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A A
Dans les noms propres A eft Couvent mis pour Aulus. Maisparce qu'on écrivoit fans féparer les mots, cela a fait quelquefoiséquivoque. Témoin le mot Agellius, dont les uns croyent queVA lignifie Aulus, & les autres que c’eft feulement la premièrelettre du mot Agellius.
Deux a a de fuite chez les Latins, vouloient dire Augufii auplurier, & trois aaa lîgnifioient Auto, Argcnto, zhrc. * DanetDiff. des Ant. Gréq. & Rom.
On fe fert de la lettre A chez les Grecs & les Latins dans lacompofition des mots. Les Grecs l’employent fur tout pour figni-fier une négation ou privation de ce que lignifie ordinairement leterme à la tête duquel il eft ajoûté.
* Chez les Grecs la lettre A ou Alpha eft une lettre d’ordrepour dire premier , & de nombre pour marquer un. Lorsqu’elleétoit une lettre numérale, on traçoit defliis une petite barre, ouun accent aigu,pour le diftinguer de VA d’ordre. Ils appelloientaulîi cette lettre àiruXr,, c’eft à dire menace, parce que dans l’E-criture feinte les menaces de Dieu commencent ordinairement parun A. Ils employent aulîi Alpha pour défigner l’imperfection, com-me Oméga pour marquer la perfeétion. * Hofman. Lcx. Univ.Danet , Dict. des Ant. Gréq. & Rom.
A dans la Mulique fert pour la gamme, qui eft compofée desfept premières lettres de notre Alphabet. Souvent A fe met toutfeul pour dire Alto ou A/tus , c’eft à dire , Haute-contre. Quelque-fois on la met au-deffus du chant, pour marquer qu’il faut éleverfa voix.
On s’en fert suffi dans le Blafon. Par exemple^ avec une épée& un poignard, fait les anciennes armoiries de la maifon de Die-terichftein ; & les Barons & Comtes d'Althan portent un A de fa-ble , c'eft à dire, noir, fur une fafee d’argent.
Sur les différentes lignifications de la lettre A, * confultez Ili-dore, Etymol. hb. i. Pierius, Hieroglyph. lib. 47. Ludolphus , Hijl.Ethiop. Volîius , Sanctius , la Méthode Latine du Port Royal, auTraité des Lettres.
A. D. dans les lettres que les Anciens s'écrivoient, lignifioitante diem. Des Copiftes ignorans n’en fachant pas la fignification,en ont fait ad. C’eft ce qui fait que dans plulieurs éditions deslettres de Cicéron, on lit ad iv. KM. ad vj. Id. ad fi;. Non. &c.an lieu d'ante diem iv. &c. ccènifte il faut lire; ainrli que Paul■Manuce l’a remarqué. On trouve dans Vaiélîus Probifs A. D. P.pour dire ante diem-, pridit.
A A.
A Â tir? du mot tirée A *, eft ie confluent ou l’amas de di-verses eaux : car c’eft ainfi qu’on doit entendre la définitionqu’en donne Héfychius, Xùrv/*« Ce nom eft commun $
plulieurs rivières.
A A & Alpha > nom de trois rivières de Suifle.
La première, qui eft dans le pais d’Argow, fort du montBru-*ig, paffe par le Canton d’Underwald, arrofe le bourg de Sar-nen, & fe perd dans le Lac de Lucerne.
La fécondé, dans le Turgow,fort du Lac Pfaffickerfée , & grof-lie de plulieurs ruiffeaux, entre dans un autre lac nommé Grcif-fenfée. La vallée d’Artal, qui eft traverfée par ce fleuve, en atiré fon nom, aüffi-bien qu’une ancienne maifon de ce païs-là-,
La troijiéme, eft la Limage, laquelle en fortant du Lac de Zu-rich, porte le nom d ’Aa pendant qu’elle coule dans cette ville,& le perd pour reprendre celui de- Limage dès qu’elle a quitté’encein'te des murailles. * StumpfW. 6. & 7. Baudrand, Ditf.Gcograph.
AA, ndm de onie rivières des Païs-Bas.
La première a fon cours dans la province d’Overiffel, & aprèsavoir baigné la ville de Steenwic, dont elle eft quelquefois ap-pellée Stcenioicker-Aa, elle fe décharge dans le Zuiderzée à Bloc-zill, fortereffe de la même province, d’oîl elle tire auffi le nomde Blockzillcr-Aa.
