XVIII
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(a) Préfa- »Cf du Sx}"flérnnt deHollande de1 716.
Troifiéme
Supplé-
ment
François.
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Treizié-me Edi-tion deMoréri.
(c) L'a Pré- 5 jfaceduDic-tionairede 5 ’
1718.
Quator-
zième
Edition.
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Traduc-tions &EditionsAngloifes. »
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Ton lit encore à Paris en 1714., en faveur de ceux quifouhaitoient d’avoir les additions & lescorrections de M. du Pin. On dit dans l’AvertilTement de ce Supplément, qu’il ejl compofé des„ Articles nouveaux-, (a) réformez dans la dernière Edition-, pour Jervir de Supplément aux é-„ dit ions précédentes , afin que ceux qui en font fournis ne foient pas obligez d'acheter la nouvelle.„ Les Libraires de Hollande étoient limpîes Ipectateurs depuis longtems, pendant que les Fran-çois imprimoient & réimprimoient le Moréri. Ils réfolurent donc de rappeller de nouveau chezeux le débit d’un Diétionaire dont ils s’étoient fi bien trouvez. Pour venir à leurs fins, ilsprièrent le célébré M. Bernard de compofer un Supplément. Il y travailla plufieurs années,& enfin ayant joint à fon travail le dernier Supplément des François, il publia en 1716,deuxallez gros volumes in folio. Il n’inféra pas crûment le Supplément de Paris dans fon propreOuvrage; il en corrigea un bon nombre de fautes, fans fe vanter, (b) dit-il , de les avoirtoutes ôtées. Comme on avoit négligé de mettre dans l’édition du Supplément de Paris,tout ce qu’il y avoit de nouveau dans le Moréri de 1712, M. Bernard joignit à fon Supplé-ment ces Articles qui avoient été omis. Il n’efi: pas nécelfaire de dire que M. Bernard don-na un grand nombre d’Articles nouveaux d’Hiftoire & de Géographie; la chofe parle d’elle-même. Il faut cependant remarquer qu’il ne fe propolà point d’allonger, ni de critiquerles Articles qui fe trouvoient actuellement dans le Moréri. Il lailfa cette tâche à de nouveauxRévifeurs. (1)
„ On ne tarda pas à faire paraître une nouvelle édition à Paris. Comme les Hollandois a-voient profité du Supplément de Paris, les Libraires François, à leur tour, firent ufage du„ Supplément de Hollande. M. l’Abbé Le Cointe, fous les yeux de feu M. du Pin, fe don-„ na la peine d’extraire du Supplément de 1716, ce qui ne fe trouvoit pas dans l’édition de1712. Il ne fe borna pas à glaner dans cet unique champ, (c) La Bibliothèque Orientalede M. d’Herbelot lui fournit un très grand nombre d’Articles. Il en trouva encore dans lesDictionaires Chronologiques & Géographiques, fans oublier plufieurs Généalogies des é-trangers. Le Révifeur dit, qu'on n'a rien négligé de ce qui pouvoit rendre cette édition pluscomplette que les précédentes , & que fi quelqu'un entreprend d'y ajouter quelque chofe , on luidira avec raifon , in filvam ne ligna feras. On va voir cependant que l’on n’a pas cru qu’ilétoit abfurde de verfer encore de l’eau dans ce vafte Océan, & de purifier une bonne partiede celle qui y croupilToit depuis longtems.
,, C’eft ce qui paraît par l’Edition de Paris de 1725:, qui eft en fix volumes in folio. Le Pa-vant Editeur qui en a pris foin, déclare d’abord dans fa Préface, qu’il a adopté un nouveaufyftême de Chronologie. M. Vaultier s’étoit fixé au calcul d’Ufférius, qui compte 4.004, ansdepuis la Création du Monde jufques à Jéfus-Chrift;au-lieu que le nouvel Editeur, s’appuyantliir la Vulgate, fait cette première Période du Monde de 4.035' ans. Il dit enfuite, qu’ona augmenté cette édition de plufieurs Articles de Géographie,de l’Hiftoire de plufieurs Hom-mes îlluftres, & de différens Ordres; de divers Articles de Mythologie, d’une Table Chro-nologique de tous les Cardinaux, & fur-tout de l’Iiiftoire de la Bulgarie & de la Dalmatie.
„ Telle eft l’origine, & tels font les progrès du grand Diétionaire Iliftorique jufques à l’é-dition dont on publie actuellement les trois premiers volumes. Si M. Moréri revenoit dansle monde, il fe féliciteroit d’avoir tracé le premier plan d’un Ouvrage dont tant d’Auteursont pris un foin particulier, pour lui donner une étendue & une perfection que fon premierAuteur ne lui aurait jamais donnée. Mais en même tems il avouerojt de bonne foi, que ceDiétionaire eft moins à lui, qu’aux divers Révifeurs qui l’ont rendu fi différent de ce qu’il é-toit dans fon origine. C’eft dans cette vue qu’on a cru devoir changer un peu le titre duDiétionaire, afin que l’on voye d’abord que c’eft ici l’Ouvrage de plufieurs Auteurs qui fefont fuccédé les uns aux autres.
„ Les Nations qui n’entendent pas la Langue Françoife, n’ont pas voulu être privées dugrand Recueil Hiftorique «Se Géographique commencé par Moréri. Elles s’en font procurées(les Traduétions, auxquelles leurs Savans ont fait des additions & des changemens confidé-rables. Les Anglois font les premiers qui ayent traduit le Moréri. Cette Nation eft tropportée aux Sciences, pour négliger de fe fournir de tout ce qui peut féconder fon inclina-tion. D’ailleurs il n’y avoit point de Nation qui eût plus de droit fur le Moréri François,que l’Angloife. L’Editeur de la douzième édition de Paris afTûre, que Moréri forma fonDiétionaire fur le plan de celui de (2) M. Lloyd , favant Anglois qui y avoit travaillé pen-dant 30 ans. Il ajoûte que M. Lloy<d fit imprimer fa compilation à Oxford en 1670, & quec’eft le premier Diétionaire Hiftorique qui foit parvenu à quelque perfeétion.
„ Quoi qu’il en foit, on vit paraître en 1694, une édition Angloife du Moréri. CetteTraduétion fe fit fur la fixiéme édition Françoife, qui eft la première de la Révifion de M.Le Clerc. L’Editeur Anglois ne fe fait pas palier pour un fimple Traducteur. On déclaredans la Préface, qu’on a corrigé un bon nombre de fautes qui fe trouvent dans l’édition-
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(1) Il y a une édition de Hollande de l’an 1717, qui porte le titrede dixiéme Edition, pour montrer, apparemment .-quellene diffère en rien de celle qui fut revue en 1701 par les foins de M. Le Clerc. Peut-être même n’y a-t-il eu que le titre de rafraî-chi. - Cette Politique n’eft pas inconnue aux Libraires.
(2) Il eft vrai que Lloyd avoit tiré parti du Diétionaire de Charles Etienne, qui avoit formé fa compilation d’après les Mé-moires de Robert. Charles fit imprimer fon Ouvrage pour la première fois en 1596. Nicolas Lloyd Maître ès Arts nâquit en1634, & mourut en i< 5 go. Le Diétionaire qu’il entreprit à I’occaiion de* défauts qu’il apperçut dans celui de Charles Etienne,eft un in-folio avec ce titre , Diftûmarim Hiftor.Geogr. Poéticm, &(.