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1 (1740) Lettre A
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AAL: A AM. A AN. A A R.’

A AL S en Norvège > ville de la province d’Aggerhus dans lecanton appellé Haïïmgdal , vers le mont Sula.

AAL S T ou AELST, ville. Voyez ALOST.

*ÀALST ou AELST, village dans l’Ille de Bommel prochede la Meufe.

*AALST ou AELST, village de la Mairie deBoisleduc pro-che d’Eyndhoven.

* A A L S T (Everard d’) né àDelft en 1602. & mort en 1658.étoit un peintre habile, pour repréfenter des fruits,des cuiraffes,des cafques &c. Grand Diff. Univ. Hollandais. Houbraken, Schil-dcrboek J. Part,

* A AL S T (Guillaume d’) neveu du précédent, & fils de JeanAalft Notaire à Delft.il furpafla fon oncle dans l’Art de la Peintu-re , & après avoir voyagé en France & en Italie, il vint s’établiren Hollande, où il fut admiré de tous les Connoiffeurs. * Lesmêmes.

A AM A, province de Barbarie, à quinze journées de Tunis,dont l’entrée large de vingt pas feulement, & longue de quinzemilles, eft extrêmement périlleufe. Deux rivières appellées lesmers de Pharaon , coulent le long de ce paffage, dont le fable mou-vant fe répand fur les eaux voifines, & en couvre tellement lafurfacc, qu’il eft fouvent impoflible de diftinguer la terre fermed’avec leur courant ; en forte que les Voyageurs font obligez demarcher toûjours la fonde à la main. * Revolut. de Tunis.

*AAMACULIANDIN. C’eft un Roi d’Ethiopie qui vi-voit dans le VIII Siècle, au fentiment de Génébrard qui en faitmention, & de quelques autres Auteurs qui marquent fon nomfans parler de ce qu’il a fait.

AANE 1 A, province d’Ecoffe. Voyez A NOUS.

A A R, fleuve le plus confidérable de la Suiffe, connu des An-ciens fous le nom A'Arula. Il tire fa fource du mont faint Go-thard, peu éloigné de celles du Rhône & du Tefin. Enfuite ilprend fon cours au nord dans le canton de Berne, traverfe lesLacs de Brientz & de Thun, au fortir defquels il fej rend naviga-ble, arrofe la ville de Berne, s’accroît des eaux de laSane, cou-le à Soleurre, & après avoir reçu l’Emme, paffe à Aarbourg & àAarberg: enfin s’étant groffi des rivières de Rufs & de Limath,près de Baden, il perd fon nom dans le Rhin, où il fe jette furles frontières de la Souabe & de la Suifle, entre Schaffoufe &Bâle, un peu au deffus de Waldshut, l’une des quatre villes Fo-rêtiéres. Le pais qui eft arrofé par l’Aar en tire le nom d’Aar-gow, & eft divifé en haut & bas Aargow. * Stumpf. lib. 4. Pian-tin. Ht fi. de Suijfe. Guillelman, de Rebus Helvetic. Coulon, Dcftr.des rivières. Baudrand, &c.

A A R, rivière de l’Eiffel. Voyez A A RE.

AAR ou A HR, petite rivière du Landgraviat de Heffe enAllemagne, coule près de Dudinckhaufen, d’où elle va fc jetterdans l’Eder. * Baudrand.

AAR, rivière, en Latin Abrinca. Voyez A ARE.

AAR, Ifle des plus confidérables d’entre celles qui dépendentde l’ifle de Fuynen en Danemarck. * Pet. Mont, fur Menât.

* A ARA F, lieu que les Turcs imaginent entre le Paradis &l’Enfer, pour ceux qui n’auront fait ni bien ni mal. *Thévenot,Voyages, T. 1 . 1 . 1. c. 19.

AAR AK, l’une des principales villes de l’Hyrcanie, provin-ce de Perfe. Voyez HYRCANIE. * Duval.

A ARA W, AAR AU. Voyez AROW.

AARASSUS, ville de Pifîdie , félon Strabon, lib. 11. quicite Artémidore pour fon garant. On croit que c’eft l’Ariaflis dePtolomée : mais cette Ariaflis eft placée dans la Phrygie , ou dansla Pamphylie, & elle eut un Evêque, dont il eft parlé dans lesConciles. * Ortel. Di H. Gcogr.

AARBERG, ville de Suiffe dans le canton de Berne avecun château où réfide un Bailly, eft fituée dans une iile que for-me la rivière d’Aar. Elle fut entièrement brûlée l’an 1419, & de-puis encore l’an 1477, à la referve de l’Eglife. Cette ville appar-tenoit autrefois à des Comtes, qui étoient cadets de la maifonde Neuf-Chatel. Pierre Comte d’Aarberg vendit fa fouverainetéaux Bernois l’an 1351, & fes Defcendans fe retirèrent en Autri-che, où ils bâtirent un château, auquel ils donnèrent le même.nom de Aarberg. En 1382, l’Archiduc Léopold tâcha de nuit defe rendre maître de cette ville par furprife, mais la vigilance duGouverneur fit avorter fon deffein. * Plantin, Defcript. de la Suif-Je. Stumpf. C hron. I. 7. Zeileri Topogr.

