CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS.
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milles se composent de genres renfermant tousune proportion de sucre presque semblable ;que les familles durèrent quant à la propor-tion de sucre contenu dans leur sève ; qu'ungrand nombre de familles sont formées degenres qui diffèrent notablement par leur ri-chesse saccharine ; que les familles les plusnaturelles ne sont pas toujours les plus homo-gènes au point de vue de la richesse saccha-rine ; mais qu'en général, celle-ci est analoguedans les espèces du même genre. (V. Un.pharm., 1864.)
Ajoutons encore à ces notions rudimentairesles considérations suivantes. Non-seulementles plantes ne contiennent pas les mêmes prin-cipes aux diverses grandes phases de la vie,mais même encore du soir au matin, d'uneheure à l'autre, du moins pour quelques-unes.En effet, certaines plantes, certaines fleursnous en présentent des exemples frappants :l'œillet ne livre son parfum que si on le ré-
colle deux ou trois heures après une forte in-solation. Pour son parfum, la rose, au contraire,doit être cueillie le matin, aussitôt ouverte;et le jasmin, avant le lever du soleil. Ua cassiefarnèse donne un parfum différent selon quele distillateur l'a récollée le matin, le soir ouà midi. Aussi, dans les pays de grande culturedes plantes odoriférantes, à Grasse, parexemple,reconnaît-on en plein champ ces différencesselon les heures de la journée. Assurémentcette variation de principes dans les végétauxodorants se produit aussi, aux degrés près,dans les végétaux inodores.
Les conditions que doivent remplir les suc-cédanés sont les suivantes : 1° posséder uneaction aussi rapprochée que possible du mé-dicament que l'on veut remplacer, de manièreque s'il était moins actif, ce qui est le casordinaire, il suffit d'en élever la dose ;1° être d'un prix moindre; 3° autant que pos-sible, être indigènes.
CLASSIFICATION THÉRAPEUTIQUE DES MÉDICAMENTS
11 existe un assez grand nombre de classifi-cations thérapeutiques des médicaments (pres-que chaque auteur a la sienne) établies à despoints de vue différents. Celle que nous allonsexposer ici est de J. Pereira (1), mais quel-que peu modifiée par nous, afin de l'appro-prier aux idées de la médecine française et àl'économie de notre livre. Ainsi quelquesordres qui ne nous ont pas paru justifiés ontété supprimés, des noms qui n'auraient puêtre acceptés dans notre langue, ont été chan-gés; aux quelques exemples d'espèces, donnéspar l'auteur à la suite des généralités surl'ordre, nous avons joint toutes les espècesqu'on est habitué a considérer comme congé-nères, afin que ce travail pût en même tempsservir de tableau de succédanés, etc.
Mais nous ne nous dissimulons pas, bienqu'elle nous ait semblé plus satisfaisante queles autres, toute l'imperfection de cette classi-fication. La difficulté d'un bon travail de cegenre est inhérente au sujet lui-même. Elleprovient en effet de la faiblesse de nos con-naissances sur l'action bien définie, bien spé-cifiée de la plupart des agents thérapeutiques.
Nous avons dû faire ces remarques afin quel'on n'ajoute pas à ce document une impor-tance plus grande qu'il ne le mérite : ce n'estqu'un guide égaré lui-même quelquefois dansles méandres du chemin. Notre principal buten l'insérant, a été de faire connaître les idées
(1) Eléments of mateiua medica. Lond. 1848.
actuelles sur le groupement des médicamentset les dénominations consacrées.
CLASSE I. — ENCEPHALIQUES
(Cérrbro-spinants. )
Agents dont l'action se porte sur l'encéphaleou le système cérébro-spinal et affecte les fonc-tions intellectuelles, les sensations, l'irritabi-lité.
Ils doivent leurs propriétés à un alcali or-ganique, a l'acide cyanhydrique, à une huileessentielle, etc.
Ordre I. — Convulsifs {tétaniques des au-teurs). — Agents qui augmentent l'irritabilitéde la fibre musculaire, et qui, à haute dose,occasionnent des contractions spasmodiquespassagères, plus ou moins intenses, en unmot, des convulsions. Ils sont employés dansla torpeur, la paralysie musculaire, etc.
Espèces.
Angusture fausse.Bois de couleuvreBrucine.
Curare.
Fève St-IgnaceNoix yoniique.Strychnine.
Tanghin.Upas.
(ielsemium.Fève de Calabar.
Ordre II. — Convulsifs stupéfiants (cya-niques). — Agents qui déterminent soudaine-ment la perte de l'intellect, de la volition ; etordinairement des convulsions.
Espèces.
Acide cyanhydrique.Amandes amères.Cyanure de potassium.
Cyanure de zinc.Huile vol. d'amand. am.— de laurier-cerise.Laurier-cerise.