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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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ART DE FORMULER.

que ce serait pécher contre l'usage. Il serappellera que les tisanes se prescrivent parbouteilles ou litres ; les apozèmes, par k ou500 grammes et plus ; que les potions, les ju-leps, sont habituellement de50à200 grammes,le plus souvent de 125 ; les mixtures, de 1 à00 grammes; les opiats et électuaires, de 50 à200 grammes. Cependant on peut faire denombreuses infractions à ces règles.

Il se rappellera, en outre, que le poids despilules ne doit pas dépasser 30 centigrammes;et celui des bols, 1 gramme.

Bien qu'il ait indiqué sur sa prescription lemode d'administration, le médecin doit encorel'indiquer de vive \oix au malade ou à ceuxqui le soignent.

Quelques praticiens, peut-être avec raison,font deux ordonnances séparées : l'une, laformule proprement dite, destinée au phar-macien qui peut la conserver; l'autre, réduiteà l'instruction seulement, reste entre les mainsdu malade. Nous laissons aux praticiens le soind'apprécier laquelle des deux manières de faireest la plus convenable.

Toute ordonnance doit être lue avec atten-tion avant d'être signée et envoyée au phar-macien. Autant que possible, et à moins qu'iln'y ait de l'indiscrétion à en user ainsi, lemédecin mettra le nom du malade auquel lemédicament est destiné.

MODÈLE D'UNE FORMULE

POTION BALSAMIQUE.

% Copahu............ 50 gramm. (base) (1).

Jaune d'œuf, n° 1.. (intermède).

Sirop de cachou.... 50 (adjuvant).

Eau distillée....... 100 (excipient).

dist. de menth. 25 (correctif j.

Battez dans un mortier de marbre le copahu avecle jaune d'œuf; ajoutez peu à peu le sirop, puis leseaux distillées.

Ou tout simplement : F. S. A.

Prendre matin et soir deux cuillerées à bouche decette potion, en ayant soin de bien agiter la fiolechaque fois.

Régime.

Signature.

Date.Nom du malade.

Maintenant que nous connaissons le méca-nisme et les détails d'une formule, nous allonsentrer dans des considérations d'un autreordre sur l'art de formuler.

CONSIDÉRATIONS

Sur l'emploi des Médicaments au point de vuede l'art de formuler.Qu'est-ce qu'un médicament? On a beau-

(i) Quand une formule ne contient qu'une base, elle estdite MONOBASIQUS, etroLYuA^QUE lorsqu'elle en contientplusieurs.

coup discuté sur les différences qui existententre les médicaments, les poisons et les ali-ments. Essayons de fixer les esprits sur cequ'il faut entendre par ces mots :

Sont des aliments toutes les matières quiperdent le caractère qui leur est propre et quis'assimilent sous l'influence de la force vitale,sans exercer d'actions chimiques ou dynami-ques anormales sur l'organe fonctionnant.

Sont des médicaments les substances quichangent une direction vicieuse de la forcevitale en modifiant les fonctions des organes,soit par leur seule présence, soit parce qu'elleséprouvent elles-mêmes une modification.

Sont des poisons les corps qui apportentdans les fonctions des organes une perturba-tion plus grande que la résistance opposée parla force vitale.

Mais il ne faut pas donner aux mots un senstrop absolu. En effet, chacune des dénomina-tions ci-dessus peut appartenir à un mêmecorps dans des circonstances différentes. Ainsiune diminution de masse peut faire d'un ali-ment un médicament, tandis qu'une augmen-tation peut faire du même corps un poison.De même, par une proportion trop forte, onpeut changer un remède en poison, et réci-proquement un poison, môme des plus redou-tables, en un remède héroïque s'il est admi-nistré à faibles doses.

D'après ces considérations, nous avons donceu raison de définir plus haut le médicament :toute substance appliquée au corps humain,soit intérieurement soit extérieurement, dansun but thérapeutique.

Il y a quatre points principaux à considérerdans l'emploi des médicaments, savoir : la formepharmaceutique, le choix des substances, leurassociation et leur dose. A ces quatre pointsse rattachent tous les autres.

Forme pharmaceutique.

Il est des substances médicinales que la na-ture offre dans l'état sous lequel elles doiventêtre administrées; mais la plupart ont besoinde subir à cet effet différentes opérations phar-maceutiques, d'être disposées sous des consis-tances et des configurations diverses. Ce sontces dispositions appropriées à leur emploi,données aux médicaments, que l'on nommeformes pharmaceutiques. Les poudres, les ex-traits, les sirops, les emplâtres, etc., sont au-tant de formes pharn aceutiques. Nous n'en-trerons point ici dans des détails sur lesavantages et les inconvénients de chacune desformes médicamenteuses en particulier, ren-voyant pour cela au Dispensaire, toutes cesquestions se trouvent traitées.

La forme pharmaceutique a une importance