108
AKT DE FORMULER.
administré sous forme de simples prises qu'a-vec le même sel sous forme de pilules, il fautdonc les croire ; la forme pilulaire étant peufavorable à l'absorlion stomacale.
A la forme pharmaceutique nous rapporte-rons encore un mode d'administration des mé-dicaments qui a pris quelque extension dansces dernières années. Nous voulons parler de lamètlmde atmiatiique ou atmidiatrique (de àmi;vapeur et îaTpucii médecine) ou des inhalations.
On peut certainement retirer de ce moded'administration, qui peimet de faire entrer parles voies aériennes des substances gazeuses ouvolatiles dans ces voies elles-mêmes et dans letorrent circulatoire, des avantages nombreuxet importants. On connaît son application auxanestbésiques (étlier, chloroforme) ; à l'iode,au chlore, à l'oxygène, dans les atlections dela poitrine. Des praticiens l'ont aussi appliquéeau camphre, à la créosote, à l'ammoniaque, àl'acide benzoïque, à l'opium, à l'acide cyanhy-drique. L'emploi des cigares médicinaux serapporte à la même méthode.
Elle s'exécute , à l'aide de la chaleur ou àla température ordinaire, par voie sèche ouvoie humide. Bien entendu elle réclame sesprécautions, ses règles.
Ce qui précède se rapporte plus particuliè-rement aux inhalations directes et faites àl'aide d'appareils ad hoc. Mais il est une va-riante qui offre aussi son utilité, c'est celle qui
(Kg. 32.)
consiste à diffuser les particules médicamen-teuses, dans une chambre ou dans un es-pace plus ou moins circonscrit, en brûlant
par exemple des chandelles ou des Irochisquescontenant de l'iode, de l'arsenic, du mercure.On peut encore opérer en projetant le médi-cament sur des charbons allumés. Nous arri-vons ainsi aux fumigations employées bienplus au point de vue de l'absorption des par-ticules médicamenteuses par la peau que pailes voies respiratoires.
Il convient de ranger aussi, sous ce titre,l'administration des liquides médicamenteuxpar la pulvérisation des liquides, méthode quiparaît destinée à une grande extension dansle traitement des maladies dos voies aériennes,et qui a déjà soulevé tant de discussions. Eneffet, des médicaments dissous ou mêlés àl'eau, et celle-ci étant extra-divisée par le chocà l'aide des appareils déjà en usage (V. pj. 32).peuvent remplir utilement un nouvel ordred'applications. Deux autres appareils pour lapulvérisation plus fine des liquides et leur fa-cile pénétration dans les rameaux bronchiques,ont été proposés: l'un par M. Sales-Girons,l'autre par M. le docteur Siégle, de Stuttgart.(V. fig. hk et /i5, p. 272 et 273). (V. Bain*);
Choix des médicaments.
Le médecin dispose des substances innom-brables, simples ou composées, de la matièremédicale. Trouver parmi ces substances cellequ'il convient d'administrer dans un casdonné, est sans contredit le problème le plusimportant à résoudre pour le thérapeutisle.
Dans le choix d'un médicament, qu'il doiveêtre administré tel quel, ou faire partie d'uneformule, le médecin doit prendre différentescirconstances en considération. Parmi cesconsidérations, les unes sont toutes de conve-nance ou d'opportunité, les autres tiennent àl'essence même de la thérapeutique, c'est-à-dire à la saine application des remèdes, à leurcondition d'efficacité. Ayant indiqué les pre-mières en nous occupant de la rédaction d'uneformule, nous n'avons plus à nous occuper quedes dernières.
11 existe des données qui permettent de direque telle substance convient dans tel désordrefonctionnel, mais d'une manière générale seu-lement ; car il n'existe pas de données assezpositives pour que, dans chaque cas particu-lier, on puisse affirmer ce dire, d'une manièreabsolue. Aussi, à part le cas de traitementsspécifiques, le plus souvent n'est-ce qu'à titred'essai que le praticien commence une médi-cation, qu'il continue seulement si les effetsrépondent à son attente. Peut-on, sous ce rap-port, espérer mieux que ce qui existe aujour-d'hui? Notre réponse est affirmative. Peut-onespérer qu'on arrivera à un degré de certitudeabsolue élans l'application des remèdes? Nousne le croyons pas.