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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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malheureusement, une suite de mauvaises années arrive pour les biens dela terre, et qu'on fasse appel aux savants, on verra si les pharmaciens serontles derniers à répondre, et s'ils seront impuissants à créer des ressources!

Si nous poussons notre revue des pharmaciens dont les travaux ont été utilesà la société en général, jusque dans la génération actuelle, mais revue desmorts d'entre les vivants, nous aurons à évoquer les noms de Laugier, qui futprofesseur de chimie au Jardin des Plantes ; de Lesson et de Guillemin, voya-geurs naturalistes ; de Serullas, qui se complut dans la recherche des com-posés détonants ; de Robiquet, qui fit faire des progrès à l'art de la teinturepar ses travaux sur la garance, l'orseille, l'indigo; de J. Pelletier, coauteurde la découverte du sulfate de quinine (1), mais que nous ne devons citer icique pour ses recherches sur la carminé, matière colorante de la cochenille ; deDerosne, qui contribua tant au perfectionnement des appareils pour la distilla-tion des alcools et l'évaporation des jus sucrés ; de Dupasquier, professeur dechimie industrielle à l'école de la Martinière de Lyon ; de Labarraque, qui vul-garisa remploi des hypochlorites dans l'hygiène publique, en commençant parl'assainissement des boyauderies ; enfin, d'Houzeau-Muiron, de Reims, qui arésolu un des plus beaux problèmes d'économie industrielle et hygiénique à lafois, de ces derniers temps. Les eaux d'une fabrique de tissu de laine passaientdans le ruisseau devant la porte de son officine; un jour il les détourne, lesfait arriver dans un réservoir, les décompose et en retire du gaz de l'éclairage,des alcalis et divers produits pyrogénés. Aujourd'hui, cet essai en petit est de-venu une grande opération industrielle, et d'un caput mortimm, d'une caused'immondices et d'effluves insalubres, a surgi une source de richesses pour lescités manufacturières (2).

lançant leurs peuples dans l'arène la plus sanglante qui se vit jamais, et dont les conséquences serontpeut-être le retour de l'Europe civilisée à un état sauvage, aussi sans exemple.

(1) Est-il nécessaire de rappeler qu'il eut pour collaborateur,dans cette découverte, M. Caventouî

(2) Si, dans cette partie de notre travail, nous nous occupions des pharmaciens savants étran-gers, nous pourrions citer l'auteur de ['Esprit de ta nature, Ocrstedt, l'un des plus illustres physiciensde notre époque. Il commença ses études scientifiques dans le laboratoire de son père, pharmaciendistingué de F.udkjceping (Danemark), qui dirigea lui-même ses premiers pas dans la carrière.

Oerstcdt, ainsi que quelques autres savants que nous citons, n'a pas, que nous sachions, été reçupharmacien. Mais il suffit, selon nous, qu'un homme qui s'illustre dans les sciences ait débuté parlapharmacie pour que celle-ci puisse le revendiquer. N'est-il pas certain, en effet, que si au lieu de lapharmacie il eût embrassé, par exemple, le droit ou le commerce, il n'eût jamais été amené à faire lesdécouvertes qui s'attachent à son nom?

A ce titre, la pharmacie peut encore revendiquer trois importantes célébrités : Dante Alighieri, lepremier poète de son siècle, a été inscrit sur le registre des médecins et apothicaires de Florence.Lorsqu'il se réfugia en France, c'est à un pharmacien de Paris qu'il demanda l'hospitalité. Newton aété apprenti chez un pharmacien de Grantham nommé Clarcke. Humphry Davy fut de même apprentichez un pharmacien de Penzance, nommé Borlase,