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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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OPÉRATIONS PHARMACEUTIQUES.

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50 d'eau, qu'il décante après quelques in-stants de contact et d'une agitation non inter-rompue. L'opération se fait à froid (amandes;semences d'arachide, de lin, de sésame, etc.)ou à chaud (semences de croton tiglium, lentilles,pois, faines, vesces.) (V. Un. pharm. 186*2.)

M. Giraud-Dargand effectue la décorticationpar une immersion dans l'eau de chaux, sui-vie d'une friction.

Le Criblage ou Cribration h travers un tamisà gros trous ou larges mailles est le modeemployé pour le triage des racines sèches, etc.

A l'aide du Vannage, la racine de fougèremâle est séparée de ses écailles foliacées, aprèsavoir été coupée transversalement en tranchesminces. On vanne certaines graines (séminoldesd'unis vert, de fenouil ; amandes, cubêbes) pouren séparer la poussière, les pédoncules bri-sés, les grains rongés par les insectes, etc.qui sont mélangés avec elles.

Le vannage s'exécute à l'aide de l'instrumentfort simple en osier ou en bois appelé van ouà l'aide du tarare et autres ventilateurs très-usités aujourd'hui dans l'industrie.

Les substances qui ont subi le triage sontdites mondées ; celles laissées en nature sontdites en sorte.

Le Bocardage est encore un mode de triage,réservé presque entièrement à l'industrie mi-nière. Il consiste à séparer grossièrementles minerais de leurs gangues à l'aide d'uninstrument concasseur nommé bocard.

Section. Réduction des plantes et deleurs organes ou d'autres substances organi-ques, en petits fragments, à l'aide de diversinstruments tranchants (couteaux, coupe-ra-cines, ciseaux). C'est ainsi qu'on incise avecdes ciseaux les colimaçons, les poumons deveau; qu'on incise avec des couteaux ou descoupe-racines, la racine de réglisse, de ra-tanhia (fig. 11 et 12).

(Fig. 11.)

Rasion. Division de certains corps enparties plus ou moins tenues, soit en les frot-tant avec la lime (fer, acier, etc.), ou avec

une râpe plus ou moins fine (coings), soitpar des moyens mécaniques, comme le tour(corne de cerf, noix vomique, gaîac, etc.); leproduit se nomme limaille ou râpure, outournure. Souvent la rasion n'est qu'un ache-minement à la pulvérisation. Le corps soumisa la rasion est, en général, fixé entre les mâ-choires d'un étau.

Concassation ou Quassation. Réductiondes corps solides, tenaces ou durs et biensecs, en fragments plus ou moins volumineux,au moyen du marteau, du pilon ou de lameule. Cette opération s'applique principale-ment aux feuilles, racines, écorces sèches,pour faciliter et accélérer l'extraction de. principes solubles, des substances ainsi concassées.

Pistation ou Epistation (de im orsîgw, fou-ler dessus). Ecrasement dans un mortier descorps mous et parenchymateux (vanille, seighergoté, castoréum). Cette opération diffère dela pulvérisation ou de la trituration par lemouvement particulier que l'on imprime aupilon, qui frappe le mortier obliquement, englissant de la circonférence au centre, commedans la préparation des cêrats, pommades,certains électuaires, émulsions.

Pulpation. Réduction en pulpe d'une sub-stance végétale. Cette opération consiste à fairepasser à travers le tissu d'un tamis de crin, àl'aide d'une spatule élargie d'un seul côté, ditepvlpoir, les parties les plus divisées des corpsqui ont été épistés (pulpes de tamarin, decasse, de carotte, etc.).

Pulvérisation. Pour la pulvérisation engénéral, ou division des corps par les procédésordinaires, mécaniq. ou chimiq. (V. Poudres).

Nous dirons cependant ici quelques motsd'un mode particulier de pulvérisation, onplutôt de granulation par fusion sur disquetournant, a M. Rostaing. Il obtient unepoudre métallique par l'action de la forcecentrifuge, a l'aide d'un appareil nommédiviseur des corps liquéfiés, qui consiste en undisque de terre réfractaire de 25 centim. dediamètre, reposant sur un plateau de fonte,avec rebords, et tournant horizontalementavec une vitesse de 2000 tours par minute. Sil'on fait tomber vers le centre de ce disque,une coulée de métal en fusion, de plomb, parexemple, celui-ci s'épanouit en une pluie fine,dont le rayonnement s'étend à plus de 3 met.à une distance de 75 centim. de l'axe. Le re-froidissement est assez grand pour amener lasolidification du métal; de plus, on disposesous la pluie métallique un bassin contenantune mince couche d'eau. A l'aide de son ap-pareil, M. Rostaing réduit en poudre 20 kil.de plomb à la minute, ou 1200 kil. à l'heure.

Les six dernières opérations dont nousvenons de parler se rapportent à cet ensemble