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* T’Y YRBOL. petit Lac d’eau douce avec une petite Ifle,
-tJ- occupée par un petit château, dans la partie orientale &méridionale de l’ifle de Tyrrif ou Turrif. * Beeverell, Délicesd'Ecojfe, p. 1359.
HYRCAN (Jean Hyrcan) I de ce nom, étoit fils de SimonMacchabée, Prince & Grand-Prêtre du Peuple Juif, qui fut tuéen trahifon, par fon gendre Ptolomée , fils d’Abobe, l’an duMonde 3900, & 135 avant Jéfus-Chrift. Hyrcan voulut vengercette mort, & aflîégea Ptolomée; mais fa tendrefle pour fa mè-re & pour fes frères qu’il tenoit prifonniers , l’empêcha de leforcer. Il foutint un grand fiége dans Jérufalem contre Antio-chus Sidétès, qui traita depuis avec lui ; & il le fuivit à la guer-re contre les Parthes. A fon retour il prit plufieurs villes en Ju-dée, fubjugua les Iduméens, &les obligea de fe faire circonci-re, l’an 126 avant l’Ere Chrétienne. 11 démolit le Temple deGarizim, & fit alliance avec les Romains. Les guerres civilesde Syrie lui furent avantageufes; car profitant de ces diflenfions,il pritSamarie après un an de fiége, Scythopolis, &c. Ainfi ilgouverna les Juifs 31 ans, fans avoir pris le nom de Roi. Ilmourut l’an du Monde 3931, & avant Jéfus-Chrift 104, & laiffacinq fils. * Joféphe, Antiquit. Judaïq. I. 13.
HYRCAN II, fils ainé d’Alexandre I, fuccéda à fon pèreau Pontificat, Pan 3957 du Monde, 78 avant Jéfus-Chrili; & fé-lon le droit d’aîneffe, lui devoit fuccéder à la Couronne. Sonfrère Arillobule la lui difputa après la mort de leur mère Alexandra, qui avoit gouverné l’Etat neuf ou dix ans, & la lui ravitles armes à la main. Par un Traité qui fuivit cette viétoire Pan66 avant l’Ere Chrétienne, Hyrcan fe contenta de la dignité deGrand-Prêtre ; & depuis par le confeil d’Antipater, il alla men-dier le fecours d’Arétas, Roi des Arabes, qui aflîégea Ariftobu-Je dans le Temple. Ce dernier ayant gagné Scaurus, Lieutenantde Pompée, fit lever le fiége, & défit Arétas & Hyrcan, à quiPompée, Gabinius, & enfuite Céfarlai(Térent la Grande-Sacrifi-cature. Depuis, Hyrcan tomba entre les mains de fon neveuAntigone, qui lui fit couper les oreilles. Enfin s’étant laifTé per-fuader par Alexandra fa fille, raére de Marianne, femme d 'Héro-de, de fe retirer vers les Arabes, le même Hérode le fit mou-rir à l’âge de 80 ans, l’an du Monde 4005 & le 30 avant Jéfus-Chrifl. * Joféphe, Guerre des Juifs, I. 1. c. 4. 0 ? fuiv.
HYRCAN, fils d’un nommé Jofeph, neveu du Grand-Sacri-ficateur des Juifs Onias II, c’ell à dire, fils de la fille de Solymfrère de cet Onias. On n’a jamais vu dans un jeune hommeplus de fageffe, & plus d’efprit, qu’on en vit dans Hyrcan. Auflifes frères, qui étoient au nombre de fept, conçurent contre luiune haine & une envie étonnante. Son père l’ayant envoyé àAlexandrie, pour folliciter le Roi Ptolomée, & lui témoigner fajoye de ce qu’il lui étoit né un fils, l’homme d’affaires de fon pè-re ne voulut jamais lui fournir ce qui étoit néceflaire pour s’é-quiper, & faire des préfens au Roi d’Egypte. Hyrcan irrité dece procédé le fit mettre en prifon , & s’opiniâtra fi fort à l’y re-tenir, qu’il fallut enfin que cet Intendant, nommé Arion, luidonnât les mille talens qu’il demandoit. Il fut très bien reçudu Roi d’Egypte, & de la Reine Cléopâtre fa femme & fa fœur,aufquels il préfenta cent jeunes girçons, & cent jeunes filles,qui lui avoient coûté chacun un talent, & qui portoient aufli cha-cun un talent à la main pour offrir au nouveau Prince. On nepeut exprimer l’étonnement de Ptolomée, en voyant une magnifïcence fi grande & fi furprenante. Ce Roi touché de la géné-rofité d’Hyrcan, lui donna tous les témoignages d’amitié & d’hon-neur qu’il en pouvoit attendre , & le renvoya avec de beauxpréfens. Cet honneur extraordinaire alluma d’autant plus l’en-vie de fes frères. Ces malheureux oférent bien l’attaquer à fonretour,& eurent le deflein de le tuer; mais il fe défendit fi bien,qu’il en tua deux, & mit en fuite les cinq autres, avec tousceux qui les accompagnoient Comme il fut arrivé â Jérufalem,& qu’il vit que fon père ne le regardoit pas de bon œil, à caufede fes grandes dépenfes, il fe retira au delà du Jourdain, où ilbâtit une forterefle dans un lieu appelle Tyri près d’Eflédon furles frontières de l’Arabie, où il faifoit fouvent des courfes, &durant fept ans, il lui fit une guerre très fanglante. Mais Séieu-eus Roi de Syrie étant mort, il appréhenda fi fort de tomber en-tre les mains d’Antiochus Epiphanès, fuccefleur de Séleucus,pour les maux qu’il avoit faits aux Arabes & aux Syriens, qu’ilfe tua lui même..* Jofephe, Antiq Judaïq. I 12. cb. 4 S* 5.
