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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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TABLEAUX DU DECHET ÉPROUVÉ PAR LES PLANTES.

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par tranches ou fendues si elles sont très-grosses , ou en les enfilant avec une ficelle etles suspendant en guirlandes dans le séchoir.

11 est avantageux de conserver dans leurétat de fraîcheur des racines qui perdraient deleurs propriétés par la dessiccation. A cet ef-fet, on les enterre dans du sable sec : les ra-cines de raifort, d'iris, de taminier, de grena-dier, de réglisse, sont conservées ainsi par lesherboristes de Paris.

Les bulbes sont le plus souvent employés àl'état de fraîcheur : il n'y a guère que l'oignonde scille et le colchique que l'on fasse dessé-cher. La conservation des bulbes à l'état fraisse fait comme celle du raifort, c'est-à-direqu'on les plonge dans le sable. Pour opérer ladessiccation de la scille et analogues, on re-tranche le plateau, c'est-à-dire le paquet defibrilles inférieur ; on rejette les premières en-veloppes, qui sont noirâtres, minces et sca-rieuses; on coupe le bulbe en quatre : on ensépare le centre mucilagineux et inerte, pourne conserver que les squames ou tuniques in-termédiaires; on les coupe en lanières étroites,on les enfile en chapelets, on les étale sur desclaies et on les fait sécher à Fétuve. Les bulbesde colchique sont débarrassés de leur tuniqueextérieure noirâtre, et séchés aussi à l'étuve.

Les tiges, les bois, les écorces, ne contenantordinairement que peu d'eau de végétation,leur dessiccation ne cause aucun embarras.

Nous avons parlé plus haut do la dessicca-tion des feuilles. Les sommités fleuries sontmises en bouquets et enveloppées dans descornets de papier, afin de les défendre de l'ac-tion décolorante de la lumière. On disposeainsi les sommités de petite centaurée, demillepertuis, de caille-lait, de mélilot.

La dessiccation des fleurs est la plus difficile,car il s'agit de conserver leur odeur et leurcouleur. Préalablement à leur dessiccation lesfleurs sont généralement mondées de leur ca-lice. C'est ordinairem. sur des toiles tendues oudes tamis qu'on les expose pour les faire sécher.

Les fruits secs ou peu charnus, les seuls àpeu près que l'on conserve en pharmacie, sontdesséchés par les procédés ordinaires.

Les semences, telles qu'on les récolte, sonten général fort peu chargées d'humidité ; aussileur dessiccation n'offe-t-elle aucune difficulté.

Lorsque les semences sont contenues dansune coque osseuse, on ne les en retire qu'aumoment d'en faire usage. Elles y sont garan-ties du contact de l'air et s'y conservent mieux.

Les substances animales sont desséchéesd'après les mêmes règles que les substancesvégétales. (V. Appendice : Conservation.)

Toutes les substances, après avoir été con-venablement desséchées, doivent autant quepossible être renfermées dans des vases inac-

cessibles à l'air, à la lumière, à l'humidité, à la

poussière, causes générales de détériorationdes substances organiques. En effet, l'air, parson oxygène, agit sur un grand nombre d'entreelles et les dispose à la fermentation. La lu-mière décolore les feuilles, les fleurs et beau-coup d'autres substances. L'humidité, en re-lâchant les tissus, dispose à la putridité. Nouspourrions ajouter l'électricité, qui apporte unchangement manifeste dans l'équilibre descorps. Les vases en verre noir, en faïence, enporcelaine ou en grès, sont les contenants quis'opposeraient le mieux aux influences désor-ganisatrices, si leur peu de capacité en géné-ral n'y mettait obstacle. On les remplace, pourles gros objets, par des boîtes ou des tonneauxen bois peints en dehors et garnis intérieure-ment de papier celle avec de la colle à laquelleon a ajouté de l'aloès ou de l'alun pour lesgarantir des insectes. Les estagnons en fer-blanc offrent un moyen excellent pour la con-servation des fleurs.

Quand on veut conserver des masses assezconsidérables de plantes indigènes, une ma-nière avantageuse, et pour la place et pour unebonne conservation, est de les tasser fortementen balles à l'aide de la presse, après leur des-siccation. C'est par ce procédé qu'en Allemagne,en Angleterre et aujourd'hui en France, on con-serve le houblon destiné à la fabrication de labière. A l'exposition universelle de Londres(1851), nous avons vu de nombreux spécimensde plantes médicinales indigènes compriméesde manière à acquérir presque la densité dubois, admirables de conservation, ne différantde leur forme à l'état de vie que par leur rigi-dité et leur applatissement. Ce procédé nousparait être d'origine américaine, car, entretemps, on trouve, dans la droguerie, des plantesde cette provenance ainsi conservées. Exemple :le Matico, le Lobelia inflata, certaines sortesde tabac, le maté du Paraguay, etc.

De quelque manière que l'on s'y prenne, ilest toujours nécessaire de visiter de temps entemps les substances médicamenteuses simplespour porter remède à celles qui tendent à sedétériorer et rejeter celles déjà altérées.

Nous devrions maintenant entrer dans quel-ques considérations sur les modifications queles substances éprouvent dans leur constitu-tion par suite de la dessiccation, et discutersur les avantages et les inconvénients de cettepratique. Mais nos connaissances sur ce pointn'ont rien de précis, rien d'un peu général.Ainsi pour quelques plantes, il n'est pasindifférent de les employer sèches ou fraîches.On sait, par exemple, que beaucoup de renon-culacées, les arums, les sumacs, sont privésde leurs propriétés toxiques et médicinales parla dessiccation ; que les crucifères perdent ainsi,