2.i8 Première Partie, Chap. IV.
coup de perfonnes qui ne font pas dans le pou-voir de changer d'habitation , pour y chercherun meilleur air.c: qucdoi- Tout ce que nous pouvons confeiller à cesce"x f qÙ?ne dermeres ' eft àe fortir auflï fouvent qu'il leurpeuvent eft poílible pour prendre Vairf d'ouvrir leursies'vaiss" 6 '«Jaifons , & d'y faire circuler un air nouveau;d'avoir foin d'entretenir leurs appartenons très-propres.
Il étoit néceiFaire autrefois , pour la fureté ,d'entourer les Villes, les Collèges , & même leslimpies maifons de hautes murailles. Cette né-ceflité, en s'oppofant à la libre circulation de Vair,ne manquoit jamais de rendre ces lieux humides& mal-fains. Comme les murailles font deve-nues inutiles dans la plus grande partie de cepays , il faut qu'elles foient jetées bas , & em-ployer tous les moyens poflïbles pour donnerune libre circulation à Vair. Une attention con-venable à l'air & à la propreté , fera plus pour laconfervation de la fanté , que tous les efforts desMédecins,inconvé- On tend encore à rendre Vair mal-fain , quandrùtaudes" on environne une maifon de plantations ou debois plantés bois épais. Le» bois , non feulement s'oppofent au
Sons!des !ibre courant de ^ air > mais encore ils fourniffentchâteaux, une grande quantité d'exhalaifons aqueufes, quile rendent conftamment humide. Un bois efttrès-agréable à une certaine diftance d'un Châ-teau , mais il ne doit jamais êtr.e piante trop près ,. furtoutdansun pays plat. La plupart des Châ-teaux de l'Angleterre font mal-fains, à caufe dela grande quantité de bois qui les entourent.Lesmaifons Les maifons iituées dans des pays bas & maré-fesheuxma- cageux , ou près des grands lacs , font égalementfécageux, mal-faines. Les eaux dormantes rendent Vair hu-