AARBORG. Voyez AARBOURG.

AARBOURG, ville, château & Bailliage du Canton deBerne, prend aufli fon nom de la rivière d’Aar. Quoique leBailliage foit de peu d’étendue, & n’ait que quelques villagesdans fon reffort, il eft néanmoins de très-grande importance,parce qu’il joint le haut Aargow à ce que les Bernois poffédentdans le bas Aargow, & qu’il coupe la communication des Can-tons de Soleurre, & de Lucerne. La ville eft petite, mais agréa-ble & marchande. Le château qui eft affez grand & fitué fur unroc efearpé, a été fortifié par les Bernois, qui en Ont fait unetrès-bonne place. Ce château empêche l’union des Cantons Ca-tholiques de Lucerne & de Soleurre. En tems de paix il eft tou-jours muni d’une bonne gamifon. Celui qui y commande gouver-ne tout le Comté. Anciennement elle avoit fes propres Barons.L’un d’eux appellé Philippe, vivoit en 1039, & fa race fleuriffoitencore en 1437. La ville & fes dépendances ont bien autrefoisappartenu à la maifon d’Autriche , mais elle a paffé par conquêtefous la domination de Berne. * Plantin, Defcript. de la Suijfe. Stumpf.C hron. I. 7. c. 33. Fugger Ebrcnfp. Zeileri Topogr.

AARDALFFIOERD, Aardalius Sinus , Golfe de l’Océanfeptentrional, qui s’infinue dans les côtes du Gouvernement deBergen en Norvège, près de la ville de Stavanger. Quelques car-tes le nomment Bulen-foerd. * Maty, Di (h Gcogr.♦AARDEMBOURG. Voyez ARDEMBOURG.AARNHEM. Voyez ARNHEIM.

AAR. j

A ARE appellée par les Latins Abrinca , eft une rivière del’Eiffel, contrée d’Allemagne, lituée en partie dans l’Eleftôrat deTrêves, & en partie dans le Duché de Juliers. L’Aare aprèsavoir paffé à Huynen & à Aldenaer, fe jette dans le Rhin àZin-zich, au deffus de Bonne dans l’Electorat de Cologne. * Bau-drand.

AARHUS. Voyez ARH U S.

AAROE, Ifle. Voyez ARROE.

