DESSICCATION ET CONSERVATION DES DROGUES SIMPLES.
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feuille, lavande, mauve, œillet, ortie blanche,verge d'or.
Fruits et semences. Lupin, pavot blanc, per-sil, psyllium.
Préparations. — Les eaux distillées et leshuiles volatiles de la plupart des labiées etd'autres plantes ci-dessus, en particulier leseaux distillées d'hysope, de mélisse, de men-the, de rue, de Sabine, ainsi que celle de ce-rises noires ou merises.
Le mois de juillet, type des mois d'été, estfavorable à la préparation du laudanum deRousseau.
Août. — Récolte. — Feuilles et sommités.
Belladone (2 e récolte), anserines, cresson dePara, ményanthe, morelle, noyer, rue, stra-moine.
Fleurs. Bouillon - blanc , grenadier , gui-mauve, houblon.
Fruits et semences. Tous les fruits séminoïdesdes ombellifères, et en particulier d'angélique,d'ânis, de coriandre, de ciguë, de phellandrie.Noix pour leur brou, concombres (et septem-bre), mûres.
Préparations. — On fera la pommade auxconcombres, les sirops de mûres et de mé-nyanthe, les extraits de slramoine, de mé-nyanthe, de feuilles de noyer et de brou denoix.
Septembre. — Récolte. — Racines : angé-lique, acore, aristoloche, asarum, asclépiade,asperges, bistorte, bugrane, canne, chélidoine,chicorée, chiendent, ellébore, fenouil et autresracines d'ombellifères, fougère, fragon, gui-marne, iris, nénuphar, orchis, oseille, pa-tience, pivoine, polypode, quintefeuille, rai-fort (2 e récolte), réglisse, tormentille, tussilage,valériane, douce-amère.
La récolte des racines que nous plaçons plusparticulièrement en ce mois, peut se faireaussi au printemps, alors qu'elles n'ont encorepoussé que les feuilles propres à les faire re-connaître, mais la récolte d'automne vautmieux.
Feuilles. Mercuriale.
Fruits. Airelle, alkékenge (et octobre), ber-beris, cynorrhodon (et octobre), nerprun, ri-cin, sureau, yèble.
Miel, cire.
Préparations. — Le miel mercurial, les sucset sirops de berberis, de nerprun, de verjus,les robs d'airelle, de sureau et d'yèble; laconserve de cynorrhodon.
Octobre. — Récolte. — Bulbes de colchi-que. Racines : aunée, bardane, bryone, con-soude, cynoglosse, fraisier, garance, impéra-toire, rhubarbe indigène, roseaux, saponaire,valériane phu.
Feuilles. Chou rouge, pissenlit.
Fruits, Genièvre, coings, pommes, raisin,sureau.
Divers. Gui de chêne, les bois en général,les pépins de coings.
Ce mois étant l'époque des chasses, on peut,la foi y étant, se procurer les graisses debètes fauves. Les limaçons ont fermé leur co-quille, et sont meilleurs en cette saison qu'entoute autre.
Le safran, les grenades, arrivent à Paris.
Préparations. — Les sucs et sirops de coings,de grenades et de pommes.
Novembre. — Récolle. — Bulbes de lis, descille, de narcisse ; les écorces en général.
Les mannes arrivent à Paris.
Préparations. — Celles de colchique et descille à l'état frais.
Décembre. — Les oranges et les citronsarrivent à Paris ; on doit profiter de leur basprix pour en faire les sucs et les sirops.
Les préparations sont les mômes qu'en jan-vier.
DESSICCATION
ET CONSERVATION DES DROGUES SIMPLES
Les substances médicamenteuses étant col-lectées, il faut s'occuper de leur conservation. Acet effet, plusieurs moyens peuvent être mis enusage : de ce nombre sont la conservation parles liquides conservateurs, la salaison, l'infu-mation, la coction à l'abri du contact de l'airet la dessiccation. Nous ne traiterons ici quede ce dernier mode, nous réservant de faireconnaître les autres dans une partie différentede ce livre (V. Appendice, p. lolu).
Les drogues simples exotiques nous sontfournies par le commerce dans un état quileur permet de se conserver pendant un tempsplus ou moins long. La plupart des médica-ments indigènes qui sont presque exclusive-ment représentés par des plantes, peuvent en-core être pris dans le commerce à l'élat sec ;mais le pharmacien jaloux d'avoir de beauxproduits doit faire lui-même sécher ces sub-stances.
La dessiccation des plantes consiste dans ladissipation de leur eau de végétation. Les sucsséveux et les sucs propres sont composés dematières très-diverses, dissoutes ou divisées àla faveur de l'eau. Celle-ci s'évapore, et lesprincipes qui lui étaient unis restent dans letissu végétal, à l'état de siccité, et susceptiblesde conservation.
La dessiccation s'opère soit à l'air libre, soitdans des séchoirs, des étuves, sur le dessusdes fours, etc. On peut aussi employer des tou-railles, sortes d'étuves a planchers en toiles mé-talliques : chauffés, servant à la dessiccation dumalt dans les brasseries. On consulte, pourle choix des moyens à employer, la couleur,
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