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DESSICCATION ET CONSERVATION DES DROGUES SIMPLES.
l'odeur et la texture des substances sur les-quelles on veut agir. On peut dire que toutmoyen de dessiccation qui conservera à lasubstance son odeur et sa couleur est bon. Cemoyen est le plus souvent le séchoir qui rem-plit le vieil axiome : eo meliits quanto citiùs.
Le séchoir est de préférence placé sous lescombles, parce que la chaleur du soleil quifrappe sur le toit élève la température et rendla dessiccation plus prompte. Le séchoir doitencore, autant que possible, être placé à l'ex-position du midi. 11 doit présenter des ouver-tures nombreuses pour que l'air y puisse cir-culer librement; mais ces ouvertures doiventêtre pratiquées surtout du côté qui amène l'airsec et chaud : dans nos climats, du côté dumidi ou de l'est. Les ouvertures doivent enoutre être fermées avec des persiennes qui,sans s'opposer au courant d'air, empêchentle soleil, qui en détruirait la couleur, defrapper sur les plantes. Enfin les ouver-tures sont munies de volets ou de châssis vi-trés que l'on abat en temps de pluie (1).
Il faut étendre les plantes sur unegrande surface et renouveler celle-ci autantque possible. A cet effet, on les dispose encouches minces sur des claies, élevées sur despatins mobiles, que l'on écarte ou rapprocheà volonté.
On peut aussi attacher le<; plantes en pa-quets (bouquets, terme technique), et les sus-pendre en guirlandes dans le séchoir. Mais ilfaut avoir soin que les paquets ne soient pas
trop forts, autrement la dessiccation ne pour-rait s'exercer jusqu'au centre.
On moyen parfait de dessiccation des plantesest leur enfouissement dans le sable chaud(àO à 45°) additionné d'acide stéarique et deblanc de baleine {Réveil et Beriot), déjà indi-qué par Camerarius. Mais ce mode, comme lesdeux suivants, n'est guère applicable que pourles échantillons de plantes destinées aux collec-tions botaniques ou herbiers. (V. Rev. pharm.,1856-57).
M. Reiscliauer dessèche les substances vé-gétales et animales en les déshydratant au seind'une atmosphère de vapeur d'éthér ; celui-ciest versé sur du chlorure de calcium fonduauquel il cède son eau, en l'enlevant continuel-lement à la matière organique. ( V. Un. Ph.1867).
M. A. Melsens dessèche les parties des plantesemployées en pharmacie, en plaçant au fonddes tiroirs bien clos qui doivent les contenir,des bacs en fer contenant du carbonate depotasse fondu. (Un. Ph. 1869).
Ce que nous venons de dire s'applique plusparticulièrement aux herbes entières. Voici lesrègles à suivre pour les parties de plantes.
Pour les racines, on peut suivre deux modes :ou les faire sécher directement avec la terrequi les souille et dont on les débarrasse en-suite en les secouant dans des sacs ; ou enle-ver préalablement cette terre par le lavage.On peut en opérer la dessiccation en les éten-dant sur des claies, après les avoir coupées
(1) Voici, d'aprèsM. Ortlieb, la descrip-tion d'un petit séchoira air chaud, suscep-tible de rendre d'uti-les seryiees aux phar-maciens. Ce séchoirpeut se placer dansun emplacement d'unmètre cube; il se com-pose de trois murs enbriques dressées etd'une porte, qui con-tiennent quatie mon-tants ayant des tra-verses sur lesquellesglissent de grands ta-mis carrés comme destiroirs ; ces tamis ontentre eux un inter-valle de quelques cen-timètres. Sur l'un descôtés est ménagée,dans toute la hauteur-une place qui contientun petit fourneau entôle, chauffé de l'ex-térieur et dont les con-duits font quelques si-nuosités pour multi-plier les points decalorification.
Ce séchoir, à dimensions si réduites, peut contenir septlarges tamis carrés sur lesquels on étale une quantité
plaque métallique recevd'un bec de gaz (Fis. 3
ant
t).
de plantes ou de ra-cines très-considéra-ble ; il peut aussiservir de séchoir àpâte, et dans le videque laisse le fourneau,il est possible de pla-cer un appareil de 61-tration à ebaud etd'évaporation lente.Deux ouvertures, fer-mées pardes coulisses,permettent de chasser'es vapeurs produites.Ii est inutile de direque la portedoit avoira largeur des tamis.Dans quelques cas,on pourrait employer
l'ÉTUVE A COURANT
d'air, de M. Coulier,destinée plutôt d'ail-leurs au laboratoiredu pharmacien. (V.J.Pu, 1858.)
Nous en diro-ns au-tant de l'étuve deM. Pontïer, que l'onchauffe, au moyend'une terrasse, avecdu poussier de char-bon, ou à l'aide d'uneface inférieure la chaleur
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