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DES SUCCÉDANÉS OU MÉDICAMENTS ANALOGUES.
VlOLARIÉES.
De l'amidon et dans un petit nombredu sucre. Ce sont des analeptiques.Par exception, des andropogons con-Graminées .....< tiennent de l'huile volatile, et le lo-
i LIUM TEMULENTUMOU ivraie, le BRO-I MUS MOLLIS, le FESTUCA QUADWDEN-
\ tata, etc., sont vénéneux.
(Des huiles volatiles, des gommesrésines. Ce sont des stimulants car-., minatifs ou antispasmodiques. Par/ exception, la ciguë, l'étlmse, l'œnan-V the safranée, sont toxiques.
Un principe alcaloïdique très-actifdomine dans toutes les espèces de cettefamille. Elles sont toutes de puissants
Solanées ....... ( encéphaliques. Les tubercules du so-
J lanum tuberosum et les fruits des S.f esculentumet Iycopersicum,parexcep-i tion, sont comestibles./ De la strychnine et de la brucine*
Strïchnées ..... ) Médicaments tétaniques des plus dan"
f gereux.
Il existe uniformément dans la ra-cine des violariées un principe vomitifqui permettrait leur emploi commeemétiques.
Nous eussions pu citer un grand nombre defamilles jouissant, comme les exemples ci-des-sus, de l'uniformité des propriétés médicinalesdes espèces. Mais nous devons confesser aussique d'autres, au delà du genre, offrent de très-grands disparates. Néanmoins il faut admettred'une manière générale que la similitude desorganes des végétaux produit la similitude desprincipes élaborés. Il suit de là que les pro-priétés médicinales des plantes d'un mêmegroupe naturel doivent être les mêmes ouanalogues. Ce fait est d'accord avec l'expé-rience. Il est, en effet, reconnu que si une es-pèce végétale sert d'aliment à un animal, uneautre espèce de ce genre, ou même d'un autregenre, mais de même ordre, est propre aumême usage. Pareillement, si une espèce estvénéneuse, les autres du même genre, si cen'est de toute la famille, le seront aussi. Onpeut donc prévoir les propriétés médicinalesd'un végétal, connaissant celle d'un ou plu-sieurs autres de son ordre botanique.
Cependant de ce fait, exceptionnel il estvrai, que l'on trouve les mêmes principes chi-miques et les mômes propriétés médicinalesdans des végétaux de familles fort éloignéessous le rapport botanique, faut-il conclure àla coïncidence de structure de certains deleurs organes ? C'est là une question que nous nechercherons pas à résoudre.Mais cette question,prise à un autre point 'de vue, fait découvrirun ordre d'analogies différent de celui offertpar les familles naturelles, et que, en fait desuccédanés, il sera quelquefois bon d'invoquer ;nous voulons parler de l'élaboration des prin-cipes de même genre chimique par des orga-nes de même nom. Ainsi on demandera :
Les principes acides aux fruits charnus.Les principes amylacés aux semences, racines et ligesdes monocotylédonées.
Les principes astringents aux feuilles, aux ccorces.Les principes colorants aux fleurs.Les principes huileux aux semences.
Ces considérations nous amènent naturelle-ment à dire un mot d'un point de physiologievégétale sur lequel les auteurs d'ouvragesd'histoire naturelle médicale n'ont point encoreappelé l'attention : nous voulons parler dumode de répartition des principes immédiatsdans les organes végétaux. Nous venons devoir que ces principes, au lieu d'être dissé-minés dans toutes les parties des végétaux,affectionnent, les uns les racines ; les autres, lesfeuilles, les fleurs, les semences, etc. Ce quenous voulons ajouter à ce point de vue, c'estque non-seulement les principes immédiatsaffectionnent un organe de préférence à unautre, mais encore s'y localisent. Dans lesgraminées, avant la maturité, les phosphatesse trouvent dans la tige qu'ils abandonnentpour se concentrer plus tard dans la semence.La morphine disparait à la maturité de^graines et de la capsule du pavot. Le sucren'est point répandu sans ordre dans la bette-rave, mais bien contenu dans des vaisseauxqui lui sont propres (Decaisne), et ces vais-seaux sont plus abondants dans la moitié in-férieure de cette racine, que dans la moitiésupérieure (Gaudichayd). Dans la canne saccha-rifère, le sucre existe en plus grande abon-dance dans le pied que dans le reste de latige, où sa quantité va décroissant presque enproportions arithmétiques. Ah uno disre om-nes. En effet, ce que nous venons de dire dela betterave et de la canne saccharifère doits'appliquer à tous les végétaux et doit êtreconsidéré comme une loi de la physiologie vé-gétale. On voit maintenant de quelle impor-tance est, pour la thérapeutique, la connais-sance de cette loi particularisée à chaque vé-gétal. Supposons, en effet, qu'au lieu de sucreil s'agisse d'un principe médicamenteux actif :quelle différence d'action n'obtiendra-t-on passur l'économie animale, selon que l'on aurarecours à la partie inférieure, moyenne ou su-périeure de l'organe végétal qui le recèle !Dans la rhubarbe, par exemple, ainsi quenous l'avons reconnu, les tiges et les feuillessont trôs-riclies en suc acide ; la racine estriche en principes amers et colorants, tandisque le collet ou mésophyte n'a qu'une saveurmucilagineuse. Aucun travail suivi n'a étéexécuté sur ce point de la matière médicale.Pour le quinquina cependant, on sait aujour-d'hui la partie de l'écorce où la quinine setrouve localisée; mais à ce fait se bornent àpeu près toutes nos connaissances.
Il résulte de recherches récentes de M. Cha-tin, sur les proportions de sucre contenuesdans les sues des végétaux, que certaines fa-