AAR O N, dont le nom lignifie montagne ou montagne forte,premier Grand Pontife des Juifs, fortoit de la Tribu de Lévi,& étoit fils d’Amram & de Jocabed. Amram étoit fils deCaath,Kehath ou Kahath ; Jocabed étoit fille de l’oncle paternel d’Am-ram , l’un des frères de Caath ; & ce dernier étoit fils de Lévi.Aaron naquit en. Egypte trois ans avant Moïfe, la 83 annéeavant la fortie des enfans d’Ifraël d’Egypte, l’an 2461 du mon-de, 1574 avant Jefus-Chrift, 3140 de la Période Julienne. Ilépoufa Elizabeth fille d’Aminadab fœur de Nahaffon, de la Tribude Juda, & il en eut quatre fils, favoir Nadab, Abiu, EléazarâcIthamar. Dieu, qui avoit choili Moïfe pour délivrer les Ifraëli-tes de la fervitude d’Egypte, élut Aaron fon frère aîné qui s’ex-primoit facilement, pour porter la parole à Pharaon ; parce queMoïfe étant bègue avoit peine à s’énoncer. Aaron joignit Moïfepar l’ordre de Dieu au pié de la montagne d’Horeb, & ils allè-rent enfemble en Egypte pour délivrer les Ifraëlites. Aaron ac-compagna toûjours Moïfe, & porta la parole pour lui, tant aupeuple qu’au Roi. Ce fut la verge qu’il portoit, qui opéra lespremiers prodiges; elle fut changée enferpent, fit changer leseaux en fang, remplit toute l’Egypte de grenouilles, & couvritenfuite tout le pais de moucherons. En un mot Aaron eut partà tout ce que Moïfe fit pour la délivrance du peuple d’Ifraël: l’E-criture le nomme le Prophète de Moïje. 11 continua cette fonétionaprès le paffage de la Mer Rouge. Ce fut lui qui recueillit lamanne dans un vafe qui fut mis depuis dans le tabernacle. IIfoutint avec Hur les bras de Moïfe, pendant le combat que Jo-fué donna aux Amalécites. Il monta aufli fur la montagne deSinaï avec fes deux enfans, Nadab, Abiu & 70.anciens d’Ifraël;mais ni lui ni les autres ne s’avancèrent que jufqu’à moitié de lamontagne, d’où ils virent la gloire de Dieu. Moïfe & Jofuéfeulsmontèrent jufqu’au fomraet de la montagne, & y demeurèrentquarante jours. Pendant ce temps-là Aaron fe laiffant vaincreaux inftances des Ifraëlites, éleva le veau d’or qu’ils adorèrentde fon confentement. Moïfe étant defeendu de la montagne luireprocha cette aétion, dont il s’exeufa fur la violence que le peu-ple lui avoit faite. Tout ceci fe paffa le troifiéme mois aprèsque les Ifraëlites furent fortis d’Egypte. La foibieffe qu’eut Aaronde favorifer la fuperftition des Ifraëlites, en leur fabriquant leveau d’or, a fourni matière à beaucoup de fables. Le Rabbin Sa-lomon croyoit que c’étoit un véritable veau vivant : ce qui s’ac-corde affez avec ce qui en eft dit dans l’Alcoran. D’autres Rab-bins pour juftifier Aaron, difent qu’il ne fit pas le veau d’or,mais que pour fe débaraffer de l’importunité du peuple, il ne fitrien autre chofe que de jetter l’or dans le feu, & que cet or parl’intervention de quelques Magiciens, prit la forme d’un veau.Cependant l’Ecriture dit pofitivement que c’étoit un ouvrage defonte, fur lequel il avoit employé le burin. Plufieurs prétendentqu’Aaron ne fit point de veau, mais qu’il n’en fit que la tête.Dans une Bible Françoife imprimée à Paris en 1538, chez An-toine Bonnemére, il eft rapporté que la poudre du veau d’or,que Moïfe fit brûler, & mêler dans de l’eau, s’attachoit à la bar-be de ceux qui avoient commis cet acte d’idolâtrie. Certain Au-teur appellé Moncaius publia au commencement du XVII Siècleune Apologie pour Aaron, laquelle fut défendue à Rome, & de-puis en 1675 réimprimée à Francfort. Il y foutient qu’Aaronavoit eu deffein de produire aux yeux du peuple, le même objetque Moïfe lui préfenta dans la fuite, favoir un Chérubin dont ildit que les Ifraëlites adoroient la figure. Ceux qui prétendent quele veau n’étoit fait que de bois doré, ne peuvent guéres appuyerleur fentiment par l’Ecriture, qui dit expreffément que c’étoit unveau de fonte : & ce qu’elle ajoûte que Moïfe le brûla & le ré-duifit en poudre, ne prouve pas que cette figure fût faite de ma-tière combuftible, puis qu’on peut fort bien entendre par là queMoïfe fit fondre l’or & le partagea enfuite en plufieurs petites par-celles qui étant jettées dans l’eau ne s’appercevoient pas facilement.Au refte ce veau d’or de la façon d’Aaron a donné lieu â Fran-çois du Jonc ou du Jon, en Latin Junius, de le mettre à la têtedes anciens Sculpteurs, Architectes & Peintres dont il a donnéla lifte. Le premier mois de l’année fuivante, Aaron, déclaré &confacré Grand Pontife par l’ordre de Dieu, reçut l’onétion facer-dotale, & fut revêtu des habits pontificaux. Ses quatre fils fu-rent faits Prêtres en même tems,& ils exercèrent depuis les fonc-tions du facerdoce ; mais peu de tems après Nadab & Abiu filsaînés d’Aaron ayant apporté à l’autel du feu étranger dans leursencenfoirs contre l’ordre exprès du Seigneur, ils périrent par lefeu du ciel. Marie & Aaron ayant eu enfuite un démêlé avecMoïfe à l’occafion de fa femme Séphora, Madianite, bu, com-me dit l’Ecriture, Ethiopienne, c’eft-à-dire, d’Arabie; Marie futfrappée de lèpre, & cette punition ouvrit les yeux à Aaron, quireconnoiffant fa faute, demanda pardon à Moïfe pour lui & pourfa fœur. Coré, Dathan & Abiron, de la Tribu de Lévi, envieuxde l’honneur du facerdoce, s’étant révoltez contre Moïfe & Aa-ron , Dieu fit éclater fa colère contre ces rebelles, en faifant en-tr’ouvrir la terre, qui les engloutit avec toute leur famille. Cechâtiment fut fuivi d’un autre contre deux cens cinquante hom-mes de ce parti, qui eurent la témérité d’offrir de- l’encens à l’au-tel: il fortitun feu qui les dévora tous. Le lendemain le peupleayant murmuré de la mort de tant de perfonnes confidérables, &la fédition commençant à fe former, Dieu envoya un feu qui con-fuma le peuple, & qui l'eût entièrement exterminé, fi Aaron,ayant pris un encenfoii & offert de l’encens, ne fe fût mi* entre

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