La fécondé, dont le nom en Latin eft Agnio, prend 1a fourcedans l’Artois au deffous de llumilli-le Comte, pafle à Térouanne& à feint Orner, & fe jette dans la Manche ou Mer Britannique,au deffous de Gravelines fur les frontières de Picardie, dans le lieuoù les François furent défaits l’an 1558- après avoir repris Ca-lais. * Strad?., Guerres des Païs-Bas, l. 1. Baudrand. Apollina-ris Sidonius appelle cette rivière Veliccr : mais il eft probable quec’eft une faute d’impreffion qui s’eft gliffée Au lieu de Vcl-Nicer,comme on le peut voir dans les éditions de Sirmond & de Col-vius.
La troifiéme en Brabant, coule à Breda, & s’y décharge dans leMerck.
* La quatrième paffe à Zwoll, & fe décharge dans leVecht.
La cinquième qui s’appelle auffi Havclter-Aa, prend fa fource au-deffus du village de Boilen , travErfe le Beilerland, paffe à Mep-pel & à Zwarte-fluys, & fe joint au Vecht.
La Jtxiéme, qui s’appelle auffi Walt-Aa, prend fa fource près deDeffe & fe perd dans le Haveltcr-Aa
La feptiéme, qui s’appelle auffi Rcfl-Aa , a fe fource près deCoeverden, & tombe dans 1 eHaveltcr Aa.
La huitième & la neuvième, qui fortant du marais de Bortangdans le pais de Drenthe, l’ui - l’orient fous le nom de Rutcn-Aa,& l'autre à l’occident fous celui de Mujfel-Aa, fe joignent enfuitedans le Wefterwold Quartier des Ommelandes, & prennent lenom de Wcftcrvcoldcr-Aa, oui fe décharge dans le Dollart ou Dol-lert, autrement le Golfe d’Embden.
La dixiéme, appellée auffi Aad ou Aade. Voyez And.
La onzième, eft une petite rivière de Frife.
A A, nota de cinq rivières de la Weftphalie.
La première paffe à Mtmfter, & fe jette dans l’Ems, deuxlieues plus bas.
AA. AAC. AAD. AAF. AAG.&c.
La fécondé, qu’on appelle auffi Alpha, arrofe la petite ville deStenfort, & deux lieues au deffous confond fes eaux dans cellesdu Vecht.
La troijiéme, que quelques-uns appellent auffi Velicer-Aa, prendfa fource près de Vélen, coule à Bockholt, & fe perd dans l'Iffeiau deffous d’Anholt, petite ville du Comté de Zutphen dans lesPaïs-Bas.
La quatrième naît dans le Comté de Lippe, un peu au deffusde Horn, fur les frontières de l’Evêché de Paderborn ; enfuiteelle arrofe Dethmold, & entre dans le Wehrn près d’Herford.
La cinquième, dans l’Evêché de Munfter , paffe par la villed’Aahus, & perd fon nom dans le Regge.
AA, rivière de Livonie, eft appellée par quelques-uns Teyder-Aa. Elle paffe par les villes de Adfel, de Wolmar, & de Sege-volt, & fe jette dans le Golfe de Livonie, à douze mille pas del'embouchure du fleuve Duna.
* AA, rivière du Duché de Courlande,paffe à Mittau & s’Jrend dans le Mufza.
A A ou A as, fontaine de Béarn, eft appellée dans le païsfontaine des Arquebufades , par rapport à la vertu de fon eau,qu’onprétend être excellente pour la guérifon des bleffures caufées parles armes à feu. * Davity, Defeription de l'Europe.
Voyez fur la différence de toutes ces rivières * Papyr. Maflbn-,Dcjcrip. Flumin. Gall. Mercator, in Atlante. Ortel. in Tbeatr. Fer-rari , Sanfon, Duval, Baudrand, êcc.
* AA, nom d’une famille illuftre en Flandres, qu’on appellevander Aa. * Chryfoftome Henriquez en fon Ménologe. Ménagedans fes Origines, aux additions.
* A A, en Hollandois het Huys ter Aa , eft le nom d’une ancien-ne maifon noble entre Nieuwerfluys & Breukelen fur le Vechtdans la Province d’Utrecht. Elle eft prefque entièrement ruinée.Elle fut bâtie en 1159 par un nommé Walker, ou Gauthier.
* Smidts. Schatkamcr der Nederlandfchc Oudhcden.
* A A, en Hollandois Ter Aa, eft un village proche de Breuke-len dans la Province d’Utrecht. Ce village, après avoir été long-tems poffédé par les Seigneurs Vander Aa, eft paffé dans la mai-fon de Reneffe. * Grand Dût. Univ. Hollandois.
* AA, en Hollandois OudAa ou Oudaan, maifon feigneuriale audeffus de Breukelen fur le Vecht. * Smidts Scbatkamtr der Ncdcrl.Oudk.
A A CH, petite ville de la Souabe en Allemagne dans le com-té de Nellembourg, fous la domination de la maifon d’Autriche.Elie eft fituée fur une colline à fix mille pas du Danube 1 , au ÙÛ.di, en tirant vers Schaffoufe au nord. * Baudrand.
AAD, rivière, Cherchez Adda. .
AAD, petite rivière du Brabant, après avoir paffé à Hel.mont & à Bolduc, s’unit près de cette dernière ville à la Dom-melle, avec laquelle elle forme laDiefe & fe perd une lieue plt£bas dans la Meufe. * Dutel. Baudrand.
AADGEMGGLANS. Voyez A GIAM OtiLANS.
AAFFERDEN. Voyez APHERDIANUS.
AAGARD (Chriftian) Auteur Danois, n’eft connu que pason ouvrage in fol. qu’il publia aux funérailles de Chriftian IV. Roide Danemarcken 1648. H l’intitula Thrcni hyperborei, ies Plaintesdu Nord. Konig en fait mention dans fa Bibliothèque ancienne &nouvelle. Qlaiïs Borrichius en fait beaucoup 'd’eftime. Il naquiten 1616 -, & mourut en 1648- 11 étoit Leètéur en Théologie écMiniftre. * S. Aagaardi vita Chr. Aagaardi T. I. Délie. Poet. Dan.
AAGARD (Nicolas) compatriote, & apparemment procheparent de Chriftian, & fon frère félon quelques-uns , florilfoit enmême temps que lui. Il étoit Profeffeur d’éloquence dans l’Uni-verfité de Coppenhague, & publia divers Ouvrages ; De Jlilo noviTejlamenti; de uju Syllogifnâ in Theologia; de optimo genere Orato-rum; Difputationes in Tacitum ; Animadvcrjiones m Ammianum Mar-cellinum; de ignibus Jubtcrrancis ; de nido Phcenuis. Le même Konigqu’on a cité ci-deffus, eft celui qui a donné le Catalogue de cesOuvrages, peu connus en France.
* A A GE. Voyez AGE.
A AGRAM. 'Voyez ZAGRABIA ou ZAGRAB.
AAHUS, ville de l’Evêché de Munfter,fur une petite riviè-re appellée Aa, qui fe jette dans le Regge. La ville d’Aahus eftfortifiée d’un bon château, & eft fituée à trois milles d’Allemagnede Coesfeld, & à cinq d’Oldenfeel vers le nord. C’eft là quemourut en 1678 Chriftophe Bernard van Galen Evêque de Mun-fter, fi célèbre dans les guerres de Hollande. * Baudrand.
AÀIN-CHARIN, village fameux dans ies montagnës delàJudée, environ à deux milles de Jémfalem. On croit que c’étoitle féjour de Zacharie & d’Elizabeth père & mère de S. Jean-Bap-tille. * Davity, Dcjcript. de l’AJie.
* A Al. AC, montagne de Syrie. * Holyoke, Dzfif. Geogr. êèc.
A AL AM, Arabe, eft auffi nommé Ebno-Ia-Alam, fils d’Aalam ,
ou Ali Ëbnô-Hofain. Ce fut un Aftrologue très-célébrc dans leIX. fiécle, & fort chéri des Grands de fa nation,entre autres del’Emir Adadoddaula. L’indifférence que Sanfon fucceffeur de cePrince eut pour le fevant Aalam, l’obligea à fe retirer dans unefolitude. Il en fortit pour voyager, & mourut à fon retour dansla ville d’Alofayla. * Pocock, Hijl. Orient. d’Herbelot, BibliothOrient.
A AL AND, Ifle de Suède, eft plus fouverit appellée Alan.Voyez AL AND T.
AALBOURG, ville de Dannemarck. Voyez ALBOB.G.
AALBRECHT. Voyez ALBRECHT.
AALEN, ville de Souabe. Voyez A H LE N.
* A A L H U Y Z E N, (Jean d’) Refteur du Collège de Thiel, pu-
plia entr’autres Ouvrages, une Explication fur la Rhétorique deRa-mus, qui fut imprimée à Thiel en 1664; Tlofculi hncorrupu Lati-nitatis en 1672. II a auffi donné au Public les Pfeaumes de Daviden vers Latins ; & afin qu’ils puiffent être chantez, on les a im-primez avec la mufique, àLeydccn 1683. * Konig Biblioth. velusÇPnnt. -, A ALS