* HYRCAN, fils d’Hérode, Roi de Chalcide, & de Béré-nice fille du Grand Agrippa. * Jofeph, Antiquit. Judaïq. I 20.cb. 3.
HYRCANIE, Province de l’erfe, s’étend le long de la MerCafpienne qu’elle a au nord; au midi, elle touche l’ancien Ro-yaume des Parthes, dans lequel elle étoit comprife; au levant,elle eût bornée par la Margiane; & par la Médie au couchant.Ses villes, tant anciennes que modernes, font peu célébrés dansles Ecrits des Géographes. Ferrabond, qui eft aujourd’hui cel-le qu’on eflime fa Capitale, contient environ trois mille feux.Cette Province donne fon nom à la mer qu’elle borne du côtédu fud, & dont on parle en divers endroits, aux mots Cafpien-ne . Lacs & Mers. On l’appelle aujourd’hui vulgairement Gilan ,Tabarcftan , Mazanderan; & c’eft d’où fort cette grande quantitéde foyes qui nous viennent de la Perfe : auflî tout le pals n’eflprefque qu’une forêt continuelle de meuriers blancs. Il eft uni& marécageux; ce qui rend l’air mal fain, principalement pourles Etrangers, qui y traînent une vie languiflante. Lorsque legrand Cha-Abas, Roi de Perfe, tira la plupart des Arméniensde leur pais, il en fit palier une partie à Ifpahan, & réferva la
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plus nombreufe pour les faire travailler aux foyes, d^ns la Pro-vince d’Hyrcanie, où prefque tous moururent peu teins a-près. Les Rois de Perfe tirent un grand revenu de <“te foye ;& outre ce qui s’en employé dans le Royaume, il en fort tousles ans plus de fept mille bâtimens. La manière dont fe fait lafoye, eft maintenant allez connue en plufieurs lieux de l’Europe.Nous remarquerons feulement ici, qu’après que le ver a achevéfon ouvrage, & s’eft comme enterré dans fon peloton, on ex-pofe tous ces pelotons au foleil, dont les rayons tuent les vers,par ce moyen la foye devient beaucoup plus fine & plus pure quefi le ver y avoit formé fa demeure, & s’il s’y étoit fait une ouver-ture. Enfuite on met tous ces pelotons de foye dans une chau-dière d’eau bouillante, dans laquelle on les remue quelque temsavec une cannev jufqu’â ce que quelques bouts s’y attachent,qui fervent à de vider la foye. * Voyez pour l’ancienne Hyrca-nie, Strabon, Pline, & Cluvier; & pour fon état préfent, Tho-mas Herbert, Oléarius, & J. B. Tavernier, en leurs Relations dePerfe SP des Indes.
H Y RIE , contrée de Béotie au voifinage d’Aulide , avecune ville & un Lac de même nom. Homère, Strabon, Pline,& d’autres anciens Auteurs en font mention. Ovide en parleaufli, Metamorph. I. 7. v. 371.
Inde lacus Hyries videt , SP Cycneïa Tempe.
Il y a auflî eu une ville de ce nom en Ifaurie, près de Séleu-cie, félon Pline & Tite-Live ; & une autre en Italie près de lamer & du Mont-Gargan. * Hérodote. C’eft maintenant Rhodes,félon le Noir, ou Rhodia, félon Baudrand, lieu peu confidéra-ble fur le Golfe de Venife, dans la Capitanate, Province du Ro-yaume de Naples.
H Y RIE'E, païfan de Béotie en Grèce , eut l’honneur, difentles Poètes, de loger dans fa cabane Jupiter, Neptune, & Mer-cure, qui, pour récompenfe du bon accueil qu’il leur avoit fait,félon fa pauvreté, lui donnèrent le choix de demander tout cequ’il voudroit, avec aflurance de l’obtenir. 11 borna fes fou-haits à avoir un fils, fans néanmoins avoir de femme. Les Dieux,pour fatisfaire â leur promefle, urinèrent fur la peau d’une ge-niffe, qu’il venoit d’immoler à Jupiter; & dix mois après il envint un enfant, qui fut nommé Urion , à caufe de l’urine dont ilétoit né: depuis, la première lettre fut changée, & il fut appel-lé Orion. Hygin, Pab. 193, dit qu’Hyriée étoit un Roi, & nonun païfan,
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H YSTASPES, fils d’Arfame, de la famille des Achéméni-des, eft plus connu par fes enfans que par lui-même. Leplus illuftre d’entre eux eft Darius, qui après avoir tué le Mage,régna dans la Perfe. Hérodote, /. 7. en nomme trois autres;Atarnès, qui n’ayant qu’une fille nommée Phratagune, la donnaen mariage à Darius; Artaban, qui vivoit encore fous le régnéde Xerxès & fut Jrére de Bagafacès, l’un des fix Généraux del’Infanterie dans l’Armée avec laquelle ce Prince entreprit la con-quête de la Grèce; & enfin Otanès, dont le fils, nommé Smer-done, tint le même rang que Bagafacès. Il étoit Gouverneurde la Perfe propre, lorsque fon fils devint Roi des Perfes par lamort du Mage. * Le même, l. 3- Ctéfias ajoûte, qu’il vécut peudepuis cela, & qu’ayant voulu qu’on le portât au tombeau quefon fils s’étoit fait faire entre deux montagnes, les Prêtres quiétoient chargez de l’y monter avec fa femme, laiflTèrent échaperles cordes qui le fufpendoient, & le firent ainfi périr malheureu-fement.
Il eft difficile d’afiùrer que Zariadre dont parle Athénée, l.13, foit frère de cet Hytlafpès; mais s’il l’étoit, on apprendroitde lui, & de Charès qu’il cite, qu’Hyltafpés ne gouverna pasfeulement la Perfe ; mais encore la Médie , & plufieurs autresProvinces. Le mot «««/»'« pourroit faire croire qu’il parle d’unSouverain ; mais c’eft apparemment une expreflion impropre.
Le même Ctéfias nomme un autre Hystasfes , fécond filsde Xerxès & d’Ameftris, qui apparemment n’a pas vécu.
HYSTEREICH: c’eft ainfi que les Allemans appellent l’I-llrie, Province d’Italie, qui confine aux Païs héréditaires de l’Em-pereur , & dont il pofféde même une partie. * Baudrand, DiB.Géographique.
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H YTH, Eyta, Eide , bourg & port d’Angleterre, au Comtéde Kent, avec un château fur la côte du Pas de Calais,prefque au milieu, entre Douvre & la Rie, à cinquante-huit mil-les de Londres. Les Anciens ont connu ce port fous le nomde Portas Lemamus ou Lemannis ; & on conjeébure par un grandchemin qui fe trouve depuis ce lieu jufqu’à Cantorbery, que ceport fut fort fréquenté par les Romains. Il eft aujourd’hui pref-que abandonné, à caufe des fables dont il eft rempli. * Bau-drand , DiB. Géogr. Voyez auflî HITH ou HITHE.
HYVÆUS (Henri) de Lille, Religieux de l’Ordre desHermites de S. Augullin, Dofteur en Théologie , & éloquentPrédicateur, a donné au Public , Jacula Anima; Oratio Pane-gyrica, au facre de Louïs XIII; La Vu du Bienheureux Thomas deViUanova. * Valére André, Biblioth. Belgica, p. 336.
HYVER ou H Y VE R T, le Capd’Hyver, ou Witüersboeck.Ce cap eft fur la côte feptentrionale de la Nouvelle Zemble. Onlui a, fans doute, donné le nom qu’il porte, à caufe de ùt fitua*tion. * Maty, DiB. Géogr.