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L' Officine ou Répertoire général de Pharmacie pratique : Contenant 1. Le Dispensaire pharmaceutique ; 2. La Pharmacie légale ; 3. L' Appendice pharmaceutique ; 4. Le Tarif général de Pharmacie et des Branches accessoires
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INTRODUCTION

souillent ses fastes, une gangue infime n'accompagne-t-elle pas toujours,dans leurs gîtes naturels, les pierres les plus fines, les métaux les plus pré-eieux ?

Après Paracelse, l'alchimie continue son règne. Ses disciples immédiatsétendent considérablement le nombre des adeptes de l'art spagyrique (1) jus-que vers la fin du xvn e , disons même jusqu'au milieu du xvm" siècle. Mais àmesure que l'on approche davantage de cette époque, on voit les vapeurs del'alchimie se dissiper et poindre de plus en plus l'aurore de la véritable science :Lux erit.

A partir de cette période, parmi les ouvriers ardents de la science et plusexclusivement pharmaciens, nous trouvons Béguin, qui découvrit le calomel ;Glauber, qui découvrit l'acide chlorhydrique, le sulfate de soude, le kermèsminéral, et qui le premier songea à utiliser les résidus des opérations chimi-ques ; Nicolas Lefebvre, fondateur de l'enseignement officiel de la chimie,d'abord en France, puis en Angleterre, il fut appelé par Jacques II ; Gla-zer, qui lui succéda dans la chaire du Jardin des Plantes et fit connaître le sul-fate de potasse ; Lemery, le grand Lemery, l'humble pharmacien de la rueGalande, dont les cours de chimie attiraient des auditeurs de tous les pays ;Homberg, qui découvrit l'acide borique ; Tachenius, un des hommes les plusérudits de son temps, qui s'occupa si fructueusement des sels lixiviels ou po-tasses ; Klaproth, qui reconnut la nature de la plupart des pierres précieuseset créa ainsi l'art de les imiter (2) ; Bucholz ; Geoffroy ; Margraff, qui distingual'alumine, fit connaître l'acide phosphorique, et à qui l'on doit l'importantedécouverte du sucre de betteraves ; les deux Rouelle, dont l'aîné fut le maîtrede Lavoisier; Boulduc; Demachy; Diesbach, pharmacien de Berlin, qui décou-vrit le bleu de Prusse.

Ralentissons cette rapide énumération en faveur de deux hommes éminentsqui brillèrent, non, qui vécurent à la même époque, car ainsi que beaucoupd'autres vrais savants, ils brillent aujourd'hui d'une gloire posthume. L'un estWenzel, natif de Dresde, qui à 15 ans s'échappe de la maison paternelle, vaga-bonde, passe en Hollande il apprend la pharmacie à Amsterdam, et quimeurt en 1793 directeur des célèbres mines de Freyberg. Wenzel eut des idéesremarquablement nettes, remarquablement élevées de synthèse chimique géné-

(1) De G7tïv et de àyeipeiv, extraire et rassembler (analyse et synthèse).

(2) 11 découvrit ensuite l'ura'ie, le titane, le tellure, la zircone, la strontiane. (Cuvier. Rapport Mit.sur le progrès des sciences depuis 1789. Patïs, 1810.)