplification de la matière médicale ne seréalise jamais.

11 est d'un esprit philosophique, nous le re-connaissons, de chercher à se rendre comptedrs phénomènes qu'on observe, c'est sonsdoute ce qui fait rejeter l'emploi des médica-ments composés; mais il y a un écueil àéviter, c'est de pousser ce principe trop loin.Pourquoi, en eitèt, les choses existant, ne pasfaire avec les médicaments composés, commeavec les médicaments simples, constater le-sultat? Alors la thériaque, le diascordium se-l'onl considérée comme des médicaments sim-ples dont les effets sont un, bien que la causesoit mixte, et de celte manière on ne sera pasobligé de rayer de la matière médicale un cer-tain nombre de médicaments composés dontles propriétés ont été sanctionnées par l'expé-rience. Mais le musc, mais l'opium, qu'on re-garde comme des médicaments simples, con-tiennent chacun, d'après leur analyse, au moinsvingt substances, elles-mêmes composées, etcependant aucun thérapeutiste, que nous sa-chions, ne pense à les faire rejeter de la ma-tière médicale.

A force de vouloir simplifier, on arrive,comme par la voie contraire, à l'absurde ; ilserait aussi facile d'établir, si le sens communn'y mettait obstacle, que l'emploi des élémentschimiques comme médicaments est seul admis-sible, seul rationnel, comme il le serait defaire prévaloir uniquement les médicamentspolypharmaques ; et il ne faut pas